Philippe Augustin Le Rouvillois, né le à Bricquebec (Manche), mort le à Châteaudun (Eure-et-Loir), est un militaire français de la Révolution et de l’Empire.

États de service Il entre en service le , comme dragon au régiment Colonel-Général dragons, et il obtient le grade de brigadier le , et celui de maréchal des logis le . Fourrier le , puis maréchal des logis en second le , il fait la campagne de cette année-là en Bretagne sous les ordres du comte de Thiard.

Il est nommé maréchal des logis chef le , et le suivant il passe sous-lieutenant à l’armée du Nord, avant de rejoindre l’armée des Ardennes en 1793. Le , lors de la prise des redoutes de Widen par les Autrichiens, il délivre un capitaine du régiment du Dauphin-infanterie qui a été fait prisonnier par le de hussards de Barco. Il sabre l’ennemi, le met hors de combat, et il reçoit dans cette affaire un coup de sabre à la figure.

Lieutenant le , il reçoit son brevet de capitaine le de la même année, et après la victoire de Fleurus, il est employé au blocus du Luxembourg. Dans une reconnaissance qu’il fait avec sa compagnie et celle du capitaine Essertier, sur des positions de l’ennemi, il charge la cavalerie autrichienne, deux fois plus nombreuse que celle qu’il commande, lui tue ou prend une trentaine d’hommes et en blesse un grand nombre, avant de la mettre dans une déroute complète.

Il fait les campagnes de l’an II à l’an V, aux armées Rhin, de la Moselle et d’Italie. Le , à la bataille de Dego, il fait partie de la cavalerie qui charge l’ennemi lors de l’enlèvement des redoutes, au cours de laquelle il tue deux soldats autrichiens et fait plusieurs prisonniers. Le , après la prise du fort de Covelo, il passe la Brenta à la tête des dragons du , et par la rapidité de la charge qu’il ordonne, coupe la retraite à et prend leur artillerie.

Le suivant à la bataille de Bassano, il charge à la tête de 30 dragons de son régiment et de quelques hussards du , l’escorte du grand parc d’artillerie du général Wurmser, la fait prisonnière et pousse jusqu’à Cittadella, où il est arrêté par un escadron de Wurmser. En un instant il fait braquer une pièce de canon contre les portes de la ville, tue à l’ennemi et le force à se retirer. Le , à la bataille de Saint-Georges, pendant qu’il fait une reconnaissance avec le maréchal des logis Besnard, il est cerné par un détachement de hussards ennemis. Aussitôt, il s’élance sur eux, les enfonce, parvient à se retirer sur Due Castelli, et a rallié plusieurs dragons de différents corps qui sont sur le point d’être pris. Pendant cette action, il a un cheval tué sous lui.

Le , il est nommé chef d’escadron, et le suivant, à la bataille de Saint-Michel, devant Vérone, après s’être emparé d’une pièce de canon dans le village de Saint-Martin, il charge la cavalerie ennemie et lui fait 100 prisonniers. Des 60 hommes qu’il avait avec lui, 30 sont tués ou mis hors de combat. En l’an V, il participe à la deuxième expédition du Tyrol sous les ordres du général Joubert et à la tête de 40 dragons, il enfonce un escadron des dragons de Toscane.

En l’an VI, il rejoint l’armée d'Angleterre, et en l’an VII, il fait partie de l’expédition dirigée par le général Bonnard contre les insurgés des départements réunis. Ayant reçu de son général le commandement d’une colonne composée de 100 hommes de la d’infanterie, de 25 dragons de son régiment, et de 2 pièces d’artillerie légère, pour s’opposer aux progrès de l’insurrection, il part de Bruges, pour balayer tous le pays jusqu’au Sas de Gand et Axel. Il rencontre une colonne de au-dessus de Loo-Christi, la bat, la poursuit pendant huit jours et huit nuits, la détruit, lui enlève 26 pièces de canon, et reprend Sas de Gand sur les insurgés. Immédiatement après cette expédition, il rétablit la tranquillité dans le département de la Lys.

En l’an VIII, il sert aux armées du Rhin et d’Helvétie et il est promu chef de brigade du de cavalerie le . En l’an IX, il rejoint l’armée d’Italie, et le , il est appelé au commandement du de hussards. De l’an XI à l’an XIII, il fait partie des troupes rassemblées sur les côtes de l’Océan, sous les ordres des généraux Sébastiani et Boyer. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur le , officier de l’ordre le et membre du collège électoral du département d’Eure-et-Loir.

En 1805 et 1806, il fait les campagnes d’Autriche et de Prusse, avec la du de la Grande Armée. Il est élevé au grade de commandeur de la Légion d’honneur le , et il est admis à la retraite le .

Il meurt le à Châteaudun.

Articles connexes

Ordre de bataille français lors de la campagne de Prusse et de Pologne

Sources

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Philippe Augustin Le Rouvillois sur roglo.eu . . .

Catégorie:Officier supérieur du Premier Empire Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1805 Catégorie:Naissance dans la province de Normandie Catégorie:Naissance en mars 1756 Catégorie:Naissance à Bricquebec Catégorie:Décès en septembre 1819 Catégorie:Décès à 63 ans Catégorie:Décès à Châteaudun