Lauroux (en occitan Laurós) est une commune française située dans le nord du département de l'Hérault en région Occitanie.

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par la Lergue, le Laurounet et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : deux sites Natura 2000 (le « causse du Larzac » et « les contreforts du Larzac ») et six zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Lauroux est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1836. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Lodève. Ses habitants sont appelés les Lauroussiens ou Lauroussiennes.

Géographie Localisation La commune de Lauroux s'étend sur 2642 hectares. Lauroux et ses habitants, les lauroussiens, sont situés à 7 km de Lodève.

Géographie physique Géomorphologie Parfois les affleurements de dolomies se manifestent par des chaos de rochers ruiniformes. S'il scrute minutieusement ces curieux cailloux,

Relief, paysages, végétation vignette|Montagne, garrigue, faïsses, genêts, vignes et oliviers en face du hameau des Moulières Lauroux est dominé par la forêt domaniale de Roquet Escu à 860 mètres d'altitude. Situées sur la barrière volcanique de l'Escandorgue, les plantations de résineux prospèrent sur ce sol brun basaltique et acide. Ces peuplements artificiels sont composés de plusieurs espèces dont les sapins, les pins noirs, les épicéas et principalement les Douglas. Mais cette forêt abrite aussi une curiosité : une magnifique hêtraie ; majestueux et solidement enracinés, les hêtres sont les témoins d'un étage bioclimatique appelé étage montagnard. La présence de ce boisement indique donc une pluviosité importante (souvent supérieure à 1000 mm) et surtout une zone propice à la formation de brouillards. Cette caractéristique pourrait avoir donné son nom au lieu : escut, selon la prononciation lauroussienne, écrit "escu" sur les cartes, est vraisemblablement "escur", obscur.

Non loin de là, entre le hameau des Sièges et celui de Labeil, s'étend un plateau pittoresque. Se succèdent des élévations arrondies ou « serres », au sol caillouteux et squelettique, des dolines ou « sotchs », cuvettes à fond plat tapissées d'argiles rouges, parfois creusées d'un aven. Balayée par les vents, soumise à un climat rigoureux et contrasté, cette zone héberge une maigre végétation constituée de pelouses d'allure steppique ponctuées de buis et de genévriers. Cette zone est utilisée traditionnellement comme parcours à brebis.

De nombreuses fleurs endémiques poussent sur la zone, tel que le serpolet des dolomies. Les pelouses calcaires abritent quant à elles de très nombreuses espèces d'orchidées, dont la très rare et protégée orchidée de l'Aveyron. Cette zone est aussi le terrain de chasse privilégié du circaète Jean-le-Blanc, encore appelé aigle aux serpents. Prédateur spécialisé, il traque inlassablement les reptiles, tel que le lézard vert, sur ces zones ouvertes et dégagées.

Le plus grand étonnement viendra certainement à l'approche de la grotte de Labeil, lorsque le regard dépassera les impressionnantes falaises. La route étroite serpente à flanc de parois pour aboutir à la ferme de Labeil. La bergerie est d'ailleurs nichée au creux d'une baume ou « balme », qui est une falaise naturellement évidée à sa base sous l'action de cours d'eau situés maintenant beaucoup plus bas. Plusieurs sentiers de randonnée parcourent les corniches de ce cirque verdoyant où l'eau est omniprésente. La végétation arborée est luxuriante et diversifiée. S'y mélangent les tilleuls, les frênes, les merisiers, les saules et les hêtres. La faune des milieux rupestres y est largement représentée par le grand corbeau, roi de la voltige, ou le tichodrome échelette aussi dénommé oiseau papillon.

Hydrographie Lauroux se situe au confluent de deux cours d'eau le Laurounet et le Rauzet, dont les eaux, provenant de la limite Escandorgue/Larzac, rejoignent celles de la Lergue.

Une des sources de Lauroux alimente Lodève en eau potable.

Les vallées creusées par ces deux petites rivières sont occupées par l'homme depuis la Préhistoire, comme en témoigne la grotte de Labeil, située en amont du Laurounet et ouverte au public (voir bas de page).

Les sources, une richesse naturelle pour la commune de Lauroux. Par un système de "pansières" (de l'occitan paissièra, barrage, écluse, chaussée) et de béals (de bésal, ou béséla, rigole d'arrosage, canal, bief), régi par des droits coutumiers, le Laurounet, le Rauzet et certaines sources irriguent prés et jardins. Les crues des deux rivières sont fréquentes et peuvent être dévastatrices (1963, 1983, 1992...) ; elles sont attestées dès 1681 dans des textes officiels. En partant des Condamines, les principales sources sont les suivantes : Source des Condamines alimentant la fontaine du hameau ; La Font Grande entre Encombe et les Moulières ; Entre les Moulières et Fontreboule, au lavoir, source alimentant les bornes-fontaines des Moulières, de Fontreboule et de Pradines ; À Fontreboule ("fontaine trouble"), le Boul, à l'eau plus ou moins trouble ; Entre Fontreboule et Lauroux, source dite du Pré de Pascal ; Au Ranc, source du Ranc (Jourdan) ;

Les deux sources : Pascal, rive gauche, et Jourdan, rive droite, étaient captées par Lodève. Elles sont aujourd'hui abandonnées ;

En suivant le Laurounet avant la pisciculture, en bordure de la route (rive droite) Rive gauche au Païrol, la source Jourdan captée en 1938-1939 par la commune de Lodève ; La source Placide ou Laget, captée par Lauroux en 1964 ; À Labeil, source de Coste Roucouse (tête de rivière) et source de la Grotte alimentant Labeil ; Aux Sièges, rive droite de la Lergue, commune de Lauroux, la source du Théron captée par le Caylar ; À l'ancienne ferme de Roquet Escut, les sources de Pierre Monden et de Béteïrac ; En suivant le Rauzet, rive droite, la source Sauvagnac qui alimente depuis 1878 les deux fontaines du village ; À Camp Grand, rive droite, la source Saquet ; À Saint-Pierre, la source Jeanjean ; Toujours rive droite, face au grand pré Olivier, la source Brunel ; Aux Granges, rive droite, la source du pré de Tronc et la source Pesquier du pré de Boyer ; Avant 1878, le village était alimenté par la source aujourd'hui enterrée, au départ du chemin des Jardins, dite la Font Vieille. Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen. et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards.. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune des Plans à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Communes limitrophes

vignette|center|350 px|Carte

Milieux naturels et biodiversité Réseau Natura 2000 vignette|Site Natura 2000 sur le territoire communal. Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS).

Un site Natura 2000 est défini sur la commune tant au titre de la directive oiseaux, que de la directive habitats, le « causse du Larzac ».. D'une superficie de , il fait partie des causses méridionaux, un ensemble régional original unique en Europe. Il est le plus grand ensemble de formations herbeuses sèches semi-naturelles en France et abrite un grand nombre d’espèces endémiques. Ce site abrite d'oiseaux d'intérêt communautaire pour la plupart liées pour leur reproduction et/ou leur alimentation aux milieux ouverts (dont le Bruant ortolan, le Pipit rousseline, l'Alouette lulu, la Pie-grièche écorcheur, etc… en effectifs bien représentées par rapport à la moyenne nationale)...

Un autre site relève de la directive habitats : « les contreforts du Larzac ». D'une superficie de , ils constituent les premiers reliefs du Larzac qui surplombent le bassin de Lodève. Sa richesse est liée à la conjonction des deux influences caussenarde et méditerranéenne..

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Quatre ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. sont recensées sur la commune. : le « chaos dolomitique de Lauroux » (), couvrant du département. ; le « chaos dolomitique des Caussades » (). ; le « cirque de Labeil » (). ; les « pelouses et prairies de la hautes vallée de la Lergue aux Sièges » (), couvrant du département. ; et deux ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : le « causse et contreforts du Larzac et montagne de la Séranne » (), couvrant dont une dans l'Aveyron, deux dans le Gard et 30 dans l'Hérault. ; le « massif de l'Escandorgue » (), couvrant du département..

Urbanisme Typologie Au , Lauroux est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lodève, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (79,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (78,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :