Cette liste recense les élections nationales organisées durant l'année 2019. Elle inclut les élections présidentielles et parlementaires, ainsi que les référendums, dans les États souverains ou sécessionnistes.
Les élections infra-nationales (territoriales, régionales, municipales,...) sont répertoriées dans la liste d'élections infranationales en 2019.
Commentaires généraux Au Royaume-Uni, les élections législatives anticipées en décembre visent à résoudre l’impasse du Brexit. Elles confèrent une large majorité de sièges au Parti conservateur du Premier ministre Boris Johnson. En Inde, le Bharatiya Janata Party (BJP, droite nationaliste hindoue, populiste) du Premier ministre Narendra Modi accroît sa majorité parlementaire lors des élections législatives qui s’étendent d’avril à mai. Au Canada, le Parti libéral (centriste, progressiste) du Premier ministre Justin Trudeau perd sa majorité parlementaire aux élections d’octobre, et ne peut former qu’un gouvernement minoritaire.
En Ukraine, le comédien Volodymyr Zelensky, novice en politique, remporte largement l’élection présidentielle en avril. Son nouveau parti remporte ensuite largement les élections législatives en juillet. En Argentine, le péroniste Alberto Fernández remporte l’élection présidentielle en octobre face au président de droite Mauricio Macri.
En Israël, ni les élections législatives d’avril ni celles de septembre n’aboutissent à la formation d’un gouvernement, les désaccords entre les partis ne permettant de former aucune majorité. De nouvelles élections, les troisièmes en un an, sont ainsi prévues pour le début de l’année 2020. En Espagne de même, les élections législatives en avril ne produisent pas de majorité de gouvernement, et de nouvelles élections ont eu lieu en novembre - les quatrièmes en quatre ans. Elles aboutissent en à un vote du Congrès accordant la confiance à un gouvernement de coalition de gauche du Parti socialiste ouvrier et du mouvement Unidas Podemos, mené par Pedro Sánchez.
Les élections législatives en Moldavie en février et générales en Bolivie en octobre entraînent des crises constitutionnelles dans ces pays et, en Bolivie, plusieurs morts et des centaines de blessés. Sous la pression de l’armée, le président bolivien Evo Morales, l’une des figures de la gauche latino-américaine, démissionne et fuit le pays.
En Thaïlande, les élections législatives en mars sont censées restaurer une forme de démocratie, mais le parti des militaires, devancé par les progressistes populistes du Pheu Thai, conserve le pouvoir grâce à l’appui d’un Sénat entièrement nommé par la junte. Au Bénin, les partis d’opposition ne sont pas autorisés à prendre part aux élections législatives en avril ; la répression des manifestations post-électorales fait quatre morts. Au Kazakhstan, où des centaines de manifestants pacifiques et de journalistes sont incarcérés le jour du scrutin, l’élection présidentielle en juin est largement remportée par le président autoritaire Kassym-Jomart Tokaïev. En Corée du Nord, les simulacres d’élections législatives à parti unique en mars aboutissent comme les précédentes à l’annonce que les candidats du gouvernement du jeune dictateur Kim Jong-un ont chacun obtenu 100 % de suffrages favorables dans leurs circonscriptions respectives.
Aux Maldives à l’inverse, les élections législatives en avril confortent la restauration d’un régime démocratique, avec la victoire des démocrates laïcs du nouveau président Ibrahim Solih.
none|thumb|upright=2 |Carte du monde indiquant les pays organisant des élections ou des référendums nationaux :
Par mois Janvier Date Pays Élections Contexte Résultats Royale Scrutin indirect Abdullah Shah est élu roi de Malaisie.
Février Date Pays Élections Contexte Résultats Présidentielle La Constitution ne permet pas au président d'effectuer deux mandats consécutifs ; le président sortant Salvador Sánchez Cerén (FMLN : gauche) n'est donc pas candidat. Alternance. Nayib Bukele (Grande alliance pour l'unité nationale : centre-droit) est élu dès le premier tour avec, selon les résultats provisoires, 53,5 % des voix face aux trois autres candidats. Il ne dispose toutefois pas de majorité à l'Assemblée législative issue des élections de 2018. Référendum Une initiative contre l'étalement urbain est soumise à la votation. L'initiative est largement rejetée par 63,7 % des votants et la totalité des cantons. Présidentielle D'après les résultats provisoires, le président Muhammadu Buhari (Congrès progressiste : conservateur, social-libéral) est réélu avec quelque 56 % des voix face à soixante-douze autres candidats, dont notamment Atiku Abubakar (Parti démocratique populaire : conservateur, libéral en économie ; 41 %). LégislativesSénatoriales Le congrès progressiste remporte la majorité absolue dans les deux chambres. 16 ou 35 morts sont tuées dans des violences liées à ces élections selon AllAfrica.com., au moins 39 personnes selon lefigaro.fr.. Référendum constitutionnel Les citoyens sont appelés à se prononcer pour ou contre un projet de nouvelle Constitution, qui reconnaît la propriété privée et limite à deux mandats l'exercice de la présidence de la République La nouvelle constitution est approuvée par 86,9 % des votants, pour une participation de 84,4 % des inscrits. Législatives Parlement sans majorité. Le Parti des socialistes (gauche en matière économique, conservateur sur le plan sociétal, pro-russe) obtient la majorité relative avec un tiers des sièges, devançant de peu le Parti démocrate (centre-gauche pro-européen) au pouvoir. Le Parti libéral (centre-droit libéral-conservateur et pro-européen), partenaire de coalition des démocrates, perd tous ses sièges, tout comme le Parti des communistes, jusque là troisième force au Parlement. La coalition Parti action et solidarité (PAS)-Plateforme vérité et dignité (PVD) (centre-droit social-libéral, pro-européen) et le parti Șor (droite conservatrice pro-russe) font leur entrée au parlement en arrivant respectivement en troisième et quatrième position.Après des mois d'impasse, le Parti des socialistes et l'alliance PAS/PVD s'accordent en juin pour former un gouvernement de coalition, avec Maia Sandu (PAS) pour Première ministre. La Cour constitutionnelle toutefois, faisant valoir que cet accord de gouvernement a été finalisé le lendemain de la date butoir, invalide la nomination de Maia Sandu et ordonne la tenue d'élections législatives anticipées. Le pays connaît alors une crise constitutionnelle, qui s'achève avec la confirmation du gouvernement de Maia Sandu. Référendum Le référendum, consultatif, porte sur une réduction de 101 à 61 du nombre de députés, et sur la possibilité de révoquer le mandat des députés. Les deux propositions sur la réduction du nombre de parlementaires et le référendum révocatoire sont approuvées avec respectivement 73,7% et 80,0% des voix. Présidentielle D'après les résultats officiels provisoires, le président sortant Macky Sall (Alliance pour la République : centriste, libéral) est réélu dès le premier tour avec quelque 58 % des voix. La campagne électorale est émaillée de blessés et d'au moins un mort..
Mars Date Pays Élections Contexte Résultats Législatives Parlement sans majorité. Le Parti de la réforme (centre-droit libéral) demeure le principal parti avec un tiers des sièges, juste devant le Parti du centre (centre-gauche social-libéral, au pouvoir). La coalition gouvernementale du Parti du centre, de Pro Patria (conservateur) et du Parti social-démocrate (centre-gauche) perd sa majorité absolue des sièges. Le seul autre parti représenté au Parlement est le Parti populaire conservateur (droite national-conservatrice, eurosceptique, anti-russe et populiste), qui progresse très nettement pour prendre la troisième place avec près d'un cinquième des sièges.Jüri Ratas (Parti du centre) demeure Premier ministre, formant un gouvernement de coalition de centre-droit et de droite avec Pro Patria et le Parti populaire conservateur. Législatives Il n'existe pas de partis politiques en Micronésie, et tous les élus siègent donc sans étiquette. Le président de la République sortant, Peter Christian, échoue à être élu sénateur, et ne peut donc briguer de nouveau mandat à la tête de l'État. En mai, les sénateurs élisent David Panuelo à la présidence de la République.Référendum Le référendum porte sur la tenue d'une convention constitutionnelle, comme la constitution le prévoit au moins tous les dix ans. Le référendum est approuvé par 60,84 % des votants. L'élection de la convention a par conséquent lieu en novembre pour en choisir les délégués, et les amendements proposés par elle devront par la suite être approuvés individuellement par référendum. Législatives La Corée du Nord est un État totalitaire à parti unique. Aucune candidature d'opposition n'est possible. Les autorités présentent un candidat unique par circonscription, que les électeurs sont appelés à approuver. Le vote n'étant pas secret, voter contre le candidat proposé n'est, dans la pratique, pas autorisé. Les autorités affirment que tous les candidats ont obtenu 100 % de suffrages favorables, et que tous les électeurs présents dans le pays au moment du scrutin ont participé au vote.L'Assemblée issue de ces élections réélit Kim Jong-un (Parti du travail : juche, socialisme autoritaire, nationalisme ethnique) à la présidence de la Commission des affaires de l'État, remplace Kim Yong-nam (âgé de ) par Choe Ryong-hae à la présidence du Présidium de l'Assemblée (poste équivalant en principe à celui de chef d'État), et remplace Pak Pong-ju (âgé de ) par Kim Jae-ryong au poste de Premier ministre. Législatives Parlement sans majorité. Le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (gauche) recule et perd de peu la majorité absolue des sièges. Le nouveau Mouvement pour l'alternance démocratique G-15 devance le Parti du renouveau social (centre-gauche) pour devenir, avec un quart des sièges, la deuxième force à l'Assemblée nationale populaire. Aristides Gomes (PAIGC) demeure premier ministre Sénatoriales Élections indirectes par les membres des assemblées provinciales. Elles font suite aux élections présidentielle et législatives de . D'après les estimations, le Front commun pour le Congo, bâti autour du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (centre-gauche, parti de l'ancien président Joseph Kabila) remporterait la majorité des sièges. Les résultats obtenus par l'Union pour la démocratie et le progrès social (centre-gauche, parti du nouveau président Félix Tshisekedi), seraient très mauvais. Le scrutin est entaché de « soupçons de corruption ». Le , le président Tshisekedi suspend les nominations de sénateurs, reporte sine die l'élection des gouverneurs, et ordonne au procureur général d'enquêter sur les allégations d'achat de voix. La suspension sera finalement levée le . Présidentielle Le gouvernement a fait modifier la constitution par référendum en pour permettre au président de se représenter. Les candidats des partis d'opposition voient leur candidature invalidée par la Cour suprême. Azali Assoumani (Convention pour le Renouveau des Comores : centre-gauche) est réélu avec 60,8 % des voix dès le premier tour, face à douze candidats sans étiquette politique et considérés comme mineurs. L’opposition conteste les résultats. Des violences post-électorales font trois morts. Législatives Le parlement élu en 2014 a été dissout après le coup d'État de mai 2014 et remplacé par une assemblée nommée par la junte.Le Premier ministre doit être choisi par un corps électoral composé des de la Chambre des représentants, élus via ce scrutin, et des du Sénat, nommés par la junte. Parlement sans majorité. Le parti Pheu Thai (centre-gauche, progressiste, laïc, populiste) est en tête avec un peu plus d'un quart des sièges à la Chambre des représentants. Il y devance le Palang Pracharat (droite national-conservatrice, parti de la junte), qui remporte un peu moins d'un quart des sièges.