La bataille du mont Gargan opposa, du au , des soldats allemands, épaulés par des membres des et de la de la Milice française, aux maquis du mont Gargan (Limousin), commandés par Georges Guingouin (le « préfet du maquis »).
Préambule Du 18 au , après le parachutage de 14 conteneurs d'armes par les forteresses volantes alliées, les francs-tireurs et partisans (FTP) du colonel Georges Guingouin, renforcés par des gardes mobiles et des éléments de l'école de la Garde mobile de Guéret passés à la Résistance, soit environ , se sont opposés sur les pentes du Mont Gargan, dont la région est appelée « petite Russie limousine », à environ composés de la colonne Ottenbacher, du Sicherungs-Regiment 95 et de la colonne GleinigerLa fin du mystère Gleiniger : août 1944, la libération de Limoges forte de renforcés par le groupement Coqui de la colonne JesserSédentaires, réfractaires et maquisards : L'armée secrète en Haute-Corrèze et des miliciens français des et de la sous les ordres du chef régional de la Milice à Limoges et de directeur au Maintien de l'Ordre Jean de Vaugelas.
La bataille Le , de violents combats se déroulent sur les pentes du mont Gargan, prairies et bois, et autour de sa chapelle. En fin d'après-midi, face aux armes lourdes allemandes postées sur les hauteurs, les positions trop faibles des FTP tombent. Une brèche est alors ouverte en direction de Sussac, qui est atteint par les Allemands dès le 19, et Eymoutiers occupé à partir du 23. Après plusieurs jours de ratissage, les troupes allemandes se retirent par manque de moyens matériels pour s'implanter à demeure. Les troupes de Guingouin trop faibles face à l'adversaire se sont dispersées, évaporées dans les bois et la campagne, grâce à leur connaissance de la région.
Bilan Cette bataille du mont Gargan est la plus sévère livrée par des hommes de Guingouin qui, au prix de 38 tués, 54 blessés et 5 disparus, ont réussi à freiner l'avance ennemie, en distribuant aux maquisards, des armes et du matériel parachuté, mais n'ont pu, malgré leur courage et leur combativité, empêcher la conquête du terrain par une colonne régulière allemande. Pourtant, cette dernière n'a pas été en mesure de disloquer définitivement les groupes de résistants de Georges Guingouin, qui se sont dispersés dans les forêts et la campagne aux alentours et ont repris leurs actions de guérilla une fois le matériel récupéré et sauvé. La résistance n'a donc pas eu l'impression d'avoir été vaincue. Selon un document allemand retrouvé lors de la Libération, les pertes allemandes ont été lors de cette bataille de 342 soldats tués ou blessés..
Hommage Le une pierre de mémoire a été édifiée au sommet du Mont Gargan par le Conseil général de la Haute-Vienne, en hommage aux combattants du Lieutenant-Colonel Guingouin..
Le Mont Gargan constitue un site emblematique de la Seconde Guerre mondiale dans le département avec le village d'Oradour-sur-Glane.
Notes et références
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