Thomas Oliphant (1799–1873) est un musicien, artiste et auteur écossais dont les œuvres étaient très connues à son époque. Il compose la partie chorale de la musique pour le mariage du roi Edward VIII et de la reine AlexandraPartition de la chorale et du cérémonial du mariage, , imprimée par Harrison and Sons. Paroles de la chorale de Thomas Oliphant All Ye Who Music Love (SATB), Wisconsin Music Educators Association.. Oliphant est entre autres l'auteur des paroles de Deck the Hall(s) with Boughs of HollyFranklin Square Song Collection, 1881Welsh Melodies, éditeur Addison, Hollier and Lucas; Lamborn Cock and Co.; J.B. Cramer & Co (Londres), vols. 1&2 publié en 1862. vol 3 en 1870 et vol. 4 en 1874The Song Book by John Hallah. Contexte familial Thomas est le cinquième fils d'Ebenezer Oliphant, de Condie et Mary, troisième fille de Sir William Stirling, baronnet de . Thomas est baptisé à le jour de Noël en 1799Burke's Landed Gentry 19th Edition, The Kingdom in ScotlandBurke's Peerage & Baronetage 107th Edition.

Oliphant est étroitement lié à Caroline Oliphant, Lady Nairne. Oliphant a six frères et sœurs dont l'aîné, , est membre du parlement de Perth de 1832 à 1837. Un autre frère aîné, , est . Un troisième frère, le Lt. Col. , est président de la Compagnie britannique des Indes orientales et c'est de ce frère que descend l'actuelle lignée principale des Oliphant. Thomas meurt célibataire le Great Marlborough Street à LondresDictionary of National Biography.

Jeunesse Oliphant est éduqué au Winchester College mais le quitte jeune. Il devient membre du London Stock Exchange mais peu après quitte l'institution afin de donner court à son intérêt pour la musique et la littérature.

La Madrigal Society En 1830, Oliphant est admis membre de la « Madrigal Society » et en 1832 en devient le secrétaire honoraire, poste qu'il occupe pendant 39 ans avant de devenir premier vice-président puis un an plus tard président de la Société en 1871. Il rédige les paroles en anglais d'un nombre considérable de madrigaux italiens à destination de la Société. Dans certains cas, ses paroles sont des traductions mais la plupart sont de sa plume.

Carrière Comme son cousin plus célèbre, Oliphant est avant tout un parolier qui écrit ses propres nouveaux textes ou ses propres interprétations de ses « traductions » de chansons existantes en langues étrangères. Oliphant participe au festival Great Handel à l'abbaye de Westminster dans le chœur en tant que chanteur basse. En 1855, les directeurs de la Philharmonic Society lui demandent de traduire des parties de l'opéra Lohengrin de Wagner qui sont ensuite interprétées par l'orchestre et le chœur de la Royal Philharmonic Society (à présent appelée Royal Philharmonic Society) au Hanover Square Rooms dirigé par Wagner lui-même. Oliphant écrit les paroles pour la chorale du mariage du roi Edward VIII et de la reine Alexandra en 1863. La musique est composée par le prince Albert et lorsque la reine Victoria entend le récital, il est rapporté qu'elle est très affectée par la chorale car Albert est mort un an auparavant en 1861Royal Collection. Oliphant est décrit comme « le poète de la cour » car il écrit les paroles des événements royaux et autres importantes occasionsArts and sciences: ou quatrième division de The English encyclopedia, volume 2, page 378. Édité par Charles Knight (1866).

Dans la Grande-Bretagne de l'époque victorienne, la vogue pour la traduction des paroles étrangères en anglais est populaire. C'est un passe-temps dans l'art duquel Oliphant est prodigieux. Sa place dans le monde de la musique a diminué au point où il est de nos jours largement inconnu mais de son vivant sa place était importante. Une lettre parue dans le The Musical World daté du mois d' en est une illustration :

En dépit de ses vastes interprétations de chansons allemandes, il semble qu'à un moment au moins, Oliphant ne parlait pas allemand. Comme l'écrit un de ses amis et contemporains : Compte tenu de la quantité de « traductions » qu'a produites Oliphant, il est difficile d'imaginer qu'il n'a pas acquis une certaine connaissance de l'allemand ce faisant. Oliphant s'est également inspiré du gallois, du français, de l'italien et d'autres langues, il est possible qu'il n'était pas parfaitement à l'aise dans ces langues non plus (néanmoins, on sait d'après sa collection de croquis italiens, qu'il a effectué un voyage en Italie), ce qui est sans doute en partie pourquoi ses vers anglais ne sont pas des traductions, mais ses propres interprétations. Nos Gallen est un exemple remarquable car il s'agit d'une chanson du Nouvel An qu'Oliphant transforme en chant de Noël, Deck the Hall (bien qu'il le publie sous le titre Nos Gallen en 1862 et qu'il est depuis connu par son premier vers).

Oliphant commande dix-huit pièces à John Liptrot Hatton qui travaille sous le pseudonyme « P.B. Czapek » (allusion au mot hongrois pour Hat (chapeau), d'où « Hatton »). Ces compositions sont écrites suivant le style des classiques allemandsFuller-Maitland, 'Hatton, John Liptrot', Old D.N.B. Simpson, A Century of Ballads, ..

Après la mort d'Oliphant en 1873, sa précieuse collection de musique est vendue par Puttick and SimpsonAlec Hyatt King, Some British Collectors of Music, c. 1600–1960 (Cambridge University Press 1963), passim, ..

Quelques créations de Thomas Oliphant vignette|Paroles originales de Thomas Oliphant pour Men of Harlech telles qu'elles paraissent dans les Welsh Melodies With Welsh and English Poetry (volume 2), publiées en 1862 Version en anglais du Fidelio de Beethoven ainsi que du Mont des Oliviers et Adelaide.

The praise of music de Beethoven – version en anglais adaptée expressément pour les concerts de la « Vocal Society » par Thomas OliphantThe praise of music, cantate pour quatre voix principales avec chœur. Auteur : Ludwig van Beethoven; Friedrich Rochlitz; Thomas Oliphant Éditeur : London, Cramer, Addison & Beale (184-?).

Ave Maria version anglaise de Thomas Oliphant, musique de Schubertthe Musical World, vol. 13. (1840) Publishers: Henry Hooper, 13 Pall Mall East, London, R. Groombridge, Panyer Alley, .

Autres pièces de Schubert avec des textes d'Oliphant :

Let me weep again I came when Spring was smiling Fast Homeward there rode (the erl king) Thine is my Heart Forlorn I track the mountains steep (the Wanderer). Sleepest Thou Fair Maiden Death Thou Unrelenting Foe Behold yon Rose Tree My Pretty Fisher Maiden All Unstrung Hangs my Lute On Mossy Bank Reclining Weary Flowers their Buds are Closing (Serenade) The Passing Bell Calm as a Child in its Cradle Weep not for Friends Departed My life is but a Summer Day Why Fond Youth such Wild Emotion Tis Sweet to Think Dear Mother do not Chide Me, (the Echo) A Warrior I Am Time Likely Hath Flown O'er Me Smooth is the Moonlit Sea Proudly Our Heads We Lift on High Hark The Lark et Who is Sylvia? The Trout Thy Face is Every Blooming Flower I se; La Circassienn, opéra comique en trois actes de Daniel François Esprit, (1782–1871), traduction d'OliphantPublisher: London, Addison. (1861). Maiden Fair, O Deign to Tell de Joseph Haydn. Pièces avec musique de Friedrich Curschmann : Rest Love The Twlight Is Closing – sérénade et She is Mine, Thine is my heart (Dein ist mein Herz), Arise Bright Golden Star Of Day, chanson Oliphant écrit le texte en anglais de l'opéra The Regicide, sur une musique de Pietro Metastasio arrangée par Charles Lucas Down in a Flow'ry Vale, madrigal pour quatre voix – Les paroles sont une imitation de l'italien d'après l'original de Costanzo Festa, The daughter's gift (ballade), poème de Thomas Oliphant, musique de Julius Benedict. Heart Fond Heart, Why Dost Thou Languish (Herz. mein herz. warum so Traurig) de Carl Maria von Weber Could I Thro' Aether Fly (Konnt Ich Durch Raume Flieh'n), musique de Wilhelm Bernhard Molique The Jewish Maiden (Das Madchen von Jud) et All is Still in Slumber Deep (Schlummerlied), musique de . The Post Horn, chanson allemande adaptée en anglais par Oliphant, musique de Conradin Kreutzer Stay One Moment Gentle Sire, paroles et musique de Thomas Oliphant. Bid Me To Live, and I will Live, paroles et musique de Thomas Oliphant. David of the White Rock, () paroles en gallois de , paroles anglaises d'Oliphant. All ye who Music Love de Baldassare Donato, paroles en anglais (qui ne sont pas une traduction) de Thomas Oliphant. Where floats the standard (Die Fahnenwacht), musique de Peter Josef von Lindpaintner Llewelyn, A Dramatic Cantata est dédiée au prince de Galles. Composée par John Thomas (Pencerdd Gwalia ; 1826–1913), harpiste de la reine Victoria et barde gallois, texte en gallois du barde John Jones (Talhaiarn 1810–69) et paroles en anglais de Thomas Oliphant, The Lark. Paroles en gallois de Talhaiarn et en anglais d'OliphantMusical Times The Ash Grove publié dans le volume I de la collection Welsh Melodies, With Welsh And English Poetry parue en 1862, de John Jones (Talhaiarn) & Thomas Oliphant Santa Lucia, barcarolle napolitaine, éditée par Mario Favilli, traduite par Thomas Oliphant. The Shepherds Winter Song, The Violet et The Chapel, musique de P B Czapek paroles en anglais d'Oliphant. , traduit en anglais par Thomas OliphantThe Oxford Song Book (volume 1) (1916) et publié dans le volume 2 de la collection de 1862 Welsh Melodies, With Welsh And English Poetry, de Talhaiarn & Thomas Oliphant. (All Through the Night) paroles en gallois de Talhaiarn et en anglais de Thomas Oliphant. The eye of night, musique de Johannes Wenzeslaus Kalliwoda. De même, Oliphant écrit des paroles en anglais pour d'autres œuvres de Kalliwoda : The mill stream is roaring et Let me not hear. Tell me where bloometh true love, musique de Louis Spohr. Where'er I Careless Wander (Greeting), musique de Mendelssohn. Ah Me! How Soon (Autumn Song) op.63, musique de Mendelssohn. Service and Responses, édition d'Oliphant d'un original de Thomas Tallis Song of Forty Parts, édition d'Oliphant d'un original de Thomas Tallis. 149th Psalm : I will give thanks de Giovanni Pierluigi da Palestrina O Be Joyful de Giovanni Pierluigi da Palestrina Be Not Thou Far From Me de Giovanni Pierluigi da Palestrina Hard By A Fountain de Hubert Waelrant Let Us All Sing, Merrily Sing de Jer. Saville Ah Me! Where Is My True Love? de Felice Anerio Lady, See, On Every Side de Luca Marenzio When April deck'd in roses gay de Luca Marenzio, utilisé lors de la commémoration de Sir Thomas Gresham, le samedi Stay limpit Stream de Luca Marenzio (paroles en anglais à la manière de The Triumphs of Oriana d'Oliphant) Hark, The Village Maids Are Singing de Cherubini All Hail, Britannia! d'Antonio Lotti De nombreuses chansons de Christopher Tye reçoivent de nouvelles paroles d'Oliphant. Nymphs are sporting, a cappella de R. L. de Pearsall Dainty fine bird, madrigal d'Orlando Gibbons arrangé par Oliphant The Two Nightingales, duo d'Anton Hackel Oliphant rédige également les paroles pour d'autres pièces de Thalberg et autres musiciens.

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