Nicolas Martin ( à Bonn - à Paris) est un poète, chansonnier et traducteur de l'allemand français.

Biographie Fils d'un père français (Joseph-Antoine Martin) et d'une mère allemande (Elisabeth Simrock), petit fils de l'éditeur de musique Nikolaus Simrock et neveu du poète , il devient employé à l'administration des Douanes puis chef de bureau à Lille. Venu à Paris en 1838, il y travaille comme professeur à la Faculté des lettres puis devient receveur principal des douanes à Calais.

On lui doit de nombreux poèmes ainsi que des traductions de textes allemands comme les Contes allemands de Johann Peter Hebel et publiés chez Hachette en 1867, les deux volumes de l'Histoire merveilleuse de Peter Schlemihl chez Drouillard en 1837 ou, entre autres, les Contes de la famille des frères Grimm, en collaboration avec Pitre-Chevalier chez Renouard en 1846.

Son oncle, le poète Karl Simrock, aura été influent dans le choix de la carrière de Nicolas Martin.

Œuvres Fragments du Livre des harmonies, de la famille et de l'humanité, Vanackere fils, 1837 Ariel, sonnets et chansons, Desessart, 1841 Louise, poème, Paul Masgana, 1842 Petites étrennes, almanach poétique, Au bureau du journal Le Caprice, 1842 Les Cordes graves, poésies, Paul Masgana, 1844 Fragment d'un rapport sur l'épopée germanique, Dupont, 1846 Poésies de N. Martin, Didier, 1847 Chant des forgerons !, paroles de N. Martin, musique de Émile Périer, Leduc, 1848 Une gerbe, poésies nouvelles, Paul Masgana, 1850 France et Allemagne : littérature, critique, voyages , J. Renouard et Cie, 1852 Rosée nocturne, poésie de Martin, musique de d'Ivry, Richault, 1852 L'Enfant malade (Lied), musique de Paul d'Ivry, Richault, 1852 L'Écrin d'Ariel, Eugène Didier, 1853 La Guerre, Eugène Didier, 1854 Un mois au presbytère, Au bureau de l'Artiste, 1854 Poèmes rustiques, Au bureau de l'Artiste, 1855 Le Presbytère : Épopée domestique, préface de Armand Malitourne, J. Borrani et Droz, 1856 Poésies complètes, Borrani et Droz, 1857 Souvenez-vous ! Rêverie, poésie de N. Martin, musique de Jean-Baptiste Weckerlin, Au Ménestrel, 1858 Poètes contemporains en Allemagne, Poulet-Malassis et De Broise, 1860 Le Parfait connaisseur ou l'Art de devenir un critique d'art en deux heures, imité de l'allemand, Jules Tardieu, 1861 Mariska, légende madgyare, Tardieu, 1861 Julien l'Apostat, poésies nouvelles, J. Tardieu, 1863 Voyage poétique et pittoresque sur le chemin de fer du Nord, L. Danel, 1869 Épîtres et légendes, Le Blanc-Hardel, 1870 Poésies, E. Dentu, 1873 Fleurs de la nuit !, poésie de N. Martin, d'après Friedrich Rückert, musique de Benjamin Godard, Durand et Schoenewerk, 1873 Julien l'Apostat, poème dramatique, Librairie des bibliophiles, 1875

Bibliographie Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains, 1880, Appletons' Annual Cyclopaedia and Register of Important Events, 1886, Anton Englert, Anthologie des poètes français modernes, 1902, Maurice Parturier, Pierre Josserand, Correspondance générale de Prosper Mérimée, 1958, Gérard Oberlé, Auguste Poulet-Malassis, un imprimeur sur le Parnasse, 1996, Christine Lombez, La traduction de la poésie allemande en français dans la première moitié du siècle, 2009,

Notes et références

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