Stéphane Rozès, né le à Paris, est un essayiste français.

Biographie Jeunesse, engagements politiques et formation Issu d'un milieu , fils d'un directeur commercial et d'une directrice d'école, Stéphane Rozès naît en 1957 dans le de Paris.. Il fait ses classes au collège Stanislas de Paris, puis au pensionnat Saint-Aspais de Fontainebleau.

Après une jeunesse marquée par le catholicisme , il milite à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) du milieu des années 1970 au milieu des années 1980, puis au Parti socialiste. En 2011, il participe à la fondation du Mouvement des citoyens (MDC).. En , il rendra d'ailleurs un hommage à Max Gallo, ex-président de la fondation du Mouvement des citoyens, autour du thème de « la fierté d'être français ».

Durant ses études supérieures, il obtient une maîtrise en administration économique et sociale et un diplôme d'études approfondies en philosophie politique. Il est également diplômé de Sciences Po Paris (section Politique, économique et sociale, promotion 1984Voir sur sciences-po.asso.fr.) et certifié en sciences économiques et sociales.

Carrière professionnelle Passé par l'institut BVA, il est formé à la Sofres par Jérôme Jaffré puis dirige les études d'opinion et corporate à l’Institut CSA en 1991. Il y reste dix-sept ans et en devient directeur général jusqu'en 2009.. De 1991 à 2009, il a dirigé les opérations d'estimation de CSA et animé les soirées électorales sur France 3 et France Inter.

À la mi-, il est le premier sondeur à annoncer la victoire au sein de la droite de Jacques Chirac sur Édouard Balladur. À l'initiative d'un baromètre sur les mouvements sociaux, il fut le premier à mesurer avec celui-ci le soutien des deux tiers des Français au mouvement social de 1995. Avec le sociologue du travail Henri Vacquin, il utilise alors l’expression « grève par procuration » de l'opinion publique, expression qui rencontre un grand succès..

En 2000-2001, il prévoit la victoire de Jacques Chirac sur Lionel Jospin.. Le , il est également le premier sondeur à prévoir la victoire du « non » au référendum sur la constitution européenne dans un sondage CSA pour Le Parisien, après une baisse spectaculaire du « oui » à la suite du débat sur la directive Bolkestein.

Il a travaillé confidentiellement avec des hommes politiques de bords différents, des communistes à Philippe de Villiers, en passant par Claude Chirac au décès de Jacques Pilhan, Nicolas Sarkozy ou encore François Hollande. Au total, comme sondeur puis consultant, il a travaillé pour 16 candidats lors de quatre élections présidentielles, parmi lesquels les candidats victorieux Jacques Chirac en 1995 et 2002, Nicolas Sarkozy en 2006-2007 et François Hollande en 2012, figurant comme consultant dans les comptes de campagne.

Il préside depuis 2009 la société de conseils en stratégie d'opinion, de marque et de conduite du changement, Cap (Conseils, analyses et perspectives). Elle . De 2009 à 2015, il a notamment été expert opinion et image de la principauté de Monaco..

Il a dans le cadre de la Cop21 à Paris en 2015.

Autres activités Il est maître de conférences associé à Sciences Po Paris depuis 1991 où il a enseigné les sciences sociales et, aujourd'hui, « Le poids de l'image et de l'opinion dans la décision des acteurs économiques et politiques ». Il a donné des cours à l'École des hautes études commerciales de Paris (HEC) de 2009 à 2012 sur « Le capital immatériel et l'image des entreprises »..

Il intervient dans les médias audiovisuels et la presse écrite sur les questions politiques, économiques, sociales et sociétales. Il a été éditorialiste à BFM Business, France Inter, Public Sénat et France Culture (« Le monde selon Stéphane Rozès »). Le , il est l'un des membres fondateurs de la fondation Marc-Bloch.. Au même moment, il est actionnaire de Politique opinion, dirigé par Patrick Buisson, et chroniqueur dans son émission sur LCI Tancrède Ramonet (réal.), « Patrick Buisson, le mauvais génie », France 3, 27 octobre 2016, à 26 min 10 s.. Il est depuis 2013 membre du conseil d'orientation d'Aspen France et membre fondateur d'Anima Mundi. Il est membre du Cercle Montesquieu, du Forum au Collège des Bernardins. et du conseil scientifique de l'Institut Rousseau.

Il a participé à plusieurs ouvrages collectifs sur la société française, les questions européennes et internationales. Il livre des contributions à la revue Le Débat. Il contribue également de manière ponctuelle à des revues comme Études et Commentaire. Il rédige chez Gallimard sur l'« imaginaire français ».

Vie privée Père de deux enfants, il vit à Bourg-la-Reine, dans les Hauts-de-Seine. Il a réchappé d'un en 2002.. C'est un adepte de la course de fond et un féru de l'œuvre de Bach.

Publications En collaboration

Participations La Société des marques (SDM), ouvrage collectif sous la direction de Denis Gancel et Gilles Déléris, avec Sybille Bellamy Braun, Marcel Botton, Alain Bublex, François Burkhardt, Grégoire Champetier, François Chaslin, Dominique Perrault, Pascal Perri et Stéphane Rozès, 2015, 234 p.

La Souveraineté, l'Europe et le Peuple, avec l'Association des amis de Coralie Delaume, , Éditions Michalon, 240 p. Présentation de l'ouvrage et des auteurs sur le site des éditions Michalon, consulté le .

Préfaces

Articles Pour Le DébatVoir liste sur le-debat.gallimard.fr. « La société produit des individus qui ne se reconnaissent pas en elle ». Entretien avec Marcel Gauchet par Stéphane Rozès, , sur la Fondation Res Publica.

Notes et références

Liens externes

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