George McDonald Church, plus souvent dénommé George Church est un Américain , chimiste, généticien et ingénieur en biologie moléculaire, notamment connu pour un livre Regenesis, co écrit avec Ed Regis, sous titré qui présente un futur où le génie génétique aurait amélioré la santé humaine et animale, accru notre intelligence, notre mémoire et allongé notre vie.

En 2015, il est professeur de génétique à la Harvard Medical School, et professeur en sciences et technique de la santé pour le programme conjoint Harvard-MIT et directeur du projet PersonalGenomes.org, une base de données open-data sur la génomique humaine, les traits et l'environnement , Environmental & Trait data (GET)Notice biographique de 2013 à 2015 au sein du Centre pour l'excellence dans les sciences du génome (Center for Excellence in Genomic Science)Présentation du Centre pour l'excellence dans les sciences du génome (Center for Excellence in Genomic Science - Center for causal consequences of variation) au NIH (fermé le 10/28/2015) .

Il est aussi l’un des membres fondateurs de l'Institut Wyss (Wyss Institute for Biologically Inspired Engineering) pour l’ingénierie bioinspirée à Harvard et d'un centre de recherche en bio-ingénierie créé en 2009 grâce à un don par l'homme d'affaires et philanthrope suisse Hansjörg Wyss, pour notamment travailler sur les systèmes biomimétiques, les matériaux intelligent ou avancés et la robotique bio-inspirée ou d'autres sujets connexes ayant une finalité industrielle.Le Wyss Institute : un nouveau modèle de centre de recherche à Harvard, consulté 2016-06-12.

Éléments de biographie George McDonald Church dans une base militaire (MacDill Air Force Base) près de Tampa, en Floride. Il grandit près de ClearwaterDavid C. Brock (2008) "George M. Church", at Chemical Heritage Foundation: Discover, Collections, Oral Histories at chemheritage.org, consulté 26 février 2015.David Ewing Duncan (2010) On a Mission to Sequence the Genomes of 100,000 People: The geneticist George Church advises or licenses technology to most companies involved in sequencing ; The New York Times, 7 juin 2010, consulté le 26 février 2015..

De 1968 à 1972, il fréquente l'école secondaire, à l'internat préparatoire de la Phillips Academy, à Andover , dans le MassachusettsAlex Salton, 2009, "Geneticist George Church ’72 Sought Independence at PA", The Phillipian, April 17, 2009, voir , accessed 2 March 2015.. Il étudie à l'université Duke où il passe un baccalauréat en zoologie et en chimie en deux ans et où il rencontre Sung-Hou Kim avec lequel il a commence ses travaux de recherche. Il travaillera également avec Walter Gilbert à l'université Harvard, puis grâce à une bourse post-doctorale avec Gail R. Martin à l'université de Californie (San Francisco), Church entame une carrière de recherche indépendante en tant que professeur adjoint à la Harvard Medical School en 1986.

Carrière scientifique

En 1975, à l'université Duke il utilise la cristallographie aux rayons X pour étudier la structure tridimensionnelle de l’ARN de transfert (qui décode l'ADN et transmet des instructions à d'autres parties de la cellule). C’est pour lui une période d’intense recherche, mais qui lui fait oublier ses obligations d'heures d’enseignement (a l'automne 1975 il passe jusqu'à une centaine d'heures par semaine au laboratoire) »Peter Miller, 2015, "News, The Innovators Project: George Church, The Future Without Limits", National Geographic (online), see , accessed 26 February 2015.. Ceci le met en difficulté dans l’institution universitaire qui lui retire ses fonctions (en ).

En 1977, ses travaux donnent lieu à des publications, dont l’une comme auteur principal, relative à un premier modèle pour les interactions moléculaires entre le « petit sillon » de l'ADN double brin et certaines protéines (β-ribbons of proteins)G. M. Church, J. L. Sussman & S.-H. Kim, 1977, "Secondary structural complementarity between DNA and proteins", Proc. natn. Acad. Sci. U.S.A. 74:1458−1462, voir , consulté le 4 mars 2015., article mentionné par David Davies dans la rubrique « Nouvelles et opinions » de la Revue NatureCommenting on the new Wayne Anderson, Brian Matthews, et al. structure of a Cro repressor-DNA complex, and on the new David McKay and Thomas Steitz structure of a CAP-cAMP complex; David Davies, 1981, "Two DNA-binding proteins", Nature 290:736f, see , consulté 4 mars 2015).

En 1977-1984, Church entame une année un doctorat en biochimie et en biologie moléculaire sur la notion d’Élément génétique mobile dans les introns de levure et dans les gènes mitochondriaux de l’immunoglobuline de souris, travail conclu par une thèse publiée en 1984. Il considère avoir lors de ses années de thèse produit la première méthode de séquençage direct du génome, de multiplexage moléculaire et de barcoding moléculaire.

Juste après son doctorat, Church passe 6 mois de l’année 1984 dans le laboratoire industriel de Biogen où le professeur Gilbert accueille une partie importante de son ancien groupe de Harvard . Il obtient ensuite une bourse de recherche postdoctorale de la Life Sciences Research Foundation à l'Université de Californie où avec Gail R. MartinLSRF, 2015, "Resources, 1983 Fellow George Church, voir , consulté 26 February 2015.LSRF, 2015, "Fellows:Alumni, George Church (1984)", see , accessed 26 February 2015. (membre de l’Académie américaine des sciences) avec qui il découvre une technique d’extraction de cellules souches d’embryon de sourisElie Dolgin, 2009, "Stem cell rat race", in The Scientist (magazine), , , accessed 26 February 2015..

À la Harvard Medical School où il entre en tant Professeur adjoint il développe et applique ses connaissances en génétique et est nommé professeur de génétiqueHeidi Legg (2014) "Harvard Professor George Church and the future of genomics", at BetaBoston, a Boston Globe site, mis en ligne le 25 décembre 2014, consulté le 02 mars 2015. et membre de la faculté Harvard-MIT Health Sciences and Technology basée à l'IMES (Institute for Medical Engineering and Science) au MIT. Il contribue à créer l'Institut Wyss pour l’ingénierie bioinspirée (à Harvard).

Il obtient un poste de directeur du Centre sur les technologies de la bioénergie à Harvard, financé par une bourse pluriannuelle du Département américain de l'énergie et du Centre d'excellence en génomique Science (CEGS) de Harvard, de même, financé par une bourse de type P50 de l'Institut national de recherche sur le génome humain (NHGRI), une partie des national Institutes of HealthNHGRI (2015) Active Centers of Excellence in Genomic Science Awards: Causal Transcriptional Consequences of Human Genetic Variation (P50 HG005550, George M. Church, Harvard University) ; consulté 26 février 2015.]

Carrière d'auteur scientifique ou de vulgarisation En , il est l'auteur ou co-auteur de plus de 330 publications, 60 brevets, et d'un livre de vulgarisation scientifique. En , il est co-auteur de plus de 400 publicationsListe de publications, Site de l'université de Harvard et de 74 brevets.

Il est principalement connu pour ses publications sur le séquençage génétique, la génomique individuelle, la biologie synthétique et l'ingénierie génomique ainsi que dans un domaine émergent des neurosciences proposant de cartographier l'activité cérébrale et un .

En 2016, selon son indexation par Google scholar, ses travaux les plus cités par les revues scientifiques portent sur le séquençage du génome, puis la détermination de l'architecture de réseaux génétiques, l'ingénierie du génome humain, le Biclustering des données d'expression, le génome bactérien, les outils de calcul visant à découvrir des sites de liaison du facteur de transcription, l'identification informatique des éléments cis-régulateurs associés à des groupes de gènes liés fonctionnellement chez Saccharomyces cerevisiae, la recherche de motifs réguliers d'ADN dans les séquences non codantes, la notion d'optimalité dans les réseaux métaboliques naturels et perturbés, la modélisation de l'expression génique par des équations différentielles, des procédés de suppressions-insertions précises dans le génome d'Escherichia coli, etcGeorge Church.

Développements commerciaux Il est impliqué dans des développements commerciaux couvrant ses domaines d'études, et d'autres (chimie verte, expérimentations sur les agents infectieux, agrocarburants, biocarburants de nouvelle génération dont avec Knome, LS9 et Joule Unlimited (qui cherchent respectivement à tirer des bénéfices économiques de la génomique humaine, de la chimie verte, et des bioénergies (« éthanol solaire » et « diesel solaire » produites à partir du soleil, de sources d carbone et de ). Avec d'autres, il soutient aussi l'idée d'utiliser dans un futur proche de l'ADN (molécule très stable une fois repliée sur elle-même) pour stocker de l'informationBlawat, M., Gaedke, K., Huetter, I., Chen, X. M., Turczyk, B., Inverso, S., ... & Church, G. (2016). Forward Error Correction for DNA Data Storage. Procedia Computer Science, 80, 1011-1022..

Controverses et questionnements éthiques Début 2013, interviewé par le journal Der Spiegel, Church a supposé qu'il est techniquement possible de reconstituer l'ADN d'un homme de Néandertal et de modifier des cellules vivantes humaines en conséquence"How DNA will be construction material of the future" ; Der Spiegel. 18 janvier 2013.. D'autres médias, dont The Daily Mail ont déformé ce propos et fait dire à Church " maintenant, j'ai besoin d'une humaine de sexe féminin aventureuse""Wanted: 'Adventurous woman' to give birth to Neanderthal man" ; London: Daily Mail. 20 janvier 2013 après quoi, Church a souligné dans le Boston HeraldGary J. Remal (22 janvier 2013). "Harvard professor blasts Neanderthal clone baby rumor on Web". Boston Herald. et Der Spiegel"Spiegel responds to brouhaha over neanderthal clone". Der Spiegel. 23 janvier 2013. qu'il ne travaillait pas sur un tel projet.

En tant qu'auteur de Regenesis, Church apparait à une partie de ses lecteurs ou détracteurs comme scientiste ou soutenant la ligne transhumaniste ou le post-humanisme, attitudes controversées (Valverde (2016) parle d'une en montrant qu'on est encore loin de pouvoir et savoir construire avec les briques du vivant ou son codeValverde S, Porcar M, Pereto J & Sole R.V (2016) The Software Crisis of Synthetic Biology. bioRxiv, 041640.).