Daniel Haas, né le à Sarreguemines et mort le à Paris, est un résistant et homme politique socialiste français.

Biographie Si les convictions révolutionnaire de Daniel Haas remontent à sa jeunesse, c'est la montée du fascisme et du nazisme en Europe qui le pousse à un engagement plus affirmé.

En 1937, alors qu'il exerce la profession de représentant en articles dentairesComité Français pour Yad Vashem, il épouse Anna (Chana) Reich, née à Chrzanów (Pologne) en 1912. Fuyant avec sa famille les pogroms, elle a gagné la France en 1935Notice de Daniel Haas, sur le site Anonymes, Justes et Persécutés durant la période Nazie dans les communes de France (source : Le Périgord dans la Seconde Guerre mondiale..

Dans la Résistance Antifasciste unitaire et révolutionnaire, il adhère au Parti socialiste ouvrier et paysan (PSOP) de Marceau Pivert en 1938. Début , il est arrêté, avec plusieurs autres dirigeants du PSOP, dans le cadre des mesures répressives prises contre le Parti communiste et des organisations qui en sont considérées proches à la suite de la conclusion du Pacte germano-soviétiqueJean-Pierre Besse, Claude Pennetier, Juin 40, la négociation secrète, Éditions de l'Atelier, 2006, 207 p., pp. 78-79. (même si le PSOP était antistalinien et opposé au Pacte germano-soviétique).

Engagé dans la résistance dès l'été 1940, il dirige jusqu'en 1943 un maquis en Haute-Savoie. De retour à Paris, il participe à l'organisation du Mouvement de libération nationale (MLN). Clandestin recherché par la Gestapo et condamné à mort par l'occupant, il revient au grand jour lors de la Libération de Paris, à laquelle il participe avec le grade de commandant.

Après la guerre

Il est ensuite vice-président du comité de libération du arrondissement de ParisÉlections législatives de 1958, ste Images et Archives de militants., et maire-adjoint à titre provisoire.

Secrétaire national chargé de la propagande du MLN, il se prononce pour une épuration sans états d'âme, ainsi qu'un rapprochement entre le MLN et le Front national de lutte pour la libération et l'indépendance de la France.

Adhérent de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), il milite au sein du courant Bataille socialiste, rénové et remis en mouvement par Élie Bloncourt. Exclu de la SFIO en , en même temps qu’Élie Bloncourt, il fait partie des fondateurs du Mouvement socialiste unitaire et démocratique (MSUD). Ce dernier se transforme en Parti socialiste unitaire en septembre de la même année..

Ses positions jugées par beaucoup des autres membres de la direction du parti comme excessivement pro-communistes le conduisent à démissionner du PSU quelques semaines plus tard, en .

Il est ensuite un temps un « compagnon de route » du Parti communiste français, sans jamais avoir de responsabilité de premier plan. Lors des élections législatives de 1958, il soutient Jean-René Chauvin de l'Union de la gauche socialiste en tant qu'ancien vice-président du Comité de Libération du ..

Bibliographie Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, notice d'Éric Nadaudhttps://maitron.fr/spip.php?article88012, notice HAAS Daniel par Éric Nadaud, version mise en ligne le 13 mai 2010, dernière modification le 5 août 2010..

Notes et références

Catégorie:Résistant français Catégorie:Personnalité de la Section française de l'Internationale ouvrière Catégorie:Personnalité du Parti socialiste ouvrier et paysan Catégorie:Naissance en décembre 1900 Catégorie:Naissance à Sarreguemines Catégorie:Naissance dans le district de Lorraine Catégorie:Décès en mars 1967 Catégorie:Décès dans le 15e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 66 ans