Jacques Beaudenom de Lamaze, né le à Périgueux et décédé le à Bir Hakeim, est un officier français de la Légion étrangère, officier des Forces françaises libres, compagnon de la Libération. Il est tué à la fin de la bataille de Bir Hakeim en Libye..

Biographie Jacques Beaudenom de Lamaze, né le à Périgueux (Dordogne), est le fils de Claire Lacarrière et du capitaine Louis Beaudenom de Lamaze – lui même fils du général de Lamaze..

Il intègre en 1930 la promotion Joffre de École spéciale militaire de Saint-Cyr. . À la sortie de Saint-Cyr, il choisit un régiment de la Ligne Maginot, puis il s’engage en dans la Légion étrangère, au sein de la Compagnie saharienne de Tabelbala.

Seconde Guerre mondiale En , Jacques Beaudenom de Lamaze rejoint la 13 demi-brigade de Légion étrangère, nouvellement formée à Sidi-Bel-Abbès sous le commandement de Raoul Magrin-Vernerey.

Au mois de mai, la est envoyée en Norvège pour soutenir le Corps expéditionnaire du général Béthouart. Les légionnaires remportent la bataille de Narvik face aux Allemands, avant d’être rapatriés à l’annonce de l’invasion de la France. Ils débarquent en Bretagne le . Face à la débâcle, ils rembarquent le et gagnent l'Écosse.

Adhérant à l’appel du 18 juin, Jacques Beaudenom de Lamaze fait partie des quelque 900 légionnaires qui se rallient à la France libre et défilent le à Londres. Fin septembre 1940, ils accompagnent le général de Gaulle pendant l'opération Menace contre Dakar. À la suite de l'échec du débarquement au Sénégal, Lamaze refuse de prendre part à la campagne du Gabon, pour ne pas porter les armes contre des Français.

La est intégrée à la brigade française d'Orient, contourne l'Afrique et débarque à Port Soudan en , pour aider les Britanniques à déloger les Italiens d’Érythrée. L’unité se distingue à la bataille de Keren.

Beaudenom de Lamaze, promu capitaine à la tête de la compagnie, capture un lieutenant-colonel et vingt-cinq soldats italiens le . Cinq jours plus tard, il reçoit la reddition du fort Vittorio Emmanuele à Massaoua.

Les légionnaires embarquent ensuite pour la Palestine. Beaudenom de Lamaze ne participe pas à la Campagne de Syrie – toujours pour ne pas affronter de Français.

En , sa compagnie est transférée vers le First Free French Brigade Group du général Koenig, qui combat avec la 8 armée britannique dans le désert libyen.

Bataille de Bir Hakeim À partir du , le capitaine de Lamaze et ses hommes sont chargés de sillonner les marais, deux vastes champs de mines formant un "V" au nord de Bir Hakeim.

Le , le général Kœnig lui confie la mission de brûler les carcasses de chars ennemis, afin qu’ils ne soient pas ciblés par les bombardiers de la Royal Air Force. Son détachement motorisé doit aussi tenter de nouer le contact avec la brigade britannique, positionnée plus au nord. Il détruit sept automitrailleuses ennemies avant d’être contraint d’y renoncer.

Le lendemain, Lamaze est chargé de colmater une brèche ouverte dans le champ de mines. Les Français sont malmenés par les assauts des blindés ennemis, mais ils parviennent à reprendre l’avantage puis à se replier grâce à l’intervention des chenillettes de Lamaze et de la compagnie de Pierre Messmer.

Les forces de l’Afrikakorps de Rommel, douze fois supérieures en nombre, encerclent inexorablement Bir Hakeim. Pendant dix jours, le camp retranché français oppose une résistance héroïque aux assauts terrestres et aériens de l’Axe.

Le , Messmer et Lamaze sont envoyés en renfort dans le secteur tenu par le bataillon de Légion étrangère et le bataillon de marche de l'Oubangui-Chari. Leur contre attaque réussit à démoraliser l’ennemi, qui remet au lendemain l’assaut final – sans se douter que les Français, assoiffés et affamés, sont à court de munitions.

L’évacuation de la position est décidée la nuit tombée. Les Français abandonnent Bir Hakeim et se ruent vers le sud-ouest, par delà trois lignes de défense italo-allemandes. Le capitaine de Lamaze est chargé par le général Koenig de réduire les nids de mitrailleuses, pour permettre le passage des colonnes de blessés.

Se munissant de grenades, il s’élance à vive allure en criant « en avant la Légion ! » et traverse plusieurs barrages de tirs ennemis, avant d’être fauché par une rafale qui transperce son artère fémorale. Il meurt à l’âge de trente ans.

Jacques Beaudenom de Lamaze est créé compagnon de la Libération à titre posthume le « Officier chrétien dont la mémoire restera un symbole de la valeur morale de sa race. Sa foi dans les destinées de sa patrie et son suprême sacrifice sont à citer en exemple aux futures générations d’officiers. » — Charles de Gaulle.. Il est enterré à Tobrouk.

Distinctions

par décret du (avec 3 citations)

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie . .

Articles connexes demi-brigade de Légion étrangère () Compagnon de la Libération

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