La deuxième bataille de Bosso a lieu du 3 et pendant l'insurrection de Boko Haram.
Prélude Le , la ville nigérienne de Bosso, située près de la frontière avec le Nigeria, est la cible d'une première attaque de Boko Haram, aussi appelé l'État islamique en Afrique de l'Ouest. Cette tentative est repoussée, selon l'armée nigérienne les djihadistes laissent une dizaine de morts et emportent plusieurs dizaines de blessés tandis que les forces nigériennes ne déplorent que trois blessés légers.
Déroulement Attaque initiale Le , à 18h50, Bosso subit une nouvelle attaque lancée par plusieurs centaines de combattants de l'État islamique depuis les villes nigérianes de et Malam Fatori. Dépassés, les militaires nigériens abandonnent la ville après quelques heures de combats. Une trentaine de véhicules de l'armée sont détruits ou volés et la ville est pillée.
Poursuite des combats Le lendemain matin, les forces nigériennes et nigérianes contre-attaquent et reprennent Bosso. Puis le soir du , les djihadistes reviennent à Bosso et de nouveaux combats éclatent. Selon Elhadj Bako Mamadou, le maire de Bosso, la ville est prise par Boko Haram et les militaires se replient sur Diffa, ce que dément le gouvernement nigérien qui affirme toujours contrôler la ville. Le maire de Bosso est d'ailleurs interpellé et le conseil des ministres nie la perte de la ville et dénonce . Mais selon l'AFP, des témoignages d'habitants et des journalistes locaux confirment le que l'armée nigérienne ne contrôle plus Bosso. Pour le gouvernement nigérien, le survol d'hélicoptères empêche les djihadistes de se maintenir. L'AFP se rend à Bosso le , l'armée nigérienne est alors présente mais la ville demeure désertée par presque toute sa population civile.
Fuite des civils Bosso est peuplée de et réfugiés sans compter les habitants des villages alentour. L'attaque provoque la fuite d'environ civils selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, Bosso est désertée par la totalité de sa population. Certains habitants fuient en direction de Toumour, à 30 kilomètres à l'ouest, d'autres vers Kabelawa au nord, d'autres enfin fuient jusqu'à Diffa.
Arrivée des Tchadiens vignette|Des soldats tchadiens à Bosso en 2017. Le , le président nigérien Issoufou Mahamadou se rend à N'Djaména pour demander l'aide du Tchad. Le même jour, tchadiens entrent au Niger.
Les pertes Selon un communiqué publié le matin du par le ministère nigérien de la Défense, 32 militaires ont été tués dans l'attaque, dont 30 Nigériens et deux Nigérians, et 67 blessés. Du côté des djihadistes il indique que mais sans plus de précision. L'État islamique revendique l'attaque et affirme avoir tué 35 militaires.
Selon Le Monde, 30 à 36 soldats sont enterrés le soir du à Diffa d'après des témoignages d'habitants. Pourtant le , le gouvernement nigérien revoie son bilan des tués à la baisse et annonce que les pertes sont de 26 soldats tués, dont 24 Nigériens et 2 Nigérians, et 112 blessés, dont 111 militaires, tandis que les djihadistes ont eu 55 morts. Pour l'armée nigérienne, il s'agit du plus lourd bilan depuis la bataille de Karamga du .
L'armée nigérienne déplore également la perte d'un blindé type 92A, détruit par les soldats nigériens, de 6 autres véhicules armés, de deux canons de 122mm, d'une centaine d'armes légères et d'un million de munitions.
Liens externes Vincent Foucher et Jean-Hervé Jézéquel, Le Niger et ses alliés face à Boko Haram, Le Monde, . Christophe Boisbouvier, Boko Haram: «Le monstre s’est reconstruit», selon Hassoumi Messaoudou (Niger), RFI, .
Références
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