Émile Laurent, né le à Versailles, et mort le à Paris, est un peintre verrier.
Biographie Émile Laurent est le fils de Georges Laurent (1770-?) et de Cécile Thérèse Françoise Gelineck (1771-1842)Archives de Versailles, acte de naissance , année 1802 (vue 77/143)..
En 1828, il épouse à Orléans, Caroline Angélique Huet (1804-1851)Archives d'Orléans, acte de mariage , année 1828 (vue 201/275).. En novembre 1834 nait leur fille Caroline Adèle.
Il a été imprimeur éditeur à Bruxelles. En 1842, il a repris la fabrique de vitraux d'Alexandre Billard, médecin, chimiste et peintre-verrier, située 15 rue Neuve-Ménilmontant qu'il renomme « Laurent et Compagnie ». En 1843, il a exécuté deux vitraux pour le transept de la chapelle des sœurs du Sacré-Cœur d'Ernemont de Rouen, ainsi que des verrières pour la nef, l'abside et les chapelles de la basilique Saint-Denis, entre 1842 et 1847, à la demande de François Debret.
En 1847, François Debret est écarté de la restauration de la basilique Saint-Denis, remplacé par Eugène Viollet-le-Duc. La même année Gaspard Gsell a rejoint l’atelier de vitraux d’Émile Laurent. La raison sociale de l'atelier prend alors le nom de « Laurent, Gsell et Compagnie ». Ils ont créé et restauré de nombreuses verrières de style archéologique ou néo-gothique. L'atelier est établi au 21, rue Saint-Sébastien, en 1849, puis au 43, à partir de 1851, l'atelier s'installe par la suite au 23, rue du Montparnasse. Très vite, la nouvelle entreprise reprend la clientèle de l'atelier de vitraux de la verrerie de Choisy-le-Roi qui périclitait.
Le , sa fille Caroline Adèle se marie avec son associé, Gaspard Gsell. En 1860, l’atelier prend le nom de « Laurent et Gsell », puis, dans les années soixante-dix, « Gsell-Laurent ». Cette évolution semble indiquer que Gaspard Gsell a pris l'entière direction de l'atelier. Gaspard Gsell a vendu l'atelier à son fils Albert Jacques Jules, le .
En 1862, le critique Alfred Darcel écrit dans L'Illustration sur les vitraux exposés à Londres par Gaspard Gsell et son associé Émile Laurent pour s'en plaindre : « Les vitraux qu’ils ont exposés nous montrent l’alliance du dessin de la Renaissance avec les fonds en mosaïque employés au , et nous ne saurions approuver cet éclectisme. Il y a opposition, en effet, et non accord entre la recherche du modelé qui est nécessaire aux vitraux du , et l’emploi des teintes plates qui entrent dans la composition de la mosaïque ». Ce style appelé « mixte », mêlant le pastiche de l'ornementation gothique avec le « perfectionnement » des figues, correspond à celui qui était le plus demandé par sa clientèle.
En 1864, l'atelier « Laurent et Gsell » travaille sur les verrières de l'église Saint-Vincent-de-Paul du Berceau.
On retrouve l'« atelier Gsell-Laurent » chargé de la restauration des vitraux de la collégiale Notre-Dame de Mantes-la-Jolie entre 1890 et 1892.
Il meurt à son domicile de la rue Saint-Sébastien, à l'âge de 61 ansArchives de Paris 11 arrondissement, acte de décès , année 1863 (vue 25/31)..
Notes et références
Annexes Bibliographie Hervé Cabezas, L'atelier de vitraux parisien Billard-Laurent-Gsell, 1838-1892, Cahiers de la Rotonde, , 1996,
Liens externes Amis de l'Isle-d'Adam : La restauration des anciens vitraux de l’église Saint-Martin Jean-François Luneau, Le vitrail néogothique
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