Le château de Verneuil est un château médiéval français situé sur un coteau dominant la commune de Verneuil (Nièvre).
Architecture
Dans son état actuel, le château repose sur une plate-forme carrée d'environ trente mètres de côté. Les fossés qui l'entouraient ont été comblés. Une tour a été érigée dans chaque angle de l'édifice principale au , pour renforcer sa défense. Les deux tours sud sont reliées par un corps de logis bâti sur trois étages. La plus grosse tour, du , la mieux conservée, porte encore trois assommoirs à différentes hauteurs et disposés de manière à défendre chaque côté, ses baies furent percées à des époques postérieures, dont une d'époque Renaissance au second niveau qui est encadrée de pilastres cannelés à chapiteaux ioniques. Elle comporte aussi plusieurs meurtrières longues et étroites. Subsistent également sur ce bâtiment, le culot mouluré d'une échauguette d'angle et des latrines. Le corps central du château est flanqué d'une grosse tour ronde, comportant des latrines sur les deux étages. Le second comporte une baie Renaissance à pilastres cannelés et traverse moulurée
L'angle sud-ouest comporte une tour ronde dans laquelle s'élève un escalier à vis éclairé par trois petites baies moulurées. La porte d'entrée est à angles arrondis et encadrés d'un [tore]. Cette tour est flanquée d'une petite aile qui date du , à deux étages plus un comble qui est éclairé par une lucarne dite à ailerons
L'angle sud-est, sur l'ancienne enceinte, comporte une petite tour ronde percée d'archères-canonnières.
À l'ouest du corps central se trouvent les vestiges de la courtine, en retour d'angle, avec à son extrémité, une tour ronde à toit conique, dont les murs sont percés d'archères.
Le château est construit sur quatre niveaux, et recouvert d'un toit en tuiles à quatre pentes.
Un peu plus au nord, un corps de ferme compose aujourd'hui ce qui devait être une basse-cour. Il comporte toujours un gros colombier ancien.
Les façades et les toitures, la ferme, le colombier, sont inscrits aux monuments historiques par arrêté du .
Histoire
Famille de La Perrière
La référence littéraire connue la plus ancienne au château de Verneuil, provient de l’Inventaire des Titres de Nevers de Michel de Marolles et remonte à 1309, date qui est sans doute à rapprocher avec l'achèvement de la première mouture de l'édifice. On peut y lire . Guy de La Perrière, est donc vraisemblablement le premier propriétaire du château dans son état primitif. Toujours selon Marolles, deux nouvelles mentions au château sont faites en lien avec la famille de La Perrière : la première en 1372 par Philibert de La Perrière, petit-fils de Guyot, pour , et la seconde en 1410 par Huguenin de La Perrière, fils de Philibert, pour . Ces deux mentions sont certainement à interpréter comme un agrandissement de l'édifice.
Familles de La Rivière, de Digoine, de Fontenay, de Babute et de Bonnay
En 1424, Alix de La Perrière, fille de Hugues, épouse Jean III de La Rivière ; le château change alors de famille. Il n'y reste néanmoins pas très longtemps, puisque Catherine de La Rivière, fille du couple précédemment cité, épouse Gui de Digoine à qui la seigneurie du château revient. Sa fille, Philiberte de Digoine épouse Guillaume de Fontenay. C'est donc à cette nouvelle famille, et à leur fils, Jean, que revient le château de Verneuil. Une génération plus tard, par le même procédé, c'est Gaspard de Babute qui hérite de l'édifice. Enfin la famille de Bonnay prend brièvement possession de lieux avant un tournant important.
Familles de Maumigny et de Cordon
Le , François Léonard de Bonnay, alors seigneur de Verneuil, épouse Catherine de Maumigny, issue d'une famille noble très ancienne des environs. Il meurt sans descendance, laissant à sa femme la jouissance du château. Celle-ci le lègue à son neveu, Paul de Maumigny. Le château reste alors pendant une longue période dans la famille de Maumigny, qui est d'ailleurs à l'origine de l'agrandissement du château par l'ajout d'un nouveau corps de logis percé de fenêtre à croisillons et ornementé au goût de la Renaissance au début du . Malgré la Révolution, et malgré le temps, le château reste dans la famille, de père en fils. Le , Marie de Maumigny, l'héritière du château, épouse Joseph-Marie, comte de Cordon.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Georges Richard de Soultrait, Les environs de Nevers, Nevers, 1852. Michel de Marolles, Inventaire des titres de Nevers de l'abbé de Marolles : suivi d'extraits des titres de Bourgogne et de Nivernois, d'extraits des inventaires des archives de l'église de Nevers et de l'inventaire des archives des Bordes, Nevers, 1873. Adolphe de Mullot de Villenaut, Nobiliaire de Nivernois. Familles de gentilshommes fixées en Nivernois et y étant en possession de la noblesse avant 1560, avec notices nivernaises de leurs alliances, Nevers, 1900.
Liens externes
Verneuil Catégorie:Monument historique inscrit en 1991