Jean Bernard Albert est un homme politique français né le à Bouzonville (duché de Lorraine) et mort le à Paris.
Biographie Il est le fils de Jean Etienne Albert (1719-1802), avocat à la cour souveraine de Lorraine, bailli de Bouzonville, notaire, et d'Anne Marie Flosse.
Il se marie le avec Marie Elisabeth Papigny (?-1829), fille de Claude Ogier, avocat au conseil souverain d'Alsace. De cette union, naissent cinq enfants.
Après des études de droit à l'université protestante de Strasbourg, il devient avocat à Colmar en 1765. En 1770, il est notaire royal au Conseil souverain d'Alsace puis secrétaire du roi en la chancellerie près du Conseil souverain d'Alsace en 1780. En 1784, il est membre de la chambre royale des consultations.
Mandat à la Constituante En 1789, Jean Bernard Albert est élu représentant suppléant du bailliage de Colmar et Sélestat pour les tiers état lors des États généraux. Le , il est appelé à siéger pour remplacer M. Hermann, décédé.
Mandat à la Convention La monarchie constitutionnelle mise en application par la constitution du 3 septembre 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré avec sa famille à la tour du Temple.
En , Jean Bernard Albert, alors procureur-syndic du district de Colmar, est élu député du département du Haut-Rhin, le sixième sur sept, à la Convention nationale.
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la détention, et le bannissement à la paix, et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine. Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze.
Le 26 nivôse an III (), il est envoyé en mission dans les départements de l’Aube et de la Marne afin d'y assurer le maintien de l'ordre.
Mandat aux Cinq-Cents et aux Anciens Sous le Directoire, Jean Bernard Albert est réélu député du Haut-Rhin et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le prairial an V (le ). Lors des élections législatives de 1798, alors qu'il est juge au tribunal de cassation, il est réélu député, pour le département de la Seine, et siège au Conseil des Anciens.
Mandat au Corps législatif Favorable au coup d'État du 18 Brumaire, il siège au corps législatif, comme député du Bas-Rhin, jusqu'en 1803.
Sources
CUVILLIERS Vincent, "ALBERT, Jean Bernard", dans Michel Biard, Philippe Bourdin et Hervé Leuwers (dir.), Dictionnaire des Conventionnels (1792-1795), Ferney-Voltaire, Centre international d’étude du XVIIIe siècle, 2022, pp. 1-2.
Notes et références
Liens externes
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