Juliette Weill, née le à Strasbourg (Bas-Rhin) et morte le dans le camp d'extermination de Sobibor (Pologne), est une jeune Française juive, membre de la Résistance, arrêtée dans la rafle de la rue Sainte-Catherine, à Lyon, le , par la Gestapo, sous les ordres de Klaus Barbie. Elle est déportée par le convoi n° 53 du 25 mars 1943, du camp de Drancy vers le camp d'extermination de Sobibor. Elle est âgée de . vignette|Plaque rue Sainte-Catherine.

Biographie Juliette Weill naît le à Strasbourg. Elle est active dans les Éclaireuses et éclaireurs israélites de France (EIF).

Lyon Juliette Weill habite à Lyon au Voir, Klarsfeld, 2012..

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est active dans la RésistanceVoir, Organisation juive de combat..

Elle est une responsable de la Sixième-EIF zone Sud, où les EIF (Éclaireurs israélites de France) s'occupent de disperser les jeunes des maisons d'enfants, de les munir de faux papiers et de les cacher..

La rafle de la rue Sainte-Catherine Le , Juliette Weill est une des 83 personnes arrêtées par la Gestapo, sous les ordres de Klaus Barbie, lors de la rafle de la rue Sainte-Catherine.

La déportation Juliette Weill est transférée au camp de Drancy, puis déportée par le convoi n° 53 du 25 mars 1943, de Drancy vers le camp d'extermination de Sobibor. Elle est alors âgée de Voir, Serge Klarsfeld. Le Mémorial de la déportation des Juifs de France, 1978..

Juliette Weill meurt le au camp d'extermination de Sobibor.

Ses lettres de Drancy Le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, évoque ses lettres de Drancy, lors de la de la rafle, le , en présence de Robert Badinter, dont le père Simon Badinter subit le même sort qu'elle, la déportation à Sobibor. Le maire de Lyon note que Robert Badinter le , vient aux nouvelles pour son père, au , et échappe de justesse à l'arrestationVoir, Commémoration de la rafle du 9 février 1943 rue Sainte-Catherine, Lyon. crif.org..

Gérard Collomb déclare : « Ils ne furent que quelques-uns qui, arrivés rue Sainte-Catherine, parvinrent à en réchapper. Tous les autres furent déportés vers Drancy puis vers les camps avant d’être acheminés vers les chambres à gaz. Ils eurent parfois la possibilité d’envoyer à leur famille un ultime message. »

" Comme celui qu’écrivait, le , Juliette Weill à sa famille : « Nous voilà donc à Drancy au moment du grand départ… Je vous embrasse bien fort, tous. Ce n’est pas un adieu, ce n’est qu’un au revoir »."

« Cet au revoir, vous constatez cher Serge Klarsfeld, dans le beau document que vous avez écrit pour le CHRD à la rue Sainte-Catherine, que c’était en fait un adieu pour 77 des  »

"Vous ajoutez : « C’est pour eux, pour les enfants d’Izieu, pour les déportés du convoi du à Lyon, que Beate et moi avons repéré Barbie, l’avons surveillé, et avons organisé son retour de force en France et à Lyon pour y être jugé »."

Voir aussi Bibliographie Voir, Catherine Richet, Organisation juive de combat 1940-1945. Kohn, Samuel, 2006, .

Articles connexes Rafle de la rue Sainte-Catherine Résistance juive en France

Liens externes La Rafle de la Rue Sainte-Catherine à Lyon le 9 février 1943 dans les locaux de la (CAR) et de la (FSJF) de la Direction "Assistance" de l'UGIF. Documentation réunie et publiée par Serge Klarsfeld président de l'Association "Les Fils et Filles des Déportés Juifs de France". Yad Vashem.

Notes et références

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