Bernard Demolins, né le à Saint-Pavace, dans la Sarthe, et mort le dans le , est un officier des Forces françaises libres pendant la Seconde Guerre mondiale, Compagnon de la Libération.

Il participe à l'opération de Dakar, à la campagne du Gabon, à la campagne d'Érythrée, à la campagne de Syrie où il est blessé, à la bataille d'El Alamein.

Il prend part ensuite à la campagne d'Italie, à la bataille du Garigliano où il se distingue bien que blessé, au débarquement en Provence, à la campagne de France, à la bataille d'Alsace où il se distingue de nouveau.

Après-guerre, il devient administrateur de la France d'outre-mer puis effectue des missions successivement pour l'ONU et pour l'OCDE. Il travaille ensuite dans le secteur bancaire.

Biographie Bernard Demolins est né en 1918 dans la Sarthe, issu d'une famille de Saint-Malo et petit-fils d'Edmond Demolins.

Service militaire Bachelier, il a vingt ans lorsqu'il est appelé pour son service militaire, qu'il commence en à Casablanca, au de zouaves. En , il devient caporal-chef.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, Bernard Demolins est nommé au de tirailleurs algériens ( RTA). Il est envoyé en à Amioun au Liban, nommé chef de pièce antichar dans la compagnie d'engins du RTA.

Rallie la France libre Il est en permission en à Saint-Malo lors de la campagne de France. Ne voulant pas être fait prisonnier, il passe la Loire à la mi-juin et gagne le sud-ouest de la France. Il veut continuer la lutte et cherche à s'engager dans l'armée canadienne française. Il part de Saint-Jean-de-Luz pour l'Angleterre le à bord du Batory où il a entraîné plusieurs compatriotes ..

Simple jeune caporal-chef, il est reçu le à Saint-Stephen's House par le général de Gaulle en personne, qui lui explique longuement comment il va gagner la guerre avec les Anglais. Demolins s'engage aussitôt dans les Forces françaises libres..

Campagnes d'Afrique D'abord nommé à la compagnie « Train-Auto », il y enseigne la conduite des poids lourds. Il embarque ensuite sur le Westernland pour les campagnes d'Afrique.

Il prend part à l'opération de Dakar en , débarque à Douala le , participe à la campagne du Gabon où il est promu sergent. Au sein de la brigade française d'Orient, il participe à la campagne d'Érythrée en ravitaillant les troupes combattantes en vivres, eau et munitions.

Campagne de Syrie, Afrique du Nord, El Alamein Voulant combattre lui-même, il obtient d'être nommé au bataillon de marche () où il commande une section de mitrailleuses de la compagnie lourde. Au cours de la campagne de Syrie, il est gravement blessé au bras le , et évacué à Bethléem. Il en garde de fortes séquelles au bras, mais rejoint tout de même le en , et est promu sergent-chef peu après.

Il suit les cours d'élève-officier à partir de , à Damas. Il en sort aspirant en . Nommé alors au de fusiliers marins, il demande et obtient en octobre suivant de passer à la nord-africaine ( CNA), avec laquelle il combat à El Alamein en octobre-.

Campagne d'Italie, campagne de France Il participe ensuite à la campagne d'Italie, à la bataille du Garigliano où il se distingue bien que blessé, refusant d'être évacué, et réussissant par la précision de ses tirs à détruire un observatoire ennemi et deux groupes de mitrailleuses.

Le , Demolins débarque en Provence, à Cavalaire, et prend part à la campagne de France. Il contribue à libérer Toulon, Lyon, Autun, Belfort, le Doubs et les Vosges. Promu lieutenant, il participe à la bataille d'Alsace où il se distingue de nouveau, notamment le en allant chercher le corps d'un chef de section puis en prenant le commandement de la section de mitrailleuses lourdes.

Demolins est créé Compagnon de la Libération par le décret du .

Après-guerre, administrateur Après la guerre, il intègre l'École nationale de la France d'outre-mer et devient administrateur de la France d'outre-mer. Il est successivement en poste au Tchad et en Nouvelle-Calédonie. Il obtient un certificat de statistique après avoir suivi les cours de l'École d'Application de l'INSEE.

Il travaille ensuite pour l'Organisation des Nations unies et remplit diverses missions, puis étudie à l'Institut des hautes études de Défense nationale et occupe des postes à responsabilités en Oubangui et en Mauritanie.

Revenu en France en 1961, il œuvre pour la division statistique de l'OCDE, puis dans le secteur bancaire.

Bernard Demolins meurt le à Paris, dans le arrondissementDemolins, Bernard Marie Therese, Fichier des décès, Relevé de l'Insee.. Il est enterré à Saint-Malo.

La promotion 2013 de l'École supérieure des officiers de réserve spécialistes d'état-major (ORSEM) est baptisée « Colonel Bernard-Demolins »..

Hommages et distinctions

par décret du ; avec quatre citations ;

avec mentions « Érythrée », « AFL », « Libye »

Commandeur de l'Ordre de l'Étoile noire (Bénin) ; Commandeur du Nicham El Anouar

Notes et références

Bibliographie . . .

Voir aussi Articles connexes Liste des Compagnons de la Libération France libre

Liens externes

« Bernard Demolins », biographie sur le site de l'Ordre de la Libération Les 1038 compagnons sur le site de l'Ordre de la Libération

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