Dominique Dillon est un homme politique français né le à La Chapelle-Largeau (Deux-Sèvres) et mort le à Pouzauges (Vendée). Homme des Lumières, favorable aux idées révolutionnaires et à la mort de Louis XVI, il est un contre-exemple parfait de ce que traverse la Vendée au cours des événements révolutionnaires.

Enfance et éducation

Les états généraux et la constituante Curé de Pouzauges avant la Révolution, Dominique Dillon est élu député du clergé aux états généraux de 1789 pour la sénéchaussée du Poitou. Il est l'un des premiers membres du clergé à rallier les députés du tiers-état, le . Il signe le le serment du jeu de paume et se montre par la suite un député très actif au sein de la constituante ; il vote favorablement : la suppression des ordres monastiques le , la constitution civile du clergé le , la loi sur le serment constitutionnel le Dopsent Yves, Dominique Dillon, 1742 - 1806, Curé du vieux Pouzauges, Député aux États Généraux, Constituant, monographie, 1983, 19..

Il prête serment à la constitution civile du clergé le , puis rentre à Pouzauges.

La première République et la Terreur

Favorable à la République, Dominique Dillon s'efforce de maintenir Pouzauges du côté républicain. Lorsque Louis XVI est guillotiné le , il dit : Dopsent Yves, op. cit., .. En , devant l'avancée des vendéens blancs, il s'exile à Niort, où il est élu président du Directoire du département le . À ce poste, il signe de nombreux arrêtés favorables à la République (Suppression des insignes de la royauté dans les églises du département, enlèvement des cloches, des croix, ne conserver qu'un confessionnal par église notamment). Parallèlement, le de la même année, il abjure sa prêtrise et change son prénom de Dominique en Aristide, Archives de Vendée, citées par Yves Dopsent, op. cit., et suivantes.

Du 15 au , Charette est à Pouzauges pour enrôler des soldats, sans succès. En réaction, et surtout sur les ordres de Turreau, général en chef des armées républicaines, les colonnes infernales de Grignon, dirigées par Lachenay, entrent dans Pouzauges le . Dillon intervient par écrit et demande à Turreau que Dopsent Yves, op. cit., . Quittant la présidence du département, il se rend également à Pouzauges. Sans succès, puisque le , Grignon et ses colonnes ripaillent dans le château, puis le chef donne l'ordre de fusiller les 50 prisonniers capturés la veille, patriotes et brigands mélangés. Ensuite, les colonnes incendiaires quittent la ville, détruisant, d'après Dillon, quelques maisons.

Le , Aristide Dillon signe - tardivement - son adhésion au gouvernement révolutionnaire, mais proteste vigoureusement contre les colonnes incendiaires du général Louis Marie Turreau : Dopsent Yves, op. cit., .

Fin de vie

Il est élu député de la Vendée au Conseil des Cinq-Cents, le 24 germinal an VII. Favorable au coup d'État du 18 Brumaire, il siège au corps législatif jusqu'en 1803.

Voir aussi Bibliographie

Artarit Jean, Dominique Dillon : curé, Vendéen et révolutionnaire, Centre vendéen de recherches historiques, 1995 Dopsent Yves, Dominique Dillon, 1742 - 1806, Curé du vieux Pouzauges, Député aux États Généraux, Constituant, monographie, 1983. Biographie de Dominique Dillon et portrait (gravure) « Annuaire départemental de la Société d'émulation de la Vendée » pages 166 à 169.

Liens externes

Notes et références

Catégorie:Naissance en septembre 1742 Catégorie:Naissance dans la province du Poitou Catégorie:Décès en octobre 1806 Catégorie:Décès dans la Vendée Catégorie:Député de la Vendée Catégorie:Député au Corps législatif Catégorie:Député français du clergé en 1789-1791 Catégorie:Membre du Conseil des Cinq-Cents Catégorie:Décès à 64 ans