La (en occitan : carrièra Clamença Isaura) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès Description La rue Clémence-Isaure est une voie publique. Elle se situe dans le quartier Capitole.

Elle naît perpendiculairement à la rue Peyrolières et se termine 130 mètres plus loin au carrefour de la place de la Bourse. Sa largeur est d'environ 6 mètres sur tout son parcours.

La chaussée compte une seule voie de circulation automobile en sens unique, de la place de la Bourse vers la rue Peyrolières. Elle appartient à une zone de rencontre et la vitesse y est limitée à 20 km/h. Il n'existe pas de bande, ni de piste cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.

Voies rencontrées La rue Clémence-Isaure rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :

Rue Peyrolières Place de la Bourse

Odonymie vignette|gauche|Plaques de rue en français et en occitan. Le nom de la rue Clémence-Isaure rend hommage à une célèbre figure toulousaine, Clémence Isaure. Elle aurait, d'après la légende qui lui est attachée, vécu dans un hôtel particulier qui avait façade dans cette rue (emplacement de l'actuel ), mais dont l'entrée donnait sur une rue parallèle, la rue Jacques-Cujas. La rue a reçu ce nom le , par décision municipale, à la suite d'une initiative du Journal de la Haute-GaronneChalande 1919, ..

Au Moyen Âge, depuis la première moitié du au moins, cette petite rue portait le nom des Ysalguier, car la famille des Ysalguier possédait la plupart des terrains qui bordaient le sud de la rue (actuels et 4). Une partie de l'hôtel des Ysalguier subsiste encore au carrefour de la rue Peyrolières ( de cette rue et rue Clémence-Isaure). À partir du , on lui donna aussi le nom de rue des Engranières, c'est-à-dire des balais (engranièra en occitan), sans que l'origine en soit bien claire. En 1794, pendant la Révolution française, la rue fut renommée rue le Peuple, mais ce nom disparut en 1806Chalande 1919, ..

Histoire Moyen Âge et période moderne

Époque contemporaine

Patrimoine et lieux d'intérêt Hôtels particuliers 2 : hôtel des Ysalguier.Le marchand et capitoul Raimond Ysalguier fait probablement construire au début du une demeure de style gothique sur un bâtiment roman plus ancien. Il s'organise en plusieurs corps de bâtiment autour d'une cour centrale. C'est de cette période que date la tour octogonale de six étages, éclairée par de petites baies étroites modifiées au et ouverte par une porte de style gothique, avec un décor de nervures croisées. La façade ouest de la cour conserve des fenêtres à meneaux datant probablement du . L'édifice est presque intégralement reconstruit au . L'élévation sur la rue Clémence-Isaure est composée de deux corps de bâtiment : un bâtiment ancien à deux travées, datant du quoiqu'il conserve peut-être des éléments plus anciens, et un bâtiment à huit travées, construit au ..

8 : hôtel de la Bourse des marchands. Le premier hôtel de la Bourse des marchands est construit entre 1603 et 1605 à l'emplacement de la chapelle Ingolèse. Cet hôtel de style classique est un bâtiment en brique, à deux étages et un niveau de comble. Il se compose de trois corps de bâtiment qui s'organisent autour d'une cour intérieure. Les élévations sont rythmées par des pilastres dont les bases et les chapiteaux sont en pierre de taille. Les encadrements de fenêtres sont réalisés en alternant la brique et la pierre. L'architecte Germain Dutour transforme l'hôtel vers 1877 dans un style néo-Louis XIII. Il construit un nouveau corps de bâtiment à la place de la cour et reconstruit les façades sur la place de la Bourse et la rue Clémence-Isaure à partir du ..

Immeubles vignette|gauche| : immeuble. 2 bis : immeuble. .. L’immeuble conserve probablement des vestiges gothiques d'anciennes dépendances de l'hôtel des Ysalguier voisin (actuel ). L'immeuble actuel est cependant construit, en plusieurs phases, à des périodes postérieures : les bâtiments sur cour datent des , tandis que les constructions sur la rue Clémence-Isaure témoignent de l'architecture néo-classique des années 1830-1860..

5 : immeuble. L'immeuble est un exemple assez homogène de l'architecture classique toulousaine de la deuxième moitié du . La façade, qui s'élève sur deux étages et couronnée d'une corniche moulurée, est symétrique, avec une porte cochère centrale. Au rez-de-chaussée, les grandes baies des boutiques ont été fermées par des huisseries en bois. Les fenêtres sont rectangulaires et celles du ont des garde-corps en fer forgé..

7 : immeuble dit de Clémence Isaure. L'immeuble se compose d'un vaste bâtiment à plusieurs corps, de neuf travées et à deux étages carrés et comble à surcroît. Le rez-de-chaussée est rythmé par des arcades de boutique. Les façades sur rue datent du , mais les bâtiments qui encadrent la cour semblent avoir été réaménagés entre 1800 et 1830, avec des décors en terre cuite (frise et chapiteaux ioniques). C'est dans cette cour que se trouvait une tour, attribuée à Clémence Isaure, mais démontée en 1817 et réédifiée près de Fourquevaux, sur le domaine de Palis..

Institut Goethe

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Jules Chalande, « Histoire des rues de Toulouse », Mémoires de l'Académie des Sciences et Belles-Lettres de Toulouse, , tome VII, Toulouse, 1919, . Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 . Jean Catalo, « Urbanisme antique et médiéval au rue Clémence-Isaure à Toulouse », Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, t. LVI, 1996, . Maurice Bastide, « Un exemple de reconstruction urbaine : Toulouse après l'incendie de 1463 », Annales du Midi, t. 80, , 1968, .

Articles connexes Liste des voies de Toulouse Liste des monuments historiques de Toulouse Liste des hôtels particuliers de Toulouse

Liens externes « Notice », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ). Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).

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