Génicourt est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France, sur une vaste plaine agricole. Ses habitants sont appelés les Génicourtois.

Géographie

Description vignette|gauche|Sentier au Nord du village. Le village se situe sur le plateau agricole du Vexin français et dans le parc naturel régional du même nom, au nord de l'agglomération de Cergy-Pontoise, à 40 kilomètres au nord-ouest de Paris.

L'aérodrome de Pontoise-Cormeilles jouxte le territoire communal à son extrémité nord-ouest.

Génicourt est desservie par : l'ancienne Route nationale 15 (actuelle RD 915), qui traverse le territoire au sud de la commune, mais ne passe pas par le centre du village, mène vers le nord-ouest à Cormeilles en Vexin, Marines, Gisors et Dieppe et vers le sud-est à Cergy-Pontoise et Paris ; la RD 22 venant de Carrières-sous-Poissy (Yvelines) qui traverse Boissy-l'Aillerie et croise la RD 915 par un rond point continue vers le nord, traverse Grisy-les-Plâtres et se termine près Hénonville dans le département de l'Oise ; la RD 79 qui commence à l'intersection avec la RD 915, traverse le centre du village et permet notamment de relier vers le Nord les communes de Livilliers et Hérouville-en-Vexin.

Plusieurs lignes du réseau de bus du Vexin desservent le village : 95.06 Arronville, Lavoir ↔ Cergy, Préfecture / RER via Pontoise, Place du Général de Gaulle ; 95.08 Chars, Centre-Ville ↔ Cergy, Préfecture / RER via Pontoise, Place du Général de Gaulle ; 95.08 Marines, Collège Les Hautiers ↔ Pontoise, Place du Général de Gaulle ; 95.12 Berville, Lavoir ↔ Cergy Préfecture / RER via Pontoise, Place du Général de Gaulle ; 95.33 Marines, Collège Les Hautiers ↔ Génicourt, Rue des Fossettes.

Communes limitrophes Génicourt est bordée par les communes de Livilliers, Osny, Boissy-l'Aillerie, Épiais-Rhus, Grisy-les-Plâtres et Cormeilles-en-Vexin. Génicourt touche en outre à Ennery en un quadripoint, mais ne possède pas de limites communes avec cette ville.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Boissy-l'Aillerie à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site publié par Météo-France en .

Urbanisme Typologie Au , Génicourt est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Jherincurt, Gainericorth, Jerincuria au , Gerincorth au , Gerincort, Genicourt au Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) .

Il s'agit, selon les formes anciennes, d'une formation toponymique médiévale en -court au sens ancien de « domaine rural » (terme issu du gallo-roman *CORTE ou *CURTE), précédé d'un nom de personne germanique, comme dans presque tous les cas.

Ernest Nègre propose l'anthroponyme germanique Gerinus, devenu Genin par attraction de ce dernier nom de personneibidem..

Histoire

Il est difficile de déterminer depuis quand le territoire de Génicourt est habité, et ce à cause d'un manque de documents sérieux. Des silex taillés et polis ont néanmoins été retrouvés dans les champs environnants le village.

Génicourt a toujours été un lieu de passage important, voire de campement pour les troupes ennemies qui se dirigaient vers Pontoise ou Paris aux . Le «Château» de Génicourt, a vu des personnalités plus ou moins importantes se relayer dans des séjours plus ou moins longs, comme : Nicolas Brûlart en 1605, marquis de Sillery, vicomte de Puisieux, conseiller du Roi et seigneur de Génicourt, Gérocourt et Marines ; ou encore son fils, Pierre Brûlart, négociateur du mariage de Louis XIII avec Anne d'Autriche. Les Brûlart de Sillery donnèrent à Génicourt son blason.

En 1691, le village est transféré de l'élection de Gisors à celle de Pontoise, comme de nombreuses autres paroisses de la région. À cette époque, Génicourt est un village agricole prospère qui alimente le moulin de Pontoise avec ses productions céréalières.

Le , Gérocourt est rattachée à Génicourt, petit village situé au nord-ouest de Génicourt sur la RD 22, ce qui augmente la population de la commune de 30 %Jean Aubert, La grande histoire du Val-d'Oise, .

Génicourt connait un essor remarquable au début du . Le village est équipé d'un réseau de distribution d'électricité dès 1914.. L'artisanat y est alors relativement développé, la commune accueillant des cultivateurs, un maréchal-ferrant, un tonnelier, un charron, un menuisier et un maçon. La ferme de Gérocourt posséde même sa distillerie et transforme ses productions de betteraves en alcool. On peut également y voir à cette époque une petite activité commerciale, avec deux bistrots, un épicier, un débit de tabac et un marchand de lait. Les autres commerçants - boulanger, boucher, charcutier et poissonnier sont ambulants.

Fait étonnant pour une si petite commune, la première piscine publique du Val-d'Oise est construite et installée à Génicourt à côté de l'école. Les deux bassins sont aménagés en 1947 et couverts en 1982. La piscine accueille à l'époque jusqu'à par mois. L'apprentissage de la natation et l'agrément de ce lieu de loisirs sont ses attributs majeurs, mais elle est aussi utilisée pour la kinésithérapie en milieu aquatique. Cependant, à la fin du l'établissement faute d'améliorations techniques, ne respecte plus les nouvelles normes européennes, et le coût des travaux de mise en conformité étant trop lourds, l'avenir de la piscine est compromis. La tempête de décembre 1999 cause des dégâts importants à la couverture et au bâtiment et précipitera sa fermeture.

Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs Antérieurement à la loi du Loi 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF 162 du 12 juillet 1964, 6204–6209, fac-similé sur Légifrance., la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Pontoise après un transfert administratif effectif au .

Elle faisait partie de 1801 à 1976 du canton de Pontoise, année où elle rejoint le canton de la Vallée-du-Sausseron. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 du canton de Pontoise

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription du Val-d'Oise.

Intercommunalité Génicourt est membre fondateur de la communauté de communes Sausseron Impressionnistes, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2002 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Liste des maires

Population et société Démographie

En 1801, Génicourt compte 148 habitants et Gérocourt 42.

Enseignement Les enfants du village sont scolarisés au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal qui rassemble les communes de Génicourt, Livilliers et Hérouville-en-Vexin. L'école communale "Pierre-Lefèvre" accueillait en 2020 les élèves du groupement pour les classes de CE1, CE2, CM1 et CM2.

Culture Une bibliothèque est ouverte depuis dans les locaux du Centre Socio-Culturel gérée par une équipe de bénévoles. Elle offre aux habitants du village ainsi qu'à ceux des communes avoisinantes, une documentation, avec un accès à plus de et ouvrages, ainsi qu'à des documents multimédias sur supports : cassettes audio, CD, CD-ROM, dans une surface de . Elle est un point de dépôt de la bibliothèque départementale de prêt (BDP) du Val-d'Oise.

Économie Restaurant italien Le siège et le dépôt du réseau de bus Cergy-Pontoise Confluence Hôtel des Ventes Une Boulangerie/Pâtisserie

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments vignette|L'ancienne église, démolie en 1905. Génicourt compte un monument historique sur son territoire :

Portail de l'ancienne église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, rue des Fossettes, face au carrefour avec la RD 79. Cette église fut démolie en 1905, hormis le portail Sud du bas-côté richement sculpté dans le style Renaissance, remontant au . L'église datant des XII et s était de plan cruciforme avec nef, chœur rectangulaire, transept plus étroit que le vaisseau central et deux travées, formant deux chapelles latérales. Son manque d'entretien régulier provoqua des désordres et fuites dans sa toiture et ses murs, dus au poids important du clocher central. Dès 1830, elle dut être fermée au culte pour cause de danger de chutes de pierres et d'effondrement. Du fait que la commune de Génicourt ne soit pas une paroisse à l'époque, la restauration de cette église ne put être financée, ni par l'État, ni par le diocèse. Au bout du bout d'une séance animée du conseil municipal, on décida unanimement de sa démolition en 1904, ce qui ne resta pas sans susciter des polémiques et réactions des habitants. En effet, ni l'administration départementale, ni la commission des antiquités et des arts ne furent prévenues. La construction de la nouvelle église, sans caractère particulier, coûta vraisemblablement beaucoup plus cher que n'aurait coûté la restauration de l'ancienne. Outre le portail Renaissance déjà bouché au moment de la démolition (classé monument historique par arrêté du .), ont été conservés un contrefort et quelques divers éléments récupérés à l'intérieur de l'ancien édifice, tels que des statues, une pierre tombale, les fonts baptismaux ( ou ) et les cloches.....

On peut également signaler : La nouvelle Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul : bâtie au 1 rue des Fossettes, en remplacement de l'église précédente, fut consacrée en 1905 et aura occasionné davantage de frais à la commune que n'aurait coûté la restauration de l'ancienne église. Le nouvel édifice occupe à peu près l'emplacement de l'ancien. Il est de plan rectangulaire avec un chevet plat. Le clocher bâti en charpente, s'élève au-dessus de la façade orientale, avec une haute flèche recouverte d'ardoise. Deux baies d'abat-son gémelées sont percées dans la façade, en dessous du clocher, ce qui donne l'impression de la superposition de deux petits clochers.