L'amiral Frederic Wake-Walker, né le et mort le , est un amiral britannique qui a servi dans la Royal Navy pendant la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale, en ayant un rôle de premier plan dans l'opération Dynamo, l'évacuation de Dunkerque en mai- puis dans la destruction du Bismarck.

Biographie et jeunesse Né William Frederic Wake-Walker, il est le fils de Frederic George Arthur Wake-Walker et de Mary Eleanor Forster, et le petit-fils de Baldwin Wake Walker, Surveyor of the Navy de 1848 à 1861. Il épouse Muriel Elsie Hughes, fille de Sir Alfred Collingwood Hughes. Son fils, le capitaine Christopher Wake-Walker (1920-1998) épouse en 1944 Lady Anne Spencer, fille du Spencer et tante paternelle de Diana, princesse de Galles.

Après des études au , Wake-Walker entre dans le Royal Naval College à Dartmouth, en tant que cadet en 1903 et l'année suivante est en mer en tant qu'aspirant de marine à bord du , le fleuron de la de croiseurs.

Première Guerre mondiale Au de la Première Guerre mondiale, Wake-Walker a atteint le grade de lieutenant, et a sert sur le , de 1913 à 1915. Il a été promu lieutenant commander en et après une formation sur le , est nommé sur le nouveau cuirassé , servant sur ce navire jusqu'à la fin de la guerre.

Entre-Deux-Guerres

Commandements et promotions Wake-Walker est promu commander en , il sert à bord du de 1919 à 1921. Entre 1921 et 1925, il sert au Royal Naval College de Greenwich, à l'état-major, et puis à l'École de Tactique de Portsmouth. Il retourne en mer pour diriger l' de 1925 à 1927.

Promu capitaine en 1927, il commande le de 1928 à 1930 sur la Méditerranée et les côtes chinoises. De à , il sert en tant que capitaine du en Amérique et dans les Antilles, et à partir de – 1939 en tant que capitaine du dans la Home Fleet. De 1930 à 1943, il est directeur adjoint de la formation de l'encadrement naval de l'Amirauté. De 1935 à 1938, il est également responsable des torpilles et des mines à l'Amirauté.

Wake-Walker obtient un le .

Responsabilité de la collision entre le HMS Dragon et Maplebranch Le , le HMS Dragon sous le commandement de Wake-Walker entre dans le port de Montréal lorsque le navire entre en collision avec un pétrolier à vapeur, le Maplebranch, solidement amarré au moment de la collision. Le Maplebranch coule. Le propriétaire du navire poursuit Wake-Walker en justice pour les dommages causés au Maplebranch et à sa cargaison, jugeant que ce naufrage est causé uniquement par la mauvaise la négligente navigation du Dragon par Wake-Walker. Dans sa défense, Wake-Walker plaide l'accident inévitable, causé par la manœuvre d'un troisième navire, le Saguenay Trader, que Wake-Walker a essayé d'éviter de heurter.

En première instance, Wake-Walker est jugé responsable. L'appel de Wake-Walker à la Cour Suprême du Canada confirme le verdict de responsabilité par une majorité de 3 contre 2. S'exprimant pour la majorité, le juge Davis considère que dans ces circonstances, Wake-Walker doit prouver qu'il n'a pas été négligent, ce qu'il n'a pas fait. Wake-Walker dépose ensuite un recours devant le Comité judiciaire du Conseil Privé Impérial, à cette époque, la plus haute cour d'appel pour l'Empire Britannique. Cette juridiction rejette le recours. En parlant au nom du Comité judiciaire, le vicomte Sankey montre son accord avec les tribunaux précédents pour considérer que Wake-Walker n'a pas démontré que l'accident avait été inévitableWake-Walker v. .

Seconde Guerre mondiale Wake-Walker en est contre-amiral commandant la douzième escadre de croiseurs. Ce commandement dure seulement un court laps de temps, il revient bientôt à l'Amirauté en tant que chef d'un groupe spécial créé pour développer des moyens permettant de contrer les mines magnétiques.

En Wake-Walker, contre-amiral à Douvres, commande l'ensemble des navires chargés de l'évacuation de Dunkerque. Wake-Walker atteint Dunkerque dans le dragueur de mines , le . Le , son navire amiral, le destroyer , est coulé par des Stukas. Il dirige ensuite des opérations dans le port. Pour son rôle dans l'évacuation, il est nommé Compagnon de l'ordre du Bain.

De juin à , il commande le Mine Laying Squadron, chargé de la création sur la côte est d'une barrière de mines, et, après un bref moment commandant de la Force K battant son pavillon dans le porte-avions , il est nommé commandant de la de croiseurs.

Naufrage du Bismarck À la fin de , deux croiseurs lourds de Wake-Walker – le et son navire amiral le - sont placés au nord-ouest de l'Islande pour intercepter et suivre le Bismarck si celui-ci tente d'atteindre l'Océan Atlantique. Le Bismarck quitte Bergen en direction du détroit de Danemark, le en compagnie du croiseur lourd Prinz Eugen.

Le à 19h22, le Suffolk repère le Bismarck et le Prinz Eugen. Après un bref échange de tirs, les navires britanniques se mettent à l'abri et suivent leur ennemi par radar. Ils maintiennent le contact avec les deux bateaux allemands durant la nuit en dépit de conditions météorologiques épouvantables, parviennent à guider le vice-amiral Lancelot Holland qui peut ainsi placer ses deux navires et en position d'intercepter le Bismarck. Les deux forces sont réunies à la Bataille du détroit de Danemark le jour suivant.

Lors de cette bataille, le vice-amiral Holland est tué lors de la destruction du Hood. De nombreux officiers supérieurs du Prince of Wales ont été tués ou blessés ce qui amène Wake-Walker à être commandant du Norfolk, du Suffolk et du Prince of Wales endommagé. Il décide de ne pas poursuivre la lutte et de continuer à suivre les bateaux allemands, croyant que l'amiral John Tovey s'approche avec les puissants éléments de la Home Fleet.

Wake-Walker reste dans le sillage du Bismarck mais le contact radar est perdu au début du . Wake-Walker envoie le Suffolk à la recherche vers le sud-ouest, ce qui fait qu'il ne joue plus aucun rôle dans la bataille. Cependant, le Norfolk s'oriente vers l'est, ce qui l'amène à être présent lors de la partie finale de la bataille le jour suivant.

Plus tard, une proposition d'une cour martiale réunissant Wake-Walker et John Leach, capitaine du Prince of Wales est faite. L'accusation considère que les deux officiers ont tort de ne pas avoir continué le combat avec Bismarck après le naufrage duHood. John Tovey, commandant en chef de la Home Fleet est consterné par cette critique. Une querelle s'ensuit entre Tovey et son supérieur, l'amiral Dudley Pound. Tovey déclare que les deux officiers avaient agi correctement en ne mettant pas en danger leurs navires inutilement et en veillant à ce que les bateaux allemands soient suivis. Tovey menace de démissionner de son poste et d'apparaître à une cour martiale comme ami et témoin de la défense. Aucune suite n'est donnée à cette éventuelle cour martiale.

Pour son rôle dans la destruction du Bismarck, Wake-Walker est nommé Commandeur de l'Ordre de l'Empire Britannique.

En avril 1942, il est promu vice-amiral et est nommé Third Sea Lord and Controller of the Navy. Sa tâche principale est de créer une immense flotte de navires de débarquement nécessaires pour mener à bien les débarquements amphibies, de l'"Opération Torch" au débarquement de Normandie.

En 1943, Wake-Walker est nommé Chevalier Commandeur de l'Ordre du Bain.

Le , il est promu amiral et en septembre, il est nommé commandant en chef en Méditerranée. Cependant, le , il meurt subitement à son domicile de Londres.

Références

Catégorie:Naissance en mars 1888 Catégorie:Décès en septembre 1945 Catégorie:Commandeur de l'ordre de l'Empire britannique Catégorie:Compagnon de l'ordre du Bain Catégorie:Lord de l'Amirauté Catégorie:Amiral de la Royal Navy durant la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Officier de la Royal Navy durant la Première Guerre mondiale Catégorie:Décès à 57 ans Catégorie:Décès à Londres Catégorie:Personnalité liée à la bataille de Dunkerque