Sollacaro est une commune française dans la circonscription départementale de la Corse-du-Sud et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à l'ancienne piève de Vallinco.
Géographie Géographie physique À vol d'oiseau, Sollacaro est à 25 km au sud-est de la préfecture Ajaccio, 14 km au nord de la sous-préfecture Sartène et 8 km au sud-ouest de Petreto-BicchisanoDonnées à vol d'oiseau du site http://www.lion1006.com : , et , les distances par la route sont presque doubléesDistances par la route du site http://www.viamichelin.fr ,.
Géologie et relief Le village est situé à 450 m d'altitude dans la vallée du Taravo, en grande partie sur le versant nord-ouest d'une colline, orientation qui le prive du soleil matinalVue satellite, les quartiers historiques et en particulier la tour (Torre) sont situés sur un éperon rocheux et bénéficient du soleil des 8 h en été.
La colline est située entre les RD 302 et 157A d'un côté et la RN 196 de l'autre côté. Il est traversé par la route départementale 302 qui relie le col de Celaccia à Pisciatello (près d'Ajaccio) par Pila-Canale.
Sismicité Commune située dans une zone de sismicité 1.
Hydrographie Cours d'eau sur la commune ou à son avalL'eau dans la commune : fleuve le taravo, ruisseaux de petrera, de barcajolo, de candoli, de favale.
Sollacaro dispose d'une station d'épuration d'une capacité de 1000 équivalent-habitantsDescription de la station.
Climat Climat méditerranéen classé Csb dans la classification de Köppen et GeigerTable climatique.
Voies de communications et transports Voies routières En contrebas, sur la RD 57, en direction de Porto Polo, se situent les hameaux de Calvese et, à quelques kilomètres, de Filitosa. Tous deux appartiennent à la commune.
Transports en commun BusRéseau de transports en commun.
Lignes SNCF Gare d'Ajaccio. Gare de Mezzana.
Ports Le port de Propriano. Le port d'Ajaccio Tino-RossiPort d'Ajaccio Tino-Rossi.
Transports aériens Aérodrome de Propriano. Aéroport d'Ajaccio-Napoléon-Bonaparte.
Urbanisme Typologie Au , Sollacaro est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Propriano, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (49,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (48,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (42,9 %), zones agricoles hétérogènes (37,3 %), prairies (10,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,4 %), terres arables (1,5 %), zones urbanisées (1 %)..
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..
Histoire
Préhistoire et proto-histoire
L'occupation humaine est attestée dans la vallée du Taravo dès la fin du néolithique et le début de l'âge du bronze. Sur le site archéologique de Filitosa, dans la commune de Sollacaro sur une butte en surplomb de la vallée, ont été trouvées des pointes flèches et de la poterie datant d'environ 3300 avant notre ère. Des statues-menhirs humaines de deux à trois mètres de haut, représentant des visages, armures et épées courtes, y ont été érigés vers 1500 à 1300 avant notre ère, comme gardiens probables surveillant une invasion imminente.
Selon la théorie de Roger Grosjean, archéologue responsable des fouilles systématiques organisées depuis 1954, les Shardanes ou les Torréens, l'un des Peuples de la mer qui déferlent sur les côtes méditerranéennes achevant l'Empire hittite et menaçant l'Égypte antique, envahissent le Sud de la Corse et la Sardaigne.
À Filitosa, les statues-menhirs seront parfois réutilisées comme matériau de construction dans de grandes constructions circulaires, les torre, autour desquelles ont été construites des agglomérations néolithiques fortifiées (castelli).
Du Moyen Âge à l'époque moderne La construction du village en hauteur, caché de la mer, participe d'une tendance générale en Corse du afin de se protéger des « pirates barbaresques » qui assaillent les côtes. La construction centrale est une maison forte du , œuvre d'une famille de notables qui domine alors la Corse, les Colonna d'IstriaLe village.
Jusqu'à leur réunion dans la commune de Sollacaro en 1853, Sollacaro et Calvese appartiennent à la d'Istria, un découpage administratif antérieur au permettant un mode de vie autarcique .
Population et société Démographie Évolution démographique
Pyramide des âges La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 18,2 %, soit en dessous de la moyenne départementale (29,4 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 45,0 % la même année, alors qu'il est de 30,2 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 51,49 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,7 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Structure de la population Malgré sa proximité du littoral, Sollacaro partage avec la plupart des communes rurales de l'intérieur un exode important jusque dans les années 1980L'évolution démographique et économique constatée à Sollacaro se retrouve-t-elle ailleurs en Corse ? avec un solde migratoire de l'ordre de -10‰ entre 1968 et 1982. Depuis, cette tendance s'est inversée avec un solde migratoire de 15‰ sur la période 1990-1990, compensant le solde naturel de -14‰. Ainsi, passant de 448 à 290 habitants en 14 ans (1968–1982), la population s'est stabilisée autour de 324 habitants depuis 1990INSEE, Sollacaro : évolution démographique 1968-2006. Cet inversement de tendance est surtout observé dans le voisinage des grandes villes Ajaccio et Bastia : dans un phénomène de rurbanisation, on assiste au retour des retraités et de certains actifs dans les villages. L'effet reste faible à Sollacaro en raison de sa distance à ces agglomérations. De fait, seuls 44 % des nouveaux arrivants de la décennie 1990-1999 proviennent de la région ; 54 % habitaient en France métropolitaine en 1990. Sept venus de métropole sur dix sont des retraités (44 %) ou d'autres inactifs (28 %)INSEE, Migrations (caract socio-économique selon le lieu de résidence au 01/01/90), revenant dans leur village d'origine après une carrière professionnelle hors de Corse.
La population actuelle est particulièrement âgée, les personnes de 60 ans et plus comptant pour près de la moitié (46 %). Cela explique le solde naturel fortement négatif : le taux de natalité est faible (5‰) et celui de mortalité, élevé (19‰)INSEE, Sollacaro : population par âge et par sexe (5 classes d'âge) et Sollacaro : population par âge et par sexe (âge quinquennal).
Après une chute importante de 1968 à 1982 en corollaire de l'exode, le nombre de résidences principales est remonté en 1999 près de son niveau d'origine, avec 2,1 personnes par résidence. Le nombre de résidences secondaires a fortement augmenté au cours de toute la période et dépasse actuellement le nombre de résidences principales. Cela est grande partie lié à l'habitude des anciens Sollacarais d'y conserver une résidence secondaireSollacaro : démographie. Seules deux résidences principales sur dix sont occupées par un locataire (21 %), sept sur dix (72 %) par leur propriétaire et 7 % à titre gratuitINSEE, Sollacaro : Logement : les occupants (site web indisponible en ce moment) ; plus de neuf sur dix (92 %) sont des maisons individuelles dont le nombre médian de pièces est 3INSEE, Sollacaro : caractère des résidences principales selon le nombre de pièces (site web indisponible) et dont la date de construction date d'avant 1949 (pour 75 %)INSEE, Sollacaro : Logements par catég selon l’époque d’achèvement (site web indisponible).
En 1999, moins de trois habitants de plus de 15 ans sur dix (28 %) exercent une activité professionnelle : 35 % sont retraités, 6 % à la recherche d'emploi et 31 % sont d'autres inactifsINSEE, Sollacaro : CSP, qui sont essentiellement des femmes (75 %)INSEE, Population de 15 ans ou plus par sexe, âge et type d’activité. et des étudiants. Le taux de chômage est élevé (16 %), surtout chez les hommes (19 %)INSEE, Population active par sexe, âge et type d’activité (site web indisponible), et deux chercheurs d'emploi sur trois sont chômeurs de longue duréeINSEE, Sollacaro : Chômeurs selon l’ancienneté de la recherche d’un emploi
Les agriculteurs ne représentent plus que 8 % de la population totale et 20 % des actifs, contre 13 % et 48 % respectivement 9 ans plus tôt ; les artisans et commerçants ne représentent plus que 12 % des actifs ayant un emploi soit une baisse du tiers depuis 1990. La catégorie socio-professionnelle la plus représentée, avec quatre personnes ayant un emploi sur dix, est formée par les employés (38 % des actifs), suivie par les agriculteurs (20 %) puis les professions intermédiaires (19 %)INSEE, Sollacaro : recensement de la population. La population active utilisée pour le calcul des pourcentages est celle donnée précédemment (98).. La diminution des occupations locales (artisanat, commerce, agriculture) s'accompagne par une augmentation du nombre de personnes travaillant à l'extérieur : six personnes sur dix exercent leur activité dans une autre commune (+ 85 % en 9 ans)Les actifs selon le recensement de l'INSEE. Le mode de transport prépondérant est la voiture particulière (85 % des personnes avec un emploi)INSEE, Sollacaro : Emploi. En 1999, tous les salariés sont employés à temps plein, près de la moitié (46 %) sont titulaires de la fonction publique, la même proportion d'un contrat à durée indéterminée, et un peu moins d'un sur dix (8 %) a un emploi subventionné.
Les étrangers représentent 1,8 % de la population ; sept habitants sur dix (71 %) sont nés en Corse, ce chiffre tombe à 55 % chez les 25-59 ans, tranche d'âge correspondant à l'exode le plus important (des années 1950 aux années 1970) : de nombreux Corses partent travailler en métropole lors des Trente Glorieuses.
Enseignement Le fait que de nombreux jeunes suivent leurs études hors de la commune ou sur le continent a eu des conséquences au niveau de l'école primaire du village passant 150 élèves en 1945 à 8 en 1983. Elle a un temps été regroupée avec celle de la commune voisine de Casalabriva (une année sur deux à Sollacaro). Le renouveau démographique a permis au village de récupérer une école à temps plein : elle compte actuellement une vingtaine d'élèves.
Le nombre de personnes de plus de 15 ans non scolarisée sans aucun diplôme a diminué de moitié de 1990 à 1999, passant à 22 %. 16 % disposent d'un diplôme équivalent au baccalauréat, au brevet professionnel ou supérieurINSEE, Sollacaro : Formation : scolarisation et diplômes (site web non disponible).