Grégoire Bordillon (Angers, le Acte de naissance (vue 48 de 281) du registre paroissial et d'état civil de l'an XII du arrondissement de la commune d'Angers. Acte transcrit le 27 frimaire de l'an 12 : né le jour d'hier donc le 26 frimaire de l'an 12 (calendrier républicain), qui correspond au 18 décembre 1803 dans le calendrier grégorien, en ligne sur le site des archives départementales de Maine-et-Loire - Faye d'Anjou, le ) est un avocat, journaliste et homme politique français BNF. Il fut préfet du Maine-et-Loire en 1848-1849 et préfet de l'Isère en 1849.

Biographie Formation Grégoire est le fils de Pierre-André Bordillon, artisan poêlier, et de Sophie Cordeau et le frère de Théodore-Julien Bordillon, ingénieur civilLouis-Marie Beauvois, Compléments sur la vie de Grégoire Bordillon apportés par divers lecteurs, Association Cirrus, 2012. Grégoire étudie le droit à Rennes de 1820 à 1824. Il est avocat stagiaire à Paris de 1825 à 1827, où il devient républicain et laïc, entre autres sous l'influence de Théodore Simon Jouffroy, auteur de Comment les dogmes finissent (1825) sur la mort des religions, dont il suit des cours. En 1827, il rentre à Angers où il est avoué jusqu'à 1830..

Journaliste En 1830, il devient rédacteur, avec Alexandre Freslon (futur ministre), du Journal de Maine-et-LoireFiche de Journal de Maine-et-Loire sur BNF, ancien journal sous la préfecture et de l’évêché acheté cette année par un groupe de bourgeois libéraux. Les bourgeois n'étant pas contents de leurs textes trop républicains, Bordillon et Freslon démissionnent en 1833. En 1840, il fondera avec Freslon et d'autres amis le journal Précurseur de L’OuestFiche de Précurseur de L’Ouest sur BNF, journal libre-penseur, premier quotidien républicain de Maine-et-Loire, qui existera jusqu'à 1851.

Grégoire Bordillon et son épouse Lise Baudron sont des amis des nantais Ange Guépin et Floresca Guépin.

Conseiller municipal En 1834, il est élu au conseil municipal d'Angers.

Préfet À la Révolution française de 1848, il est nommé Commissaire du gouvernement de Maine-et-Loire, les 27-, puis préfet de Maine-et-Loire le . Il est muté préfet de l'Isère le . Fervent républicain, il est destitué de sa fonction de préfet le . Il retourne à Angers, où il devient administrateur des ardoisières de Trélazé.

Sa nécrologie fut rédigée par son amie André Léo. .

Annexes Bibliographie Élie Sorin (1840-1891) - La vie politique en province - étude sur G. Bordillon, suivie d'un choix de ses lettres - Paris, 1868 . . Jacques-Guy Petit, Grégoire Bordillon et la République romantique (1848-1849), in : Jean-Luc Marais, Les préfets de Maine-et-Loire, deuxième partie Christophe Aubert, Le temps des conspirations: la répression politique en Maine-et-Loire entre 1814 et 1870, Editions Cheminements, 2006 Louis-Marie Beauvois, Grégoire Bordillon, 1803-1867 : un républicain angevin : témoin et acteur de son temps Association Cirrus, 2011. Articles connexes Liste des préfets de Maine-et-Loire. Liste des préfets de l'Isère.

Notes et références

Catégorie:Journaliste français du XIXe siècle Catégorie:Préfet de Maine-et-Loire Catégorie:Préfet de l'Isère