(Prononciation en anglais canadien standard retranscrite phonétiquement selon la norme API., en français : « cheval blanc ») est la capitale du territoire canadien du Yukon. Elle a le statut de ville ()..

Située dans le Sud du territoire, la ville s'est établie dans la vallée du Yukon. À à l'ouest par route se trouve le parc national de Kluane, au pied de la chaîne Saint-Élie.

Le recensement de 2022 dénombre à , dont ., ce qui représente environ 70 % de la population totale du Yukon.

Histoire vignette|gauche|Whitehorse en 1910.

Whitehorse était un lieu de pêche, de chasse et de rassemblement estival pour les autochtones. L'endroit est nommé ainsi vers les années 1880 par des prospecteurs blancs à cause des rapides du fleuve Yukon rappelant la crinière d'un cheval blanc.

Après la découverte d'or au Klondike en , l'endroit devient un important centre d'approvisionnement de la ruée vers l'or de 1897 et 1898. Pour faciliter l'accès aux mines, la construit un chemin de fer reliant Skagway en Alaska au territoire. La construction de la voie ferrée est achevée le , après la fin de la ruée vers l'or.

Quand les États-Unis partent en guerre contre les Japonais après l'attaque de Pearl Harbor et une escarmouche dans les Aléoutiennes, les Américains décident de construire en territoire canadien la route de l'Alaska, pour relier l'Alaska au reste de leur pays et le ravitailler en matériel militaire. Whitehorse devient la plaque tournante de la construction de la route ; elle est située au kilomètre 1489.

Après la guerre, grâce à la route, Whitehorse voit grandir son rôle dans l'exploitation minière (cuivre, or, argent) et le commerce de la fourrure.

Le , après la construction de la route du Klondike, la ville est devenue la nouvelle capitale du territoire du Yukon, à la place de Dawson City.

Le , le nom de la ville a été officiellement changé de en .

En 2011, Whitehorse, avec seulement de particules en suspension PM par mètre cube d'air, est considérée par l'Organisation mondiale de la santé comme étant la ville avec l'air le plus pur du monde..

Chaque mois de février se déroule à Whitehorse le , un festival créé en 1964, qui poursuit la tradition de la et du Mardi gras Our History, sur www.yukonrendezvous.com (consulté le 22 juin 2026) Rendezvous brings back good ol' days, The Evening Independent, Matt Jacques, Yukon Sourdough Rendezvous, Klondike Mardi Gras, Montecristo magazine, 3 mars 2016 (consulté le 22 juin 2026) Tracy C. Read, Yukon Sourdough Rendezvous 2015, sur Canadian Geographic, archive du 23 avril 2016 (consultée le 22 juin 2026) Jim Robb, the history of the winter carnival yukon sourdough rendezvous queens, , 24 février 2010 (consulté le 22 juin 2026).

Géographie et climat bénéficie d'un climat subarctique. La hauteur annuelle de neige est de avec un maximum de pour le mois de novembre. On y a relevé comme températures extrêmes le et + le . thumb|center|Traversée du lac aux Poissons (Łu Zil Män) en avril 2015.

En position d’abri, la ville de ne reçoit que de précipitations par an, dont 54 % sous forme de neige. Les grandes dépressions océaniques sont en effet bloquées par une puissante chaîne de montagnes littorales très arrosées. La ville compte en moyenne de gel par an, limitant ainsi la croissance de la végétation. Selon les années, les derniers gels peuvent encore être présents début juin et les premières gelées peuvent intervenir dès le . La température moyenne est de en janvier et de en aout, mais avec parfois des records de froid ( en ). On assiste cependant ces dernières décennies à l’affirmation des effets du réchauffement climatique. Si la moyenne des températures d’été demeurent quasi identiques, on relève de fortes variations des températures hivernales : en janvier, la moyenne des années 1961/1990 est de , contre sur la période 1981/2010, soit une hausse des températures de en moyenne mensuelle.

Démographie Selon le Recensement du Canada de 2016, Whitehorse abritait alors habitants soit une augmentation de 31 % par rapport à 2001. Avec une superficie de , cette ville possédait une densité de population de en 2016.

La population de Whitehorse est principalement composée d'Européens (75,5 %). Elle compte encore un nombre important d'Autochtones du Canada (16,5 %) dont 13,5 % des Premières Nations et de 2,2 % de Métis (Canada). Elle est également composée de membres de Minorité visible (7,9 %) qui viennent principalement d'Asie du Sud-Est (3,4 %) et d'Asie du Sud (1,6 %).

Les habitants sont majoritairement athées (51,4 %), les autres étant de confession chrétienne pour 45,3 %.

94,1 % des habitants possèdent la nationalité canadienne.

Langues Le territoire du Yukon est officiellement bilingue français et anglais. En 2011, 84,3 % des résidents de la ville déclarent que l'anglais est leur langue maternelle tandis que 4,6 % se déclarent francophone. Le nombre d'allophones est de 9,7 %. En dehors de l'anglais et du français, les langues les plus parlées sont l'allemand, le tagalog, l'espagnol, le chinois et le néerlandais..

Transports dispose d'un aéroport international et est desservie par la route panaméricaine. Lors des attentats du , deux appareils en route vers les États-Unis depuis l'Asie ont été déviés vers , notamment un Boeing 747 de suspecté à tort d'avoir été piraté..

Gouvernement thumb|Hôtel de ville de .

est une ville soumise à la législation du Yukon prévue pour les municipalités et a un conseil municipal formé de six conseillers et d'un maire, élus tous les trois ans par les citoyens canadiens de plus de et résidant sur la ville de Yukon.

Économie La ville dépend du tourisme et de l'exploitation minière dans le territoire. Des milliers de visiteurs font escale à en chemin vers l'Alaska ou avant d'explorer la nature sauvage du Yukon.

Les principaux sites touristiques de Whitehorse incluent le Canyon Miles, le bateau à aubes S.S. Klondike., les musées MacBride., des Transports.ou de la Béringie., les » ou l'Échelle à poissons de , entre autres.

Éducation alt=|gauche|vignette|Ancienne caserne des pompiers aujourd'hui salle de spectacles. La ville de dispose de plusieurs écoles et collèges. Parmi ces établissements scolaires, l’École élémentaire propose un enseignement d'immersion en français pour les non-francophones. Le collège bilingue École secondaire F.H. Collins offre le même type d'enseignement d'immersion en langue française et plus généralement un cursus secondaire bilingue.

Les Canadiens francophones, qui forment une communauté linguistique forte de près de , ont à leur disposition une école primaire francophone, l’École Émilie-Tremblay. À partir de la (équivalent de la classe de 6 ème pour la France), les élèves francophones ont la possibilité de poursuivre leurs études en français au niveau de l'enseignement secondaire au sein de l'Académie Parhélie, et ce, pendant cinq ans jusqu'à la .

Religions Diocèse de Whitehorse Cathédrale du Sacré-Cœur de Whitehorse.

Personnalités liées à la ville Robert W. Service vignette|upright|Buste à Whitehorse Robert William Service, surnommé le « Barde du Yukon », a immortalisé le Klondike dans ses poèmes qui sont devenus très populaires. Travaillant à la Banque canadienne impériale de commerce, il est muté à au Yukon en . Bien que la période de la Ruée vers l'or soit déjà terminée quand il arrive à , l’atmosphère spéciale qui y règne alors encore, ainsi que les récits des anciens mineurs, l’inspirent pour ses futurs écrits.

Plusieurs monuments dédiés au célèbre poète du Yukon Robert William Service ont été érigés dans la ville de Whitehorse : la sculpture d’une table et d’une chaise à l’angle de la Avenue et de ; un buste devant l’immeuble de l’Office de tourisme sur la Avenue ; une rue, l'ancienne , a été rebaptisée en ; une fresque à l'extérieur de la salle de conseil de l'hôtel de ville de Whitehorse présente une partie de son poème, Le Rêve de Bob Smart.

Les écrits de Robert Service composés lors de ses années passées à continuent de captiver l’imagination de nombreuses personnes partout dans le monde..

Jack London Jack London participa à la ruée vers l'or de l'automne 1897 au mois de . Ce séjour fut le déclencheur de sa carrière de journaliste et d'écrivain et ce séjour au Yukon a été l'inspiration de ses romans emblématiques Le Fils du loup (1900), L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).. On peut voir son buste de bronze sur Main Streethttps://explorenorth.com/yukon/whitehorse-busts.html « Bronze busts of notable Yukoners in Whitehorse, Yukon »], sur ExploreNorth, 24 février 2024, consulté le 21 novembre 2025..

Notes et références Notes

Références

Site GeoIMage-CNES : Yukon - Whitehorse : un nœud névralgique du Grand Nord canadien et alaskaïen (Laurent Caroué, IGEN)

Annexes Articles connexes

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Liens externes

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