Marianne Ehrmann, née à Rapperswil le et morte à Stuttgart le , est l'une des premières femmes écrivaine, éditrice et journaliste de langue allemande. Elle est aussi connue sous les noms de Marianne Brentano-Corti, Marianne Ehrmann-Brentano et Madame Sternheim.

Biographie

Premières années vignette|Haus zum Goldenen Adler où Marianne Ehrmann-Brentano est née, Marktgasse à Rapperswil Marianne Ehrmann naît le à Rapperswil dans le canton de Saint-Gall en Suisse. Elle a pour parents Sebastiana Antonia Corti (Curti) et Franz Xaver Brentano, marchand de son état. Elle a neuf frères et sœurs et sa mère est morte le . Vers 1772-1773, Franz Xaver Brentano déménage avec ses enfants à Wurzach, dans le sud de l'Allemagne. Marianne perd son père en 1775, puis sa dernière sœur survivante. Elle part habiter chez son oncle Dominique BrentanoDominik Brentano, notice DHS, qui est prêtre, théologien et aumônier à l'Abbaye impériale de Kempten. Il soutient financièrement Marianne Ehrmann dans les années suivantes, alors qu'elle travaille comme gouvernante dans des maisons aristocratiques.

Les années d'apprentissage

vignette|Le groupe de théâtre Koberwein à Berne, dans un dessin de Johann Jakob Lutz. Marianne Brentano part en tournée en Europe avec le groupe de Simen Friedrich Koberwein. Elle joue à Strasbourg, en Autriche, en France, en Allemagne, aux Pays-Bas et même en Hongrie et en Transylvanie.

Elle publie anonymement ses premiers livres Müssige Stunden eines Frauenzimmers (Heures d'inactivité d'une chambre de femme) et Von einer Beobachterin (D'une observatrice) en 1784 et, plus tard, Philosophie, ouvrage qui provoque des réactions assez marquées. Alors qu'elle se trouve à Strasbourg avec la troupe de théâtre, elle rencontre Theophile Friedrich Ehrmann, qui est alors un juriste post-doctorant. Ils se marient en secret en 1785, en raison de la résistance de leurs parents. Son mari vit alors chez ses parents et ils se rencontrent donc uniquement le soir, jusqu'à ce qu'un rapprochement avec les parents de Théophile ait lieu. Le duc Charles de Wurtemberg et sa compagne Franziska offrent un poste de professeur à Theophile Friedrich Ehrmann dans l'école de Charles, mais le contrat est rompu lorsque le duc déménage à Stuttgart. Marianne Ehrmann devient co-éditrice de la revue Der Beobachter (L'Observateur) publiée par son mari.

Écrivaine, publiciste et journaliste vignette|Lettre adressée par Marianne Ehrmann le 29 septembre 1789 à J. C. Lavater à Zürich pour lui demander de soutenir ses publications. Marianne Ehrmanm devient une des premières femmes romancières et publicistes de langue allemande. Aux environs de 1780, elle publie sous le pseudonyme de Maria Anna Antonia Sternheim la pièce de théâtre Leichtsinn und gutes Herz oder die Folgen der Erziehung (littéralement « Esprit léger et bon cœur ou les conséquences de l'éducation »). Au début de 1787, elle écrit pour le journal Frauen-Zeitung (Le Journal des femmes) également publié par son mari, et publie le roman épistolaire Amalie und Minna. Son premier succès vient en 1784, avec le roman Philosophie eines Weibs (littéralement  « Philosophie d'une épouse »), suivi en 1788 par le roman autobiographique Amalie: Eine wahre Geschichte in Briefen (littéralement Amalie : une histoire vraie en lettres). De 1790 à 1792 elle publie en indépendante le magazine pour femmes Amaliens Erholungsstunden (Les heures de vacances d'Amalie).

Le magazine Amaliens Erholungsstunden

 Le magazine Einsiedlerinn aus den Alpen vignette|Couverture de Einsiedlerin aus den Alpen, premier volume, publié à Zurich en 1793.

Postérité

Ses écrits Amaliens Feierstunden (littéralement : Amalie la célébration des heures) sont publiés de façon posthume en 1796.

  Publications (extrait) 1780 : Leichtsinn und gutes Herz oder die Folgen der Erziehung. Ein Original-Schauspiel dans fünf Aufzügen (pièce de théâtre, p Madame Sternheim) 1784 : Philosophie eines Weibs: Von einer Beobachterin. Im Jahr 1784 (roman) 1787 : Amalie et Minna (roman) 1788 : Amalie: Eine wahre Geschichte in Briefen (roman) 1790-1792 : Amaliens Erholungsstunden (mensuel féminin) 1793-1794 : Die Einsiedlerinn aus den Alpen (magazine féminin) 1796 : Amaliens Feierstunden (œuvre posthume) Ein Weib ein Wort. Kleine Fragmente für Denkerinnen. Publié par Maya Widmer et Doris Stump. Kore, Fribourg (j'. Str.) 1994, . Amalie. Eine wahre Geschichte in Briefen. Publié par Maya Widmer et Doris Stump, dans: Schweizer Texte, Volume 6. Chronos Verlag, Zurich 1995, . Die Einsiedlerinn aus den Alpen. Publié par Annette Zunzer, dans: Schweizer Texte, Volume 15. Chronos Verlag, Zürich 2001, . Nina's Briefe an Ihren Geliebten. Zenodot, 2007, .

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . . . . . . . Liens externes

Marianne Ehrmann sur Projekt Gutenberg (allemand)

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