L'aide à la recherche du premier emploi (ARPE) était une prestation sociale française, créée en par le deuxième gouvernement Valls (sous la présidence de François Hollande), destinée à faciliter l'insertion professionnelle des jeunes diplômés d'origine modeste sur le marché du travail. Elle permettait aux jeunes nouvellement diplômés d'un diplôme national à finalité professionnelle (DUT, BTS, Licence professionnelle, Master ...) et possédant de faibles ressources de bénéficier d’une aide financière non imposable pouvant atteindre 550 euros chaque mois. Elle pouvait être accordée pendant 4 mois maximum, après l'obtention du diplôme, durant la recherche d'un premier emploi.

Elle a été supprimée le par le deuxième gouvernement Philippe (sous la présidence d'Emmanuel Macron), et n'est plus attribuée.

Histoire

Contexte et objectifs Le projet de loi relatif au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels a provoqué de vives réactions et notamment du côté des organisations de jeunesse en . Ainsi, à la suite de ces contestations, le Gouvernement français a décidé d'inscrire à l'article 50 de ce projet, qui a été adopté le , une mesure destinée aux jeunes d'origine modeste.

Selon le ministère de l'Éducation nationale, cette aide est .

Annonce de création Le à Matignon, en compagnie de Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, Myriam El Khomri, ministre du Travail et Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, et de différentes organisations de jeunesse, le Premier ministre Manuel Valls (sous la présidence de François Hollande) présente plusieurs mesures accordées aux jeunes dans le cadre du dont l'ARPE. Cette aide financière sera effective dès la rentrée scolaire 2016.

Mise en œuvre

25 800 étudiants et 2 000 apprentis ont bénéficié de l'ARPE en 2017Annexe n° 34 au rapport sur le projet de loi de finances pour 2019, p. 55..

Suppression Sous la présidence d'Emmanuel Macron (deuxième gouvernement Philippe), le rapporteur spécial de la mission Recherche et enseignement supérieur, Fabrice Le Vigoureux, a argumenté (p. 54-56) en faveur de cette suppression, le en commission des finances de l'Assemblée nationale, principalement au motif que la garantie jeunes poursuivait déjà des objectifs similaires à cette aide. Il a également soutenu (p. 570-572) que les crédits de cette aide étaient « de plus en plus sous-consommés » (33 millions d'euros sur les 58 millions prévus dans le précédent budget). Il a en outre dénoncé l'absence d'« accompagnement » et de « contrôles », les CROUS n'ayant « pas les moyens de s'assurer que le demandeur n'est plus en formation, qu'il recherche bien un emploi et qu'il n'en a pas trouvé ». Dénonçant des « effets d'aubaine », il a soutenu que cette aide pouvait « retarder l’insertion professionnelle ».

La commission des finances a suivi son argumentation, rejetant les amendements de suppression de l'article 78 du projet de loi de finances. La loi de finances pour 2019 promulguée, n° 2018-1317, a entériné cette décision, supprimant l'ARPE à l'article 247.

Les diplômés avant le peuvent encore demander l'ARPE dans les quatre mois suivant l'obtention de leur diplôme, ce qui porte les dernières demande d'ARPE au au plus tard. L'aide étant versée pendant 4 mois maximum, les derniers versements de cette aide interviendront au plus tard le .

Critiques

Notes et références

Catégorie:Pauvreté en France Catégorie:Aide sociale en France