Le Kawanishi K-200 est un projet d'hydravion à coque développé par l'empire du Japon en 1945 à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La capitulation du Japon est annoncée avant que le projet ne soit achevé et aucun prototype n'a même été produit. Il y a très peu de données sur cet avion et les illustrations contemporaines du K-200 ne sont que des spéculations.

Développement Inspiré par le et le Kawanishi K-60, the K-200 utilise six turboréacteurs. Il est suggéré que le K-200 a été conçu pour remplacer d'autres hydravions lourds à long rayon d'action de la Marine impériale japonaise et qu'il est également été proposé pour transporter une éventuelle arme nucléaire japonaise aux États-Unis, mais il n'y a pas de preuves de cela.

La marine japonaise peut avoir demandé à Kawanishi de développer un hydravion à turboréacteur ou il peut s'agir d'une initiative de l'entreprise. Les preuves qui appuie la première hypothèse viennent des demandes de la marine pour le Kawanishi H11K Soku et le K-60, ses deux grands hydravions, et donc la demande du K-200 peut avoir été possible.

Pour un si grand hydravion, le K-200 aurait probablement été équipé de turboréacteurs Ne-330. Il s'agit du dernier projet de turboréacteur avant la fin de la guerre et celui qui a la poussée la plus élevée à . Cependant, le Ne-330 consomme de carburant par kg de poussée et installer six moteurs Ne-330 au K-200 l'aurait obligé à consacrer une grande partie de son espace pour stocker le carburant. Une conséquence de cela aurait été un faible rayon d'action, inférieur à celui du principal hydravion de la marine, le Kawanishi H8K, même s'il aurait été plus rapide. Ce court rayon d'action aurait fait du K-200 un mauvais candidat pour devenir l'avion capable de livrer une arme atomique jusqu'aux États-Unis.

Les moteurs auraient été installés sur les ailes, trois sur chacune. Cette position aurait permis de réduire l'ingestion d'eau des moteurs.

Il est probable que le K-200 aurait eu le même armement que le Kawanishi H8K. C'est-à-dire un canon Type 99 de dans sa tourelle de queue et dans une tourelle au-dessus du fuselage, près des ailes. Sur les côtés de la coque auraient été installé soit le type 99 soit la de . Un autre canon se serait trouvé dans le nez de l'appareil. Le K-200 aurait peut-être aussi été capable de transporter des torpilles, des grenades anti-sous-marine, ou des bombes.

À la vue des données retrouvées, le K-200 aurait beaucoup ressemblé au Beriev R-1 soviétique.

Voir aussi Liste des hydravions et aéronefs amphibies Appareils similaires : Beriev Be-10 Martin P6M SeaMaster

Notes et références

Catégorie:Avion militaire japonais Catégorie:Avion militaire de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Projet militaire abandonné du Japon Catégorie:Avion hexaréacteur Catégorie:Aéronef Kawanishi