vignette|Francisco Granados, ancien secrétaire général et numéro deux du Parti populaire de la Communauté de Madrid, est un des principaux concernés, indirectement à l'origine du nom de l'affaire.

L'affaire Púnica, parfois aussi appelée l'opération Púnica, est une affaire politico-financière espagnole. Cette affaire commence avec l'opération effectuée par l'Unité centrale opérationnelle de la Garde civile le à la demande du juge de l'Audience nationale d'Espagne, à l'encontre de 51 personnes, élus, fonctionnaires et chefs d'entreprises, qui sont arrêtés. Ils sont supposément impliqués dans un système de corruption qui aurait attribué des contrats publics d'une valeur de 250 millions d'euros en deux ans en échange de paiements et de commissions illégales –soit 2 à 3 % du montant du contrat– qui auraient été ensuite blanchis à travers un réseau sociétaire.

Historique L'affaire Púnica commence le lorsque le juge de l'Audience nationale d'Espagne, «Detenido Francisco Granados en una macro redada contra la corrupción.«Medio centenar de detenidos en una gran operación contra la corrupción. demande à l'Unité Centrale Opérationnelle (UCO) de la Garde civile de déclencher une opération à l'encontre de 51 personnes, politiques, fonctionnaires et chefs d'entreprises. Arrêtés le jour même, ils sont supposément impliqués dans un système de corruption qui aurait attribué des contrats publics d'une valeur de 250 millions d'euros en deux ans en échange de paiements et de commissions illégales –soit 2 à 3 % du montant du contrat– qui auraient été ensuite blanchis à travers un réseau sociétaire«Francisco Granados y media docena de alcaldes, entre los 51 detenidos por corrupción..

Selon le , il s'agit d'un .

Le nom d'« Opération Púnica » attribué à cette opération par une part de la Guardia civil provient du nom scientifique du grenadier, Punica granatum, faisant ainsi référence à Francisco Granados (Granados signifiant grenadiers en espagnol).

Parmi les personnes arrêtées, en plus de Francisco Granados, apparemment le numéro un du réseau et secrétaire général du Parti Populaire de Madrid entre 2004 et 2011, ancien sénateur, et qui a assumé les charges de conseiller de la Présidence, de la Justice et de l'Intérieur, ainsi que des Transports de la Communauté de Madrid, se trouvent six maires de la communauté de Madrid, ceux de Parla, Valdemoro, Torrejón de Velasco, Casarrubuelos, Collado Villalba et Serranillos del Valle), le secrétaire de l'Institut de Tourisme de la région de Murcie, l'ancien maire de Carthagène, José Antonio Alonso«51 detenidos en cuatro comunidades en una macrorredada anticorrupción. et le président de la députation provinciale de León, Cadres Martínez Barazón«Arrestados seis alcaldes, entre ellos los de Parla, Valdemoro y Villalba.. Divers chefs d'entreprise, accusés d'être les corrupteurs, sont aussi arrêtés et divers sièges d'entreprises sont perquisitionnés. Parmi les entreprises impliquées dans ce réseau, la plus impliquée serait Cofely, une filiale de la multinationale française GDF Suez, qui aurait accaparé 160 des 250 millions d'euros de contrats publics. Après l'arrestation de José Martínez Nicolás, conseiller délégué de l'Agence de l'Informatique et des Communications de la communauté de Madrid, le , le nom de l'entreprise d'informatique Indra Sistemas est aussi apparu comme une des bénéficiaires.

Personnes concernées Le , 35 personnes sont arrêtées, et 15 sont inculpées.

Le le juge décrète l'incarcération de Francisco Granados, décision qui a été confirmée par l'Audience Nationale un mois et demi après, face au risque de fuite et de destruction de preuves qui a cependant pu déjà se passer au cours de ce mois et demi. Dans l'arrêté d'incarcération il rappelle qu'il est attribué à Granados de “ faire partie d'une organisation criminelle dédiée à perpétrer des délits de blanchiment, contre le Trésor public, de faux documents, de corruption et de trafic d'influence ”. L'Audience Nationale a aussi rejeté le recours sur la supposée illégalité de son arrestation"La Audiencia confirma la prisión de Granado por la 'Operación Púnica'", El País, 18 de diciembre de 2014..

Le , Antonio Sánchez Fernández, ancien maire de Serranillos del Valle est surpris par la Garde civile en train d'emporter des caisses de documents de la mairie, après avoir été alertée par un fonctionnaire local de la possibilité du délit en cours. Lors de cet événement, Sánchez, déjà inculpé faisait l'objet d'une enquête pour prévarication, fraude, corruption et malversation. Au préalable, il avait prétexté un problème de santé pour ne pas avoir à se présenter devant le juge.

En , la défense de Francisco Granados présente au juge un document demandant d'élargir l'enquête à d'autres élus de la Communauté de Madrid, tels qu'Ignacio González, Cristina Cifuentes et Esperanza Aguirre. En , les enquêteurs remettent au juge d'instruction plusieurs rapports dans lesquels ils demandent d'étendre l'enquête à Eduardo Zaplana.

Le , Francisco Granados allègue devant le juge l'existence d'une « relation » entre Ignacio González et Cristina Cifuentes. Le lendemain Ignacio González est mis en examen.

En 2018, les enquêteurs cherchent notamment à clarifier les liens présumés entre l’entrepreneur et informaticien Alejandro de Pedro Llorca et des personnalités du monde politique et économique, notamment dans la région de Carthagène.

En , le parquet anticorruption demande au juge instruisant l'affaire Púnica de mettre en examen Cristina Cifuentes, Esperanza Aguirre et Javier Monzón, actuel président du conseil d’administration du groupe de presse Prisa, pour leur implication présumée dans le financement illégal du PP de Madrid.

Parmi les personnes citées dans l'affaire se trouvent : +Personnalités politiquesNomPartiMandat ou fonctionStatutAntonio BorregoDirecteur de cabinet de José María Fraile (maire de Parla)Arrêté le José Carlos BozaPPMaire de Valdemoro (2011 - 2014)Arrêté le Elena María FernándezIngénieure municipale de ParlaArrêté le José María FrailePSOEMaire de Parla (2008 - 2014)Arrêté le Francisco GranadosPPMaire de Valdemoro (1999 - 2003) Membre du gouvernement de la Communauté de Madrid (2003 - 2011)

Sénateur (2011 - 2014)

Secrétaire général du Parti populaire de la Communauté de Madrid (2004 - 2011)Arrêté le . En détention préventive du au , date de sa libération sous caution.José Javier Hernández NietoPPAdjoint au maire de Valdemoro, José Carlos Boza, chargé des FinancesArrêté le Agustín JuárezPPMaire de Collado VillalbaArrêté le Marcos MartínezPPPrésident de la députation provinciale de León (mai - ) Maire de Cuadros (depuis 1991)

Président du Parti populaire de León (2014)Arrêté le . En détention préventive du au , date de sa libération sous caution.José Martínez NicolásConseiller délégué de l'Agence d'Informaticienne et Communications de la Communauté de MadridArrêté le David MarjalizaPPChef d'entreprise et ancien président des Nouvelles Générations du PP à ValdemoroArrêté le José Luis NavarroArchitecte municipal de ValdemoroArrêté le Alfredo OvejeroDirecteur de cabinet de José Carlos Boza (maire de Valdemoro)Arrêté le Alejandro de Pedro LlorcaChef d'entreprise et consultantArrêté le Avelino Pérez PallaresResponsable des travaux publics à ParlaArrêté le Alejandro UtrillaPPConseiller municipal chargé de l'Environnement à MóstolesArrêté le David Pérez Garcíahttp://portaldelsur.es/not/26311/un-conocido-diario-apunta-a-que-david-perez-alcalde-en-funciones-de-alcorcon-podria-ser-investigado-por-la-trama-ldquo-punica-rdquo-/PPMaire d'AlcorcónArrêté le David Rodríguez SanzPPMaire de CasarrubuelosArrêté le Gonzalo CubasPPMaire de Torrejón de VelascoArrêté le Antonio Sánchez FernándezUnion démocrate madrilèneMaire de Serranillos del ValleArrêté le

Références

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