Patrick Esclafer de La Rode, né le à Angoulême, et mort le à Périgueux, est un historien régionaliste et généalogiste français. Il est principalement connu pour avoir contribué au renouveau du courant légitimiste en France.

Biographie Famille Patrick Esclafer de La Rode a pour aïeuls Jean-Baptiste Dereix de Laplane, député-maire de Mareuil, et Jean-Baptiste Pourteyron, magistrat et premier maire de RibéracYvan de Wilde, « Patrick Esclafer de la Rode pour l'histoire - biographie ». Il est l'arrière petit-fils de l'homme d'État Oscar Bardi de Fourtou, plusieurs fois ministre sous la Troisième République (consulté le 27 avril 2018) et l'un de ses grands-pères, Jean Esclafer de la Rode, donna par ailleurs le site et le château des Eyzies à la France.

Carrière professionnelle Il fait des études classiques au collège Saint-Grégoire de Tours et au lycée Saint-Paul d'Angoulême puis, après un bac littéraire, entre en faculté de droit à l'université de Bordeaux.

Après la mort de son père, il devient président-directeur général (PDG) de la société Engrand Sazerac de Forges, une affaire de négoce de cognac liée à sa famille depuis 1880. Il travaille dans le même temps, pour ses travaux personnels, aux archives départementales de la DordogneGénéalogie de la famille Chaussade en Périgord. En effet, en tant que collectionneur, il y entrepose de nombreux documents historiques datant du au siècleFonds Patrick Esclafer de La Rode.

En 2003, il est distingué au concours du clocher d'or, où il obtient le prix de la ville de PérigueuxClérans, un bourg castral.

Sur le plan politique, il est proche du Centre national des indépendants et paysans (CNIP) dont il est le délégué en Dordogne et le candidat lors de plusieurs élections locales. En 2013, il se présente en tant que suppléant dans la troisième circonscription de Lot-et-Garonne sous l'étiquette Alliance royale..

Généalogiste, il est l'auteur de plusieurs ouvrages ayant pour thème l'histoire de grandes familles de sa province ou encore les propriétés qu'il habita, comme le château de La Roche-Pontissac à AgonacJoëlle Chevé, Aux pays des 1000 châteaux, La noblesse du Périgord, Perrin, 1998, ou celui de Saint-Georges-de-Montclard qu'il fit classer comme monument historique. Membre de l’Académie du PérigordPatrick Esclafer de LA Rode : Décès, il est président du cercle d'histoire et de généalogie du Périgord de 1990 à 2003 et président de l'union généalogique d'Aquitaine Pyrénées ainsi que vice-président de l'association Mémoires vives, qui a pour vocation de sensibiliser le public au patrimoine départementalLes membres de l'association Mémoires vives. Il appartient également à l'Association des notables de nos provinces. Enfin, il est le parrain de plusieurs associations caritatives africaines.

Engagement légitimiste

À la fin des années 1950, il se passionne pour la cause légitimiste et travaille ainsi, dès sa création en 1971, pendant plusieurs années comme secrétaire général du conseil du duc d'Anjou et de Ségovie, infant d'Espagne et chef de la Maison de BourbonYvan de Wilde, Nicole Vaillant, À l'ombre du trône d'Espagne, Charlotte de Bourbon duchesse de Ségovie, éditions Vaillant, 2013 .État présent de la Maison de Bourbon, (1975), page 130.. Selon Hervé Pinoteau, c'est Patrick Esclafer de La Rode qui, le , fait venir le prince Jacques-Henri de Bourbon à Angoulême pour l'inauguration d'une plaque sur la statue du comte Jean d'Angoulême (grand-père du roi François ). C'est alors . Il fut « chef de la maison civile » de Charlotte de Bourbon, tandis que Hervé Pinoteau et Pierre de La Forest-Divonne codirigent à partir de 1962 le secrétariat du prince Alphonse de Bourbon. Patrick Esclafer de La Rode organise également la première réunion ouvertement légitimiste du le , chez lui, au château de Nadelin en Charente. Fait chevalier de l'ordre de Saint-Michel par le duc d'Anjou et de Ségovie en 1972État présent de la Maison de Bourbon, (1975), page 142., il en est ensuite exclu, précise Hervé Pinoteau au sujet de l'ordre de Saint-Michel, dans son livre État de l’ordre du Saint-Esprit en 1830 et la survivance des ordres du roi (publié en septembre 1983), page 118. Le deuxième chevalier de Saint-Michel dont le nom n'apparaît plus dans la (page 193) de l’État présent de la Maison de Bourbon, est S.Exc. le marquis Maximo Sciolette (mort en 1977, ce qui explique qu'il ne figure plus dans la , parue en mai 1983).. par le duc d'Anjou et de Cadix. En 1973, membre fondateur de l'Institut de la maison de Bourbon avec Armel Girard-Lamaury et Hervé Pinoteau.. Enfin, en 1979, il devient le parrain de Charlotte de Bourbon née Tiedemann, duchesse de Ségovie, deuxième épouse et veuve de l'infant Jacques-Henri de Bourbon, lors de son baptême reçu des mains de Lefebvre, à Écône.

Il meurt le , à l’âge de . Ses obsèques sont célébrées quatre jours plus tard en la cathédrale Saint-Front de Périgueux, suivies de l’inhumation dans la chapelle familiale, au cimetière de Ribérac.

Publications

Avec Marc Mulsant et Foulques de La Soudière . . Avec Christophe Morand du Puch, . . . .Yvan de Wilde éditeur Mémoire de la Dordogne revue des archives départementales de la Dordogne Spécial Généalogie " généalogistes périgourdins" pages 26à 37.

Il contribue à plusieurs revues scientifiques dont les Documents d'archéologie et d'histoire périgourdinesBulletin , le Bulletin de la Société d’Art et d’Histoire de Sarlat et du Périgord NoirBulletin , PaléoEsclafer de la Rode, Patrick, la Revue des Archives départementales de DordogneRevue , etc.

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Catégorie:Généalogiste du XXe siècle Catégorie:Naissance en août 1944 Catégorie:Naissance à Angoulême Catégorie:Historien régionaliste français Catégorie:Historien légitimiste Catégorie:Personnalité légitimiste du XXe siècle Catégorie:Personnalité légitimiste du XXIe siècle Catégorie:Décès en février 2015 Catégorie:Décès à Périgueux Catégorie:Décès à 70 ans