Santa-Maria-Poggio est une commune française située dans la circonscription départementale de la Haute-Corse et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à l'ancienne piève de Moriani.
Géographie
Santa-Maria-Poggio est située dans l'Est de la Corse, c'est une commune qui marie la montagne à la mer. Elle est située à la fois dans la montagne, adossée au Monte Osari (1109 mètres), et à la fois sur la magnifique Mer Tyrrhénienne. Parfois, par beau temps, mais sans brume de chaleur, les silhouettes des îles de Montecristo et de l'Île d'Elbe sont visibles à l'horizon.
U Poghju, le vieux village repose dans un vaste maquis au milieu de la magnifique montagne. Il a un fort attrait de randonneurs l'été, car de très beaux chemins parcourent son maquis pour faire escale au village. De plus, la place est un cadre idéal pour y prendre des photos de l'Île d'Elbe et de Montecristo.
Urbanisme Typologie Au , Santa-Maria-Poggio est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (65,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (70 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,8 %), zones agricoles hétérogènes (14,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (11,6 %), cultures permanentes (9,7 %), zones urbanisées (8,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le nom en corse de la commune est , issu du corse poghju « monticule » désignant la surélévation sur laquelle est bâtie le village.
Histoire
Au temps des Romains, le site actuel du port de Taverna était déjà un lieu animé, abritant un relais de poste impérial doté de thermes, situé sur la voie romaine reliant Aléria à Mariana.
Ce relais, connu sous le nom de TABERNA, était un lieu de halte important pour les voyageurs traversant la région. Le ruisseau de Taverna servait de frontière naturelle entre les diocèses d'Aleria et de Mariana, connu grâce à l'eau de source locale, réputée pour sa pureté et sa qualité.
La chapelle San Salvador, construite au Moyen Âge sur les hauteurs du port et maintenant détruite, jouait un rôle crucial pour les marins, leur permettant de repérer facilement cette étape et ce point d'approvisionnement en eau potable depuis le large.
Avec l'ouverture de la route nationale en 1848, le site de Taverna retrouva une nouvelle vocation en tant que relais pour les voyageurs. Une maison avec une auberge fut construite à cet effet, mais fut rasée en 1968. Aujourd'hui, seule la chapelle dédiée à Notre-Dame des bons conseils, érigée en 1868, témoigne de ce passé historique.
Placée sous l'invocation de Santa Maria, l'antique Piève qui régissait la région depuis l'Antiquité jusqu'au Moyen Âge était intimement liée à la plaine et aux vastes domaines cultivés.
Cependant, au , sous la menace des invasions barbares, le centre de la commune de Santa Maria remonte vers les hauteurs pour se fixer sur son promontoire, appelé , donnant ainsi naissance au village ancien de Poghju, qui donne aujourd'hui son nom à la commune.
Le sanctuaire de Pianelli, berceau de la commune de Santa Maria, a connu une histoire riche, marquée par son abandon probable aux alentours du . Néanmoins, il est aujourd'hui un lieu de vie dynamique, avec de nombreuses habitations et une population croissante.
Le patrimoine architectural de Santa-Maria-Poggio (en corse, ) comprend des vestiges historiques tels que l'église baroque de l'Assomption, construite au et restaurée au cours des siècles suivants, ainsi que des éléments remarquables tels que le pont génois sur le Buccatoggio (en corse ), témoignant de l'occupation génoise de la région.
Enfin, la commune est également marquée par des éléments plus contemporains, tels que le pont sur la rivière de l'Uccelluline, qui a survécu aux destructions de la Seconde Guerre mondiale et préservé grâce à son architecture remarquable.
Politique et administration
Démographie
Lieux et monuments
U Palazzu : Palais habité par Théodore de Neuhoff. Église de l'Assomption de Santa-Maria-Poggio. Elle est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel..
Personnalités liées à la commune
Théodore de Neuhoff, éphémère roi de Corse au . Owen Simonin, alias Hasheur, Youtubeur, entrepreneur, influenceur et conférencier. Ghjuvanna Benedetti, actrice (Lesia Savelli dans Le Royaume) ; Révélation féminine aux Lumières 2025.
Notes et références Notes
Cartes
Références
Voir aussi Articles connexes Liste des communes de la Haute-Corse
Liens externes
Shipchandler l'Atelier de la Mer à Santa-Maria-Poggio La Corniche de la Castagniccia
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