André Lafargue, né le à Paris, où il est mort le Relevé des fichiers de l'Insee, est un journaliste et résistant français.
Collaborateur du Parisien, dont il est le doyen, il est critique de cinéma et de théâtre.
Biographie Jean André Lafargue naît le dans le arrondissement de ParisTweet de son petit-fils Jean-Noël Lafargue, 5 juillet 2016.Archives de Paris , acte de naissance , année 1917 (page 11/21). Son père Jean deviendra directeur général d'Électricité et gaz du Nord, quand sa mère Florence Chamier est britannique. d'origine française huguenote. Il a un frère, Claude, médecin, qui prit également part à la Résistance et fut lui aussi déporté, mais à Dachau..
Résistance et déportation En , à presque , André Lafargue est mobilisé dans le régiment de Fontenay-le-Comte, en Vendée. « Avec quelques camarades, on s'est rendu à pied vers le port de La Rochelle avec l'espoir d'embarquer pour l'Angleterre. », après l'appel de Charles de Gaulle. Mais n'y parvenant pas, il revient vers Paris. Il est alors étudiant à l'École libre des sciences politiques et partage un appartement avec Marcel Renet, qui fonde le journal clandestin Résistance (deuxième du titre, entre 1942 et 1944), où il signe ses articles sous le nom Robert Desniaux, et le mouvement du même nom, où son pseudonyme est La FlècheLES MOUVEMENTS DE RESISTANCE / Résistance : De l'écrit à l'action, publié dans Le Lien des amitiés de la Résistance, (décembre 2004)..:
« Moi, c'est davantage mon tempérament de me battre avec ma plume, c'était mon fusil. […] Je suis allé en zone sud pour voir comment fonctionnait Franc-Tireur, j'ai vu Claudius Petit qui m'a appris qu'un représentant du général de Gaulle se trouvait en France mais qu'il n'était pas encore venu en zone occupée. Il s'agissait de Jean Moulin. Il est ensuite venu à Paris et nous avons pris contact avec d'autres mouvements. Il avait été question, via Jean Moulin, que j'aille en Angleterre pour faire connaître le mouvement et leur demander du matériel et des armes. Mais alors que je devais partir, j'ai été arrêté par la Gestapo. »
Arrêté par la Gestapo le au MansTypologie du sauvetage des juifs dans le département de la Sarthe, Limore Yagil, dans Guerres mondiales et conflits contemporains (2009/4, ), Presses universitaires de France) : , torturé puis déporté via Compiègne. dans les camps de concentration de Buchenwald (24/01/1944), de Mauthausen (25/02/1944) et, enfin, dans son annexe, Ebensee (24/07/1944), où il est témoin de l'arrivée des troupes américaines, le ».. Pendant sa captivité, ses doigts sont victimes de la gangrène et doivent être amputés. Bilingue, il sert d'interprète lors de la libération du camp d'Ebensee : . Dans un de ses rares témoignages, il évoque la stupéfaction des soldats américains à l'ouverture des camps :
Il rentre à Paris avec une poignée de camarades de déportation :
Participant à son retour à l'accueil des déportés survivants au Lutetia à Paris, il évoque en 2005 ce souvenir de sa déportation : .
Dans le bulletin de l'amicale de Mauthausen il a raconté l'impossibilité à transmettre l'expérience des camps :
Journalisme 150px|vignette|André Lafargue dans les locaux du Parisien en 2007.
Après la Libération, André Lafargue revient au journal Résistance, devenu Paris-Matin. Le titre fusionne avec Le Pays et devient Ce Matin-Le Pays. Quand il cesse de paraître, le journaliste entre au Parisien libéré, qui devient en 1986 Le Parisien-Aujourd'hui en France.
Le , il est officiellement retraité et commence dès le lendemain, le , une activité de au Parisien. La même année, il se marie avec sa seconde épouse, l'actrice Monique Morisi, qui était sa compagne depuis 1957.
Il y mène une carrière de critique de cinéma et de théâtre inlassable ; à , raconte son petit-fils Jean-Noël Lafargue. en 2012, « chaque soir il va voir une pièce de théâtre et chaque jour il occupe son bureau à la rédaction du Parisien où, en qualité de pigiste retraité, il écrit des critiques des spectacles vus la veille » (en 2016, à la veille de ses , il publie une critique. de la pièce Mère Teresa).
Son métier et les domaines qu'il traite, raconte son petit-fils, « le cinéma, le théâtre, et les arts en général, lui ont permis de connaître ou de rencontrer des gens comme Audrey Hepburn, Michèle Morgan, André Bourvil, Alain Saint-Ogan, ou Michel Audiard, qu’il se vante d’avoir présenté à André Hunebelle, grâce à qui il a pu commencer la carrière du futur dialoguiste des Tontons flingueurs. »
Le , ses cent ans sont fêtés dans les locaux du Parisien, en sa présence.. Il décède vingt jours plus tard.
Mort Alors qu'il est , il meurt dans son sommeil dans la nuit du 17 au ..
Décorations (décret du ). (2010) ; chevalier en 1974. Prix de la Chronique parisienne (1972) Plume d'or de la presse (1980).
Notes et références
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