L'aqueduc de Budos a été réalisé entre 1886 et 1887 pour compléter l'alimentation en eau de la ville de Bordeaux. Il fournit /jour, ce qui couvre actuellement des besoins de Bordeaux Métropole en eau potable..

L'aqueduc, souterrain et maçonné, fonctionne uniquement par gravité. La conduite, longue de , haute de et large de , commenceIl semble qu'il y a des erreurs dans les fiches SANDRE et SIEAD pour l'aqueduc. Le code SANDRE pour l'aqueduc de Budos est O9--3102. Les 'affluents' indiquaient par le SANDRE ont pour codes : O9671302 ; O9711022 ; O9711032 ; O9711002 ; O9711012 La fiche O9--3102 affirme que la longueur de l'aqueduc est de 27.4 km (il est de 41 km) Dans cette fiche l'aqueduc s'arrête au niveau de Podensac, pas à Budos. La fiche indique comme 'affluents' de l'aqueduc les cours d'eau avec codes : O9671302 , O9711022 (avec sous affluent O9711032) et O9711002 (avec sous-affluent O9711012). Le cours d'eau correspondant au premier code est un fossé de drainage à l'est de Cestas et n'a aucun rapport avec l'aqueduc. Il est probable que les bons codes sont O9651032 et O9651022, qui correspondent au tracé de la source de Bellefond, à Castres, qui rejoint l'aqueduc de Budos au sud de l'intersection de la N1113 et l'autoroute A63 à La Prade. Le cours d'eau avec code O9711022 n'est pas un affluent, mais un déversoir de l'aqueduc, en cas d'arrêt de fonctionnement de l'usine du Béquet. Celui avec code O9711002 est également un déversoir. En plus, il est nommé comme l'Estey de Franc (qui existe et a pour code O9701052). Les services compétents ont été informés le 1 septembre 2016. à la source de Fontbanne à Budos et aboutit à l'usine du Béquet, 353 route de Toulouse, Villenave-d'Ornon. Elle traverse 15 communes et collecte au passage les eaux de la source de Belle Font.

L'aqueduc fait l'objet d'une inscription dans l'inventaire général du patrimoine culturel.

L'approvisionnement en eau de Bordeaux au

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L'accroissement de la population bordelaise au entraine de nouveaux besoins en eau potable et le mécontentement de la population, surtout après les étés chauds où il y a pénurie. Les puits ne donnent plus satisfaction. Deux groupes de pression vont s'opposer tout au long du siècle, l'un est favorable au captage des eaux de Garonne à filtrer, l'autre au captage d'eaux de sources. Les municipalités successives font régulièrement appel au Service des Eaux de la ville et à ses ingénieurs hydrauliques pour de nombreuses études de qualité conservées aux Archives municipales de Bordeaux et aux Archives départementales de la Gironde.

Pendant la première moitié du siècle, les projets retenus ont concerné d'un côté l'aménagement de fontaines publiques au centre de places jouant le rôle de points d'eau où la population vient se servir, et de l'autre le captage des eaux de la source du Tilh au Taillan. Mais en 1831 les bordelais ne disposaient que de d'eau potable par jour et par habitant. Ces capacités vont s'accroitre à partir de 1858 avec la mise en place de l'aqueduc du Tilh et seraient passées à par jour. Dans le même temps les médecins et hygiénistes bordelais militent pour la fermeture des puits privés à l'origine de nuisances et même d'épidémies.

La construction de ce premier aqueduc d'une longueur de fut accompagnée de la construction de plusieurs nouvelles fontaines dont celles de Tourny mais donna lieu à de nombreuses critiques techniques : entre 1859 et 1865, les réservoirs sont reconstruits, le canal d'amenée est remplacé par un ouvrage en ciment et de nouvelles sources sont captées, celles de Cantinolle et de Boussac. Le canal voûté amène les eaux du Thil et des sources voisines vers la station de pompage de la rue Paulin : cette usine est actionnée par une double machinerie à vapeur et possède un réservoir de de capacité.

Les températures élevées de l'été 1870 firent baisser la nappe phréatique à tel point que le maire demanda à l'ingénieur Wolff en 1872 une étude sur les moyens d'augmenter le volume d'eau pour alimenter la ville de Bordeaux. Son rapport de propose de détourner les eaux de la Jalle de Saint-Médard par l'aqueduc du Taillan. Le , il fait paraitre un second rapport dans lequel il signale le potentiel de la source de Fontbanne et son utilité pour alimenter Bordeaux en eau potable par le moyen d'un aqueduc. En 1880, la commune de Bordeaux achète la source de Fontbanne à Budos. En 1881, pour parer à l'urgence après un second été très chaud, la Ville décide de construire un bassin de stockage, le bassin de Ségur, sur le terrain de l'ancienne gare de Bordeaux-Ségur de la ligne de La Teste. Mais le problème d'approvisionnement en eau potable demeure.

Le , le conseil municipal approuve la construction d'un aqueduc souterrain de de long et de seulement de dénivelé jusqu'au réservoir du BéquetGraves Montesquieu : L'aqueduc de Budos.

La source de Fontbanne

Les sources de Fontbanne sont une curiosité hydraulique unique en Gironde, avec un débit constant d'environ d'une eau de grande qualité. Elles se présentaient à l'origine sous la forme d'une grande excavation naturelle creusée dans une paroi rocheuse et donnant sur un bassin. De la paroi et du bassin surgissaient treize sources, filets d'eau réguliers ou jets puissants dont le niveau ne variait pas.

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Les sources de Budos drainent l'aquifère des calcaires karstifiés de l'Oligocène qui affleurent au sud-est de la structure de Villagrains-Landiras. Un jaugeage effectué en période d'étiage en 1884 avait mis en évidence un débit supérieur à . Les jaugeages effectués en septembre et par le BRGM montrent que les débits sont de l'ordre de . avec de légères modifications influencées par les fluctuations climatiques et les variations saisonnières.

Jusqu'en 1886, la totalité des sources de Fontbanne alimentait le ruisseau le Pesquey qui, de ce fait, constituait un cours d'eau très important débitant plus de à l'heure. Après avoir fait tourner les quatre meules du moulin de Fontbanne, il poursuivait sa route à travers les prairies et actionnait le moulin du Batan, et là, quelques mètres après la sortie de ce second moulin, son tracé prenait un virage presque à angle droit et se dirigeait directement vers le Tursan dans lequel il se jetait, un peu en aval de la Hontique. Cette particularité géographique, avait souvent provoqué d'importants inconvénients.

En effet, lorsque le Ciron entrait en crue, l'écoulement du Tursan se trouvait bloqué à son embouchure, mais il n'en continuait pas moins à recevoir les par heure que lui apportait le Pesquey. Il en résultait une inondation systématique de plusieurs centaines d'hectares dont une majeure partie était constituée de prairies et de cultures.

Vers 1760, le Baron de Laroque, seigneur de Budos, décida d'atténuer ce phénomène en faisant creuser un canal en ligne droite entre la sortie du moulin du Batan et le Ciron. Ce canal reçut le nom de «l'Eau Belle». Le lit naturel du ruisseau, entre le Batan et le Tursan s'en trouvait pratiquement asséché et ne se voyait réactivé qu'en cas de crue du Ciron. Le volume constant des eaux de Fontbanne se divisait par deux et les zones inondées s'en trouvaient bien réduites.

Cette situation perdura jusqu'à 1886, date à laquelle les eaux de Fontbanne furent captées par l'aqueduc. Le Pesquey, ruisseau abondant et rapide, devint un modeste filet d'eau. De ce fait, le débouché de l'Eau Belle suffit en tout temps à son écoulement et son lit naturel vers le Tursan s'en est trouvé définitivement abandonné, même en cas de crue du Ciron.

L'aqueduc thumb|right| thumb|left| thumb|left| thumb|right| thumb|left| thumb| Les problèmes liés à l'alimentation de Bordeaux en eau potable s'aggravent et la décision de construire l'aqueduc est prise à la suite du rapport de Wolff. Le principe du projet est retenu le et une somme de de francs est allouée aux travaux.

L'étude du nivellement et le tracé de l'aqueduc commencent immédiatement. Le rapport final sera présenté le . le , la Ville de Bordeaux engage une procédure d'expropriation du meunier de Fontbanne. Ce dernier conteste le montant des indemnités proposées et saisit le Tribunal de Bordeaux. Le Tribunal prononcera, le , l'expropriation du meunier tout en lui accordant des indemnités plus favorables. Les travaux commencent aussitôt.

La première étape était la destruction du site naturel des sources et son remplacement par un vaste bassin de captage, doté de cinq nefs sur voutains, de plan carré, dissimulé sous une dalle couverte d'une prairie artificielle, comme on peut la voir aujourd'hui. En même temps, de 1885 à 1887, on construisait l'aqueduc entre Budos et Bordeaux. Les travaux sont menés par les entrepreneurs Dumons, Castaing, Ayel et Munier de Montauban.

L'ensemble de l'ouvrage fut inauguré par M. Alfred Daney, maire de Bordeaux, le à l'usine du Becquet. Une médaille commémorative fut frappée à cette occasion. Une plaque apposée au fronton du bâtiment des Sources rappelle également l'événement. Les nouvelles installations permettent de porter les capacités de distribution à par jour par habitant.

Cependant, même si l'aqueduc était terminé, certains problèmes demeuraient. À l'époque du meunier de Fontbanne, les habitants de Budos puisaient toute l'eau dont ils avaient besoin dans la fontaine du moulin. Maintenant la Ville de Bordeaux captait la totalité des sources et il n'était plus question d'en distraire une goutte. Après des tentatives de trouver une solution à l'amiable, la municipalité entame une procédure. Avec la suite d'expertises et contre-expertises, le procès dura deux années.

Le , la ville de Bordeaux est condamnée à autoriser le pompage de l'eau nécessaire aux habitants, privés d'eau et à construire un abreuvoir pour les bestiaux ainsi qu'un lavoir alimenté par la fontaine de l'ancien jardin du moulin. Elle devait en outre faire creuser un puits dans le quartier de Pesquillot. Le dernier épisode des conflits fut la démolition du moulin de Fontbanne et des bâtiments dans ses environs. Les seules vestiges de cet ensemble immobilier, qui datait du , sont les gros œuvres du moulin du Batan et la fontaine du lavoir.

Aujourd'hui, pour assurer la protection sanitaire de la source de Fontbanne, plusieurs servitudes ont été adoptées en 1970 par arrêté préfectoral. : de chaque côté de l'ouvrage pour l'entretien, aucune activité agricole sur , zone de contre l'infiltration de polluants.

En , un nouveau projet d'arrêté préfectoral est soumis à enquête publique.. Il concerne et ajoute de nouvelles servitudes pour : la source de Fontbanne, qui correspond à l'émergence de 27 griffons qui se déversent par le biais de barbacanes dans un bassin creusé à même la roche d'un volume de . Pour une bonne gestion de l'aquifère capté, un déversoir permet de maintenir constant le niveau de l'eau dans le bassin à la cote NGF ; le puits, réalisé en 1971 à une profondeur de , qui est situé à proximité immédiate du bassin sourcier. C'est un puits de secours utilisé pour l'alimentation en eau du syndicat des eaux de Budos uniquement dans le cas où la station est à l'arrêt pour entretien ou travaux ou pendant les périodes de chômage technique de l'aqueduc de Budos.

Le tracé de l'aqueduc Le très faible dénivelé () entre la source de Fontebanne et l'usine du Béquet nécessite un tracé qui suit de très près les contours naturels.

L'aqueduc traverse les communes de Budos, Illats, Cérons, Podensac, Virelade, Arbanats, Portets, Castres, Beautiran, Ayguemorte, Saint-Médard d'Eyrans, Martillac, Cadaujac, Villenave-d'Ornon et Bègles.

Un aqueduc complémentaire, qui prend les eaux de la source de Belle Font (ou Bellefond) à Castres-Gironde, le rejoint aux Barques sur la commune d'Ayguemorte-les-Graves.

La construction