David Michael Davis, né le à York, est un homme politique britannique, membre du Parti conservateur.
Ancien cadre de Tate & Lyle, il est membre du Parlement depuis et devient ministre d'État pour l'Europe en au sein du Bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth. Après le passage des Tories à l'opposition parlementaire en , il est nommé président du parti en . Il intègre le cabinet fantôme en et tente sans succès de se faire élire leader des conservateurs en face à David Cameron.
À partir du , il est secrétaire d'État à la sortie de l'Union européenne dans le gouvernement May. Partisan d'un « Brexit dur », il démissionne le en raison de désaccords avec Theresa May sur la question.
Biographie Jeunesse et vie professionnelle Issu d'un milieu modeste, il s'engage comme réserviste dans les commandos SAS afin de financer ses étudesFlorentin Collomp, « David Davis, le randonneur du Brexit », Le Figaro Magazine, semaine du 8 décembre 2017, page 34..
Ancien élève de la Bec Grammar School, il étudie les sciences à l'université de Warwick, où il obtient un baccalauréat en science (BSc) en . Il rejoint ensuite la London Business School (LBS), où en il obtient une maîtrise en administration des affaires (MSc).
Il travaillera les 17 années suivantes chez Tate & Lyle, dont il sera l'un des cadres dirigeants. David Davis a été confronté au début de sa carrière dans le domaine du sucre au rééquilibrage économique provoqué par l'entrée du Royaume-Uni dans l'union douanière européenne.
Carrière politique Débuts Il est élu pour la première fois membre du Parlement au cours des élections générales dans la circonscription de Boothferry, dans le Yorkshire. En , il devient ministre d'État pour l'Europe au bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth (FCO), sous le Premier ministre John Major. Eurosceptique convaincu, il gagne à cette époque le sobriquet de à Bruxelles..
Ascension Aux élections générales du , il postule dans Haltemprice & Howden, issue du démembrement de Boothferry, et conserve son siège.
Après la défaite des conservateurs aux élections générales de et la démission de William Hague de la direction du parti, Davis présente sa candidature à l'élection pour lui succéder. Opposé à quatre autres candidats, il termine à égalité avec la dernière place avec Michael Ancram lors du premier tour le . Le candidat ayant reçu le moins de voix doit en principe être éliminé, mais l'absence de règle sur le cas de figure d'une égalité pousse le parti à organiser un nouveau tour de vote avec tous les candidats le lendemain. Lors de ce nouveau tour de scrutin, il obtient une voix de plus qu'Ancram et se qualifie pour le tour suivant. Il choisit toutefois de se retirer de la course avant ce nouveau tour de scrutin, et apporte son soutien à la candidature d'Iain Duncan Smith, finalement victorieuse.
Après sa victoire, Duncan Smith nomme Davis à la présidence du parti lorsqu'il compose son cabinet fantôme le . Lors d'un remaniement du cabinet fantôme le , il quitte la présidence du parti pour prendre le rôle de secrétaire d'État fantôme au bureau du premier ministre.
Après que Duncan Smith ait dû démissionner de la direction du parti en après le vote d'une motion de défiance par les députés conservateurs, David renonce à briguer sa succession et apporte son soutien à Michael Howard. Après que ce dernier ait été élu sans opposition à la tête du parti, il promeut Davis au poste de secrétaire d'État à l'Intérieur au sein de son cabinet fantôme.
Après que les Tories ont perdu les élections générales du , il se présente à la direction du parti et fait initialement figure de favori du scrutin. Il arrive en tête du premier tour de vote organisé au sein du groupe parlementaire avec 62 voix, mais se trouve devancé au second tour par David Cameron, ne récoltant alors que 57 suffrages contre 90 à son concurrent. Leurs deux noms sont donc soumis au vote des adhérents, auquel il obtient environ , soit 32,4 %.
Parlementaire d'arrière-ban Il est cependant confirmé dans ses fonctions au sein du cabinet fantôme et influence David Cameron afin de lui faire adopter des positions davantage hostiles à l'Union européenne. Il en est relevé le , après qu'il a démissionné de son mandat parlementaire, dans l'objectif de se présenter à l'élection partielle conséquente et provoquer un débat sur les libertés publiques. À cette période en effet, le Royaume-Uni vote le renforcement de sa législation anti-terroriste. Bien qu'il se trouve aisément réélu, il n'est pas rappelé dans l'équipe de Cameron.
Le , il fait partie des à s’opposer au gouvernement en votant contre une motion parlementaire pour l’autorisation de bombardements en Syrie contre l'État islamique .
Ministre sous Theresa May Réélu député en 2010 puis 2015, David Davis est nommé le secrétaire d'État à la sortie de l'Union européenne du nouveau gouvernement formé par Theresa May. Ce choix est une surprise, la Première ministre entendant par là confier ce dossier à un homme dont l'ascension politique était stoppée plutôt qu'à Boris Johnson, considéré comme un potentiel rival.
En 2017, des médias notent une gestion « dilettante » du dossier du Brexit lorsqu'il se vante au Parlement de s'appuyer sur 58 analyses sectorielles approfondies de l'impact de la sortie de l'UE sur l'économie, avant de finalement reconnaître que ces documents n'existent pas, sous la pression des parlementaires qui souhaitaient les consulter ; il demande ensuite à ses équipes de les rédiger.
Le , il annonce sa démission, considérant la stratégie de Theresa May vis-à-vis du Brexit comme trop « douce » (soft).. Cette démission met un terme à plusieurs mois de négociations et de tensions entre lui et la Première ministre sur la stratégie à adopter concernant la sortie du pays de l'UE. Il est suivi par son sous-secrétaire d’État Steve Baker et par Boris Johnson, secrétaire d'État des Affaires étrangères.. Malgré son opposition à la stratégie du gouvernement sur le Brexit, Davis dément après sa démission avoir l'intention de contester le leadership de May sur le Parti conservateur, et appelle les élus de son parti à continuer de soutenir la première ministre, alors qu'il était lui-même perçu depuis plusieurs mois comme un successeur potentiel.
Depuis 2018 Après que May a annoncé en sa démission de ses rôles de Première ministre et de chef du Parti conservateur, Davis envisage de se présenter à l'élection de son successeur. Il décide finalement de ne pas se porter candidater, et d'apporter son soutien à Dominic Raab.
Il est réélu député à la Chambre des communes au cours des élections générales de .
En , il fait partie des 24 députés conservateurs à voter contre le projet du gouvernement Johnson de réduction du budget alloué au développement international, malgré une consigne de vote stricte émise par la direction du parti.
Le , sur fond de Partygate, il demande la démission du Premier ministre Boris Johnson pendant une séance des questions au Premier ministre. Après que Johnson ait finalement annoncé sa démission en , Davis apporte son soutien à la candidature de Penny Mordaunt pour l'élection du nouveau chef conservateur. Après l'élimination de Mordaunt, il rallie la candidature de Rishi Sunak.
Après que Liz Truss a annoncé sa décision de démissionner de ses fonctions de chef du Parti conservateur et de Première ministre en , Davis soutient la candidature de Rishi Sunak pour lui succéder.
La circonscription de Haltemprice et Howden qu’il représentait depuis 1997 ayant été supprimée dans le cadre du redécoupage électoral de 2023, il se présente dans la circonscription de Goole and Pocklington pour les élections générales de 2024. Malgré la déroute nationale des conservateurs, il est réélu avec 38,2% des voix.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Politique de l'Union européenne Débats sur le retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne Gouvernements May I et II Liste des députés de la législature Liste des députés de la législature Liste des députés de la législature Liste des députés de la législature Liste des députés de la législature Liste des députés de la législature
Liens externes
David Davis sur www.conservatives.com David Davis sur www.gov.uk Debrett's People of Today
Catégorie:Naissance en décembre 1948 Catégorie:Naissance à York Catégorie:Militaire britannique du XXe siècle Catégorie:Représentant de l'Angleterre à la Chambre des communes Catégorie:Député du 50e Parlement du Royaume-Uni Catégorie:Député du 51e Parlement du Royaume-Uni Catégorie:Député du 52e Parlement du Royaume-Uni Catégorie:Député du 53e Parlement du Royaume-Uni Catégorie:Député du 54e Parlement du Royaume-Uni Catégorie:Député du 55e Parlement du Royaume-Uni Catégorie:Député du 56e Parlement du Royaume-Uni Catégorie:Député du 57e Parlement du Royaume-Uni Catégorie:Député du 58e Parlement du Royaume-Uni Catégorie:Député du 59e Parlement du Royaume-Uni Catégorie:Député du Parti conservateur (Royaume-Uni) Catégorie:Membre du Conseil privé du Royaume-Uni Catégorie:Président du Parti conservateur (Royaume-Uni) Catégorie:Membre du Cabinet (Royaume-Uni) Catégorie:Secrétaire d'État britannique Catégorie:Ministre du Royaume-Uni Catégorie:Personnalité liée au Brexit