Friedrich Wilhelm Josef Maria Illert, né le à Worms et mort le dans la même ville, est un sociologue, archiviste, bibliothécaire et historien allemand Hessische Biografie, Datensatz Nr. 3894.

Biographie Avant la Seconde Guerre mondiale Friedrich Maria Illert (dans la littérature aussi Friedrich M. Illert) est dirigeant et gérant (Direktor) des établissements culturels de Worms. Il soutient l'idée que « Worms est le centre de l'histoire européenne » Gerold Bönnen, Geschichte der Stadt Worms, deuxième édition, , éditeur , Stuttgart, 2015, .

Depuis les années 1930, en tant que directeur du musée municipal de Worms, il établit un atelier photographique précurseur de la section photographique des archives municipales de la ville. Déjà en 1952, il s'y trouve films négatifs et c'est aujourd'hui le plus important fonds d'archives photographiques du Land de Rhénanie-Palatinat et même au-delà http://www.worms.de/de/kultur/stadtarchiv/Fotoarchiv_Geschichte.php , lu le 19 juillet 2016.

Son travail sous le régime Nazi est sujet à débat car il a essayé de tirer parti du nouveau régime pour son propre intérêt, par exemple en donnant à la fondation des « » (les nouveaux instituts culturels) un caractère idéologique, et lors de l'inauguration en 1934 en ne mentionnant pas son prédécesseur, Erich Gill, qui était partisan du National-conservatisme Gerold Bönnen, Geschichte der Stadt Worms, deuxième édition, , éditeur , Stuttgart, 2015, .

La légende des Nibelungen joue un rôle prépondérant dans la politique culturelle à Worms dont Illert est considéré comme un promoteur majeur à partir de 1933. C'est lui qui contribue à donner à Worms le titre touristique de « plus ancienne ville d'Allemagne ». Dès 1933, il a l'idée d'instaurer une « année Nibelungen » à Worms, subventionnée par l'État. Ses projets sont favorisés à partir du moment où il fait allégeance de façon explicite à la politique culturelle nazie.

Le , Illert propose au gouvernement d'instituer une fête nationale du Reich, « », sans aucun doute marquée par l'idéologie national-socialiste. Illert a aussi l'espoir que Worms soit la ville d'ouverture des jeux olympiques de 1936. Cependant le projet n'aboutit pas.

C'est à partir de la Nuit de Cristal que l'attitude d'Illert change complètement. La synagogue à Worms, la plus ancienne d'Allemagne, est brûlée et le musée fondé en 1924 est détruit, mais Illert réussit à sauver les archives de la commune datant du saisies par la Gestapo en les cachant dans une des tours de la cathédrale jusqu'à la fin de la guerre. Illert sauve également du patrimoine architectural et des objets de culte juifs.

En 1945, vers la fin de la guerre, Worms subit d'un bombardement énorme qui cause 249 morts et entraîne la destruction de presque tous les monuments historiques dont beaucoup d'églises. Illert peut cependant préserver la plupart des biens culturels qui se trouvant dans les archives et musées de la ville en les transportant dans des dépôts en dehors du centre-ville en dangerGerold Bönnen, Geschichte der Stadt Worms, deuxième édition, , éditeur , Stuttgart, 2015, .

Après la guerre Après la guerre, Illert s'emploie à restaurer la culture juive à Worms, notamment par la reconstruction de la Synagogue détruite en 1938. Les travaux commencent en 1956 et se terminent en 1961Gerold Bönnen, Geschichte der Stadt Worms, deuxième édition, , éditeur , Stuttgart, 2015, . Cependant, il entre en conflit avec la au sujet du transfert du Mahzor de Worms à JérusalemElisabeth Gallas, Das Leichenhaus der Bücher. Kulturrestitution und jüdisches Geschichtsdenken nach 1945., Vandenhoeck & Ruprecht, Göttingen, 2013.

Pendant l'occupation française, Illert et demandent à l'administration l'autorisation de fonder une association « Wiederaufbauwerk Worms ». Cette organisation travaille sous le nom « Aufbauverein » (association pour la reconstruction) jusqu'aux années 1990Gerold Bönnen, Geschichte der Stadt Worms, deuxième édition, p.s. 635, éditeur , Stuttgart, 2015, .

Comme directeur des Institutions culturelles de Worms, Illert initie entre juin et la documentation photographique des considérables destructions de guerre du centre de la villevoir le journal de Worms du 21 février 2015, consulté le 21 juillet 2016: Wormser Zeitung.

Son fils, Georg Anton Maria Illert (1925–1991) travaillait comme archéologue.

Friedrich Wilhelm Josef Maria Illert décède en 1966 à Worms ; lors de ses funérailles, toutes les cloches des églises de Worms (catholiques et protestantes) sonnent. Une rue à Worms-Leiselheim où il était Ortsvorsteher après la guerre porte son nom (-Illert-Straße)Georg Illert, Worms, so wie es war., , Droste Verlag, Düsseldorf, 1976, .

Littérature , Geschichte der Stadt Worms, deuxième édition, éditeur , Stuttgart, 2015, Detlev Johannes, Bibliographie Friedrich Maria Illert. Dans: Der Wormsgau 5, 1961–1962, .

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