Gaspard Jean Joseph Lesage-Senault, né le à Lille, mort le à Tournai (Royaume uni des Pays-Bas, actuellement en Belgique), est un homme politique de la Révolution française.
Biographie
La monarchie constitutionnelle mise en application par la constitution du 3 septembre 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries.
En , Gaspard Lesage-Senault, alors administrateur du directoire de Lille, est élu député du département du Nord, le sixième sur douze, à la Convention nationale. Il ne saurait être confondu avec son collègue homonyme Denis-Toussaint Lesage, député d'Eure-et-Loir.
Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution. Il déclare lors du deuxième appel nominal relatif à l'appel au peuple : Comme nous avons été envoyés pour secourir la République et non pour susciter la guerre civile, je dis non [...].Il précise lors du troisième appel relatif à la peine à infliger au roi :Un juge national, un citoyen libre, ne peut pas ne pas condamner le tyran à mort. Je demande qu'il soit exécuté dans les vingt-quatre heures.Le , Gaspard Lesage-Senault est envoyé en mission aux côtés de Lazare Carnot (député du Pas-de-Calais) dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais. Le , il est donc absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le , de retour de sa mission, il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze.
Après la chute de Robespierre, Lesage-Senault siège sur les bancs des derniers Montagnards. Lors de l'insurrection du 12 germinal an III (), alors que les anciens membres du Comité de Salut public (Bertrand Barère, Jacques-Nicolas Billaud-Varennes et Jean-Marie Collot-d'Herbois) sont déportés sur l'île d'Oléron, il signe la demande d'appel nominal.
En brumaire an IV (), sous le Directoire, Gaspard Lesage-Senault est réélu député et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le prairial an V (le ).
Opposé au coup d'État du 18 Brumaire, il est déporté en Charente-Maritime et reste à l'écart sous le Premier Empire. Frappé par la loi de 1816 contre les régicides, il meurt en exil en Belgique.
Sources
Liens externes
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