Le Retable de Boulbon est une œuvre anonyme peinte dans le troisième quart du et conservée à Paris au musée du Louvre depuis 1904.
Histoire thumb|left|La cigogne, hypothétique signature de l'artiste.
Le Retable de Boulbon a été commandé vers 1450 et peint dans le troisième quart du , mais on en ignore l'auteur :
Il est en effet contemporain de tableaux similaires réalisés également en Provence, tels le Couronnement de la Vierge (1453-1454)Villeneuve-lès-Avignon, musée Pierre-de-Luxembourg., ou la Pietà de Villeneuve-lès-Avignon (vers 1455)Paris, musée du Louvre., œuvres peintes par Enguerrand Quarton.
Ce tableau provient de l'église Saint-Marcellin de Boulbon (Bouches-du-Rhône) à laquelle il aurait été donné par le chapitre Saint-Agricol d’Avignon.
Il est signalé lors d'une visite pastorale de 1655 :
En 1882, il est transféré dans la nouvelle église Saint-Joseph, construite en 1875. Très abimé et la paroisse ne pouvant le faire restaurer, il est vendu pour la somme de cinq mille francs-or.
Finalement, en 1904, il est donné au musée du Louvre par le comité de l'exposition des primitifs français « Le Retable de Boulbon », notice sur cartelfr.louvre.fr.. Son état nécessitant une grosse intervention, il est transféré sur toile en 1923. Il se trouve désormais exposé avec les primitifs provençaux dans le bâtiment Richelieu, , salle 5.
Description
Le tableau représente le donateur agenouillé, Jean de Montagnac, chanoine de Saint-Agricol, présenté par l'évêque saint Agricol, qui lui pose la main sur la tête, à la Sainte Trinité composée de Dieu le Père, de la Colombe et de Jésus-Christ. La colombe, symbole de l'Esprit Saint, relie Dieu, dont la figure apparaît dans une fenêtre, et le Christ, au centre, debout dans son cercueil, les mains jointes et portant les marques de la Crucifixion dans la posture iconographique du Christ de douleur, mais avec les yeux entrouverts ainsi que sa bouche.
Le retable est partagé en deux par l'image du Christ : .
Sur la gauche, on aperçoit un fond de paysage représentant Avignon.
Postérieurement ont été ajoutées, respectivement à gauche et à droite du tableau, les armes du chapitre Saint-Agricol (cigogne d'argent tenant dans son bec un serpent) et celles du pape Jean XXII.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Fernand de Mélysem, « Le retable de Boulbon au Louvre et le miniaturiste Chugoinot à Aix-en-Provence », in Monuments et mémoires de la Fondation Eugène Piot, Année 1906, Volume 13, n°1, pp.85-106 (en ligne sur persee.fr).
Liens externes
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