La Vieille prière bouddhique (Prière quotidienne pour tout l'univers) est une œuvre pour ténor, chœur mixte et piano ou orchestre composée par Lili Boulanger de 1914 à 1917.
Histoire La compositrice a écrit plusieurs partitions de musique religieuse chrétienne. Cette œuvre a la particularité de mettre en musique une prière bouddhique, connue sous le nom de « Metta sutta » et traduite du pali en français par Suzanne Karpelès.
Le musicologue Harry Halbreich note à propos de cette prière :
Composition et création Commencée en 1914, la partition est terminée à Arcachon au printemps 1917. Cependant, Lili Boulanger n'a jamais entendu elle-même sa composition, qui n'est publiée qu'à titre posthume dans les années 1920. L'œuvre est écrite pour ténor, chœur mixte (SATB) et orchestre (ou piano). La première exécution (sous le titre de « Prière hindoue ») a lieu le , salle Pleyel, avec Henri Büsser à la tête d'un chœur d'élèves des classes d'ensemble du Conservatoire, Gabriel Paulet (ténor) et Nadia Boulanger (piano). La critique est enthousiaste.
La Vieille prière bouddhique est ensuite reprise en concert le , salle du Conservatoire, lors d'une « Audition des envois de Rome des œuvres de Lili Boulanger », par la classe d'ensemble vocal du Conservatoire et l'orchestre de l'Opéra, sous la direction d'Henri Busser, avec le ténor David Devriès, puis le , à l'Opéra de Paris, lors d'une série « Grands concerts symphoniques », sous la direction de Serge Koussevitzky.
Instrumentation L'instrumentation requiert : Instrumentation de Vieille prière bouddhiqueBois2 flûtes, 2 hautbois, cor anglais, 2 clarinettes, clarinette basse, 2 bassons, sarrussophoneCuivres4 cors, 3 trompettes, 4 trombones, 1 tubaPercussionstimbales, cymbales, grosse caisseClaviers / cordes pincéescélesta, 2 harpesCordespremiers violons, seconds violons, altos, violoncelles, contrebasses
Analyse La Vieille prière bouddhique emploie un riche effectif : un orchestre et un chœur auxquels s'ajoute un ténor solo. Elle prend aussi la forme d'une incantation orientale :
La Vieille prière bouddhique est une .
Adélaïde de Place relève que .
Pour Harry Halbreich, . Le musicologue conclut sur ce jugement : .
La durée moyenne d'exécution de la pièce est de sept minutes environ.
Édition La partition est publiée par Durand.
La réduction pour ténor, chœur et piano (Paris, Durand, 1921-1922) porte le cotage D.&F. 10089 ; la partition d'orchestre (Paris, Durand, 1921-1925, avec une traduction anglaise de J. N. Scholefield) le cotage D.&F. 10090 ; le matériel d'orchestre le cotage D.&F. 10091 et la partition des chœurs seuls le cotage D.&F. 10092.
Discographie Raymond Amade (ténor) avec le Chœur d'Élisabeth Brasseur et Orchestre de l'Association des Concerts Lamoureux, dir. Igor Markevitch (1958, EMI CDM 7 64281 2) Martial Defontaine (ténor) avec le Chœur symphonique de Namur et l'Orchestre philharmonique du Luxembourg dirigé par Mark Stringer, Timpani, 1998/2007. Julian Podger (ténor) avec le Monteverdi Choir et l'Orchestre symphonique de Londres dirigé par John Eliot Gardiner, Deutsche Grammophon, 2002.
Bibliographie
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Références
Liens externes
+ « Lili Boulanger - Vieille prière bouddhique » sur repertoire-explorer.musikmph.de (Outre le texte de la prière, ce site donne une analyse de l'œuvre) Une courte analyse de l'œuvre musicale sur journalofmusic.com
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