La littérature néo-calédonienne concerne la littérature en Nouvelle-Calédonie. Elle est surtout écrite et récente. La littérature orale ancienne est plus difficile à évaluer. Littérature orale Dans les premiers temps, existent des parlures autochtones, dont témoignent les mémoires contemporaines, et les anthropologues et les ethnologues (particulièrement Jean Guiart et Alban Bensa).
Aire coutumière Paici-Camuki (Alban Bensa) : ténô, poésie-récit, jèmââ, récits fondateurs historico-mythiques, jékutä, histoires, tägädé, contes et légendes, mäpéa, anecdotes développées, ololo, berceuses, popai, discours, etc.
Puis, les diverses populations importées ont amené, aménagé, et développé leurs propres parlures, néo-calédoniennes.
Chant
La musique calédonienne se compose en partie de chants.. : voir également danse calédonienne.
Slam Le slam, art oratoire poétique, parvient en Océanie dans les années 1990, et rencontre un public. Paul Wamo, Laurent Ottogalli, Erwan Botrel, Lyncey Sioremu, Mickaël Prechale Sanchez, Boukman Thonon, Anthony Mira, Ludovic Simane Wenethem, Thierry InT.rimes Hoang, Fanny Battaglino, Israëla Sanchez,
Littérature écrite Les Kanak ont développé quelques formes de récit graphique, sans écriture, particulièrement bambous gravés. L'écrit arrive dans l'archipel avec les Européens : commerce, colonisation, évangélisation.
Long XIXe siècle (1774-1914) L'ensemble des textes écrits disponibles relève de diverses catégories, principalement issus des archives publiques, civiles, diplomatiques, militaires, pénitentiaires : archives publiques diplomatiques, archives publiques militaires, archives publiques pénitentiaires, archives religieuses chrétiennes, missions catholiques maristes.. : R.P. Guillaume Douarre (1̠810-1853), R.P. Pierre Rougeyron (1817-1902), Abrégé de la vie d'Hippolyte Bonou, chef de la tribu de Pouébo en Nouvelle-Calédonie (1996, reprise de 1868), Benoît Forestier (1821-1906), R.P. Pierre Lambert (1822-1903), R.P. Mathieu Gagnière (1822-1867)., dit Père Gagnière, Charles Girard (dir.), Lettres des missionnaires maristes en Océanie (1836-1854), Paris, Karthala, 2008, (NC 539-682), Georges Pisier., Le témoignage de Ta'unga (la Nouvelle-Calédonie vue par un teacher polynésien, avant l'implantation européenne), EH-NC , Nouméa, 1980, Jacques Izoulet., Mékétépoum (Histoire de la mission catholique dans l'île de Lifou, au ), Paris, L'Harmattan, 1996 Léopold VerguetLéopold Verguet (1817-1914), Histoire de la première mission catholique au vicariat de Mélanésie, Carcassonne, 1854, rréd. , Jean Gilibert (1818-1891)., Un voyage sans retour (De l'Aubrac à la Nouvelle-Calédonie), Journal, CEPAC, 2007, missions protestantes, London Missionary Society, George Augustus Selwyn (1809-1878), Jean-François Zorn., Le grand siècle d'une mission protestante, la Mission de Paris, de 1822 à 1914, Paris, Karthala, 1993, archives personnelles, correspondances privées, journaux intimes, Narcisse-Anténor Leloup (1823-1869) "Pionnier de Nouvelle-Calédonie 1863-1867"., recueil de lettres, Paris, L'Harmattan, 2016, travaux scientifiques, Karl Friedrich Sarasin (1859-1942), Ethnographie des Kanak de Nouvelle-Calédonie et des Îles Loyauté, 1911-1912http://www.mncparis.fr/actualites/archives/2009/sur-les-traces-de-fritz-sarrasin. travaux historiques, textes littéraires poèmes romans, récits, textes autobiographiques, etc., Joseph Morlent (1793-1861)., Les Robinsons français ou la Nouvelle-Calédonie, Paris, Mame et Fils édit., 1856, Marie Giovanni, Journal de voyage d'une parisienne (1855-1856), Ulysse de La Hautière, Souvenirs de la Nouvelle-Calédonie : voyage sur la côte orientale : un coup de main chez les Kanacks : Pilou-pilou à Naniouni... (1869), Jules Garnier (1839-1904), Voyage autour du monde : Océanie (1871), Julier Praetor, Souvenirs de la Nouvelle-Calédonie (1871), Henri Thiercelin., Chez les anthropophages : Aventures d'une parisienne à la Nouvelle-Calédonie., Paris, Lachaud édit., 1872, Élie Berthet (1815-1891), Les Parisiennes à Nouméa, Paris, Sartorius, 1873, Jules Patouillet (18??-19??), médecin de la marine, Voyage autour du monde : trois ans en Nouvelle-Calédonie (1873), Jean de Lamothe, Les compagnons du désespoir (1875), Iblis (?), Aventures et mésaventures algériennes de M. Olivier Pain secrétaire de M. Henri Rochefort (1880), Charles Lemire (1839-1912)., Voyage à pied en Nouvelle-Calédonie (...) (1884), Monchoisy, La Nouvelle Cythère (1888), Jean Dargène (1856-19?)., Sous la croix du sud : roman de la Nouvelle-Calédonie., Paris, Havard, 1886, Jean Dargène, Sous la croix du Sud : roman de la Calédonie (1891), Jean Carol, Le Bagne (1903), Jules Renard, Les étapes d'un petit parisien (2ème édition, 1911), Luc Dangy (sd), Moi, légionnaire et marsouin : Algérie, Nouvelle-Calédonie, Nouvelles-Hébrides, 1902-1913 (1932). Marc Le Goupils (1860-1942), Dans la brousse calédonienne (1898-1904), Les filles du pionnier, Paris, Hachette, 1910, Comment on cesse d'être colon, Souvenirs d'un planteur (1898-1904) (1928), Michel Millet (1863-1920), 1878 : carnets de campagne en Nouvelle-Calédonie, précédés de La guerre d'Ataï : récit kanak, présentation par Alban Bensa, Toulouse : Anacharsis, 2004, Marie Nervat (1874-1909)., et Jacques Nervat. (père de Philippe Chabaneix), Célina Landrot. Fille de Pouëmbout. Roman calédonien., Paris, Mercure de France, 1904...
La littérature orale kanak est plus difficilement accessible, en traduction-adaptation.
Court XXe siècle (1914-1980) La Nouvelle-Calédonie a produit plusieurs écrivains. qui, quels que soient leur communauté d'appartenance et leurs styles particuliers, se sont attachés à puiser dans des références culturelles diverses (européennes, tradition orale mélanésienne, parler calédonien). Les plus célèbres historiquement restent Jean Mariotti. et Georges Baudoux..
Georges Baudoux (1870-1940), le premier écrivain calédonien, a écrit plusieurs nouvelles dans les années 1910 et 1940, dont certaines sont publiées par des revues locales (Kaavo en 1919), sous le pseudonyme de Thiosse. Elles sont pourtant compilées dans des recueils et pleinement éditées, seulement après sa mort, notamment à travers les deux tomes de Les Blancs sont venus édités par la Société d'études historiques de la Nouvelle-Calédonie en 1972 et 1979. L'essentiel de ses œuvres décrit et met en avant le cloisonnement de la société colonialePrésentation de Les Blancs sont venus par le site jacbayle.club.fr .. Il a entretenu des relations de respect avec Maurice Leenhardt et Lucien Lévy-Bruhl.
Jean Mariotti (1901-1975). a écrit principalement : Les Contes de Poindi, recueil de contes inspirés de légendes kanaks, publié en 1939 puis revu et corrigé en 1941 et traduit en anglais, en allemand et en slovaque notamment. Takata d'AïmosTakata d'Aïmos, éd. Flammarion, Paris, 1930, 249 p. (réédité à Nouméa en 1995 puis de nouveau en 1999)., roman fantastique lui aussi inspiré d'une légende traditionnelle kanake.. RemordsRemords, éd. Flammarion, Paris, 1931, 283 p. (réédité à Nouméa en 1997)., roman psychologique sur les bagnards.. À bord de l'incertaine, éd. Stock, Delamain et Boutelleau, Paris, 283 p. (réédité à Papeete en 1981 puis à Nouméa en 1996 et en 2000), récit de fiction se situant dans un pays imaginaire mais inspiré de son enfance dans le petit village calédonien de Farino.. Le Dernier voyage du Thétis, éd. Stock, Paris, 1947, 251 p., recueil comprenant 7 nouvelles : Le Dernier Voyage du "Thétis", Paysage, Le Porto du "Drafn", Toi y'en a monnaie ?, Simple histoire, L'épopée accidentelle, Nuit calédonienne.. Également plusieurs ouvrages sur l'histoire, la géographie ou l'économie de la Nouvelle-Calédonie.
Alain Laubreaux (1899̠-1968), qui a fait publier Georges Baudoux, et publié lui-même trois romans, Yan̠-le-Métis (1928), Le Rocher à la voile (1930), Wara (1932), mais au cœur d'une affaire (Jean Guiart, 2013:177), Paul Bloc, Les filles de Néama et le colon Brossard (1965)., Les confidences d'un cannibale (1966), Albert Garenne (1873-1958)., Idylle canaque, passions et drames coloniaux (1932),
Parmi les écrivains-poètes : Georges-Eugène Bertin (1868-1938).., Antoine Soury-Lavergne (1879-1970)., Morceaux calédoniens (1953, rééd. 1998), Jacques Nervat (Philippe Cabaneix, 1898-1982)...
Parmi les essayistes et scientifiques, linguistes, ethnologues, anthropologues : Maurice Leenhardt (1878-1954), et autour de lui les premiers auteurs kanak, Pierre Métais (1906-1999), André-Georges Haudricourt (1911-1996), R.P. Marie-Joseph Dubois (1913-1998)., Sorcelleries maréennes : le Kazé et la Paace (1949), Mythes et traditions de Maré (1975)., Généalogies de Maré (1978).., Généalogies de l'Île des Pins (1978)., Histoire résumée de Mare (îles Loyauté) (1981), Kwenyii, l'île des Pins aux temps anciens (1982), Histoire résumée de Belep (1985), Maurice Lenormand (1913-2006), Jean Poirier (ethnologue) (1921-2009), La Nouvelle-Calédonie : géographie et histoire, économie, démographie, ethnologie (en collaboration avec Jean-Paul Faivre, 1955) Jean Guiart (1925-2019), etc.
thumb|right|250px|Francis Carco vers 1930 La Nouvelle-Calédonie a également vu naître ou a accueilli plusieurs auteurs renommés, en inspirant fortement tout ou partie de leur œuvre, dont Francis Carco (1886-1958), qui a passé ses dix premières années dans la colonie.
Beaucoup des écrivains sont des Calédoniens d'origine européenne, pas toujours bienveillants. Le métropolitain Michel Noirot (pseudonyme d'A. Stievenard, juge) passe une mauvaise année à Nouméa et publie en 1932 Niaoulis… la plaie calédonienne, pamphlet de « petit bourgeois halluciné et bien couard, […] fonctionnaire, en délicatesse avec sa hiérarchie, étalant ses rancœurs » (Bernard Capecchi., pages 57 et 84, réédition commentée du pamphlet (2008))..
Après 1945, les auteurs kanak apparaissent souvent avec un ton engagé en faveur de la revendication identitaire mélanésienne. Les plus représentatifs restent Apollinaire Anova. (1929-1966), prêtre, premier écrivain kanak.., francophone, Jean-Marie Tjibaou (1936-1989)., principal dirigeant indépendantiste des années 1970 et 1980,
Époque contemporaine, depuis 1980 Bande Dessinée La bande dessinée néo-calédonienne arrive tardivement, mais frappe fort.
La Brousse en folie de Bernard Berger (1957, Nouméa). permet de découvrir les singularités de la société néo-calédonienne à travers une expression humoristique accessible à tous. Cette série de bande dessinée, née en 1984, est chaque année parmi les plus gros succès d'édition de l'île. Elle a ouvert la voie à toute une bande dessinée calédonienne également incarnée aujourd'hui par Gielbé (frère de Bernard Berger, auteur de La Tribu Mathurin en 1998 et du duo Aglaé & Sidonie qui apparait sous la forme d'un comic strip quotidien dans Les Nouvelles calédoniennes pour commenter de manière humoristique l'actualité depuis 1995) ou Niko et Solo (respectivement dessinateur et scénariste de la série Frimeurs des Îles depuis 2002), ou Jilème, auteur de Léannie (7 albums depuis 2010), Adeline et Charlotte depuis 2009 et dessinateur de presse depuis 2005 pour "les Infos", "Les Nouvelles calédoniennes" et "le Chien bleu", ou Jar (dessinateur depuis 1997 de la série Le Sentier des Hommes, scénarisée par Bernard Berger). Un festival biennal de la bande dessinée et de l'image est organisé depuis 2003 à Boulouparis« Sacrée joyeuse bande à Boulouparis », Les Nouvelles calédoniennes, 04/08/2003..
Enfin, paraît en 2012 le premier tome de La fabuleuse histoire du destin communhttps://www.mncparis.fr/ulftp/On-refait-pas-l-histoire-B-Berger-Communique.pdf (On refait pas l'histoire, Le pays d'entre-deux), série encore inachevée.
Roman Quelques écrivains métropolitains (de passage) s'intéressent à la Nouvelle-Calédonie, dont Xavière Gauthier (1942-), avec L'Herbe de guerre (1992) et ses nombreux livres sur Louise Michel,