Judas dit Jules puis Édouard ColonneNotice du Conservatoire à ., né le à Bordeaux et mort le dans le 16e arrondissement de ParisActe de décès n° 473 (vue 30/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 16e arrondissement, registre des décès de 1910., est un violoniste et chef d'orchestre français.
Il est le fondateur des Concerts Colonne en 1873.
Biographie Origines et formation Édouard Colonne est né dans une famille de musiciens d'origine juive portugaise par sa mère (Ferreira) et italienne (Colonna) par son père : son grand-père Raphaël (1785-1853)Né Colonna, Raphaël Colonne était originaire de Nice, qui dépendait alors du royaume de Sardaigne. et son père Abraham (1812-1875)Chef d'orchestre du théâtre des Funambules, place des Quinconces, il était également professeur de violon et marchand d'instruments de musique cours Napoléon, actuel cours Victor-Hugo. étaient l'un et l'autre des musiciens professionnels.
Il entre au Conservatoire de Paris en 1856 et remporte un premier prix d'harmonie en 1858 puis, en 1863, un premier prix de violon.
Carrière Durant ses études au conservatoire, il est violoniste du rang au Théâtre-Lyrique (actuellement théâtre de la Ville) avant de devenir, en 1858, premier violon à l'orchestre de l'Opéra de Paris. Il est également second violon du Quatuor Lamoureux, aux côtés du violoniste Charles Lamoureux (lequel fondera par la suite l'orchestre Lamoureux, grand rival des Concerts Colonne), puis dans l'orchestre de Jules Pasdeloup, où il effectue ses premières armes à la baguette.
En 1873, grâce aux fonds apportés par la maison d'édition musicale Hartmann, il fonde le « Concert National » au théâtre de l'Odéon. Il donne, lors du concert inaugural, la première mondiale de l'oratorio de César Franck Rédemption, avec Vincent d'Indy à la direction du chœur.
Après le retrait d'Hartmann en raison de difficultés financières, il crée son propre orchestre, les Concerts du Châtelet, rapidement rebaptisé Association artistique des Concerts Colonne. En résidence au théâtre du Châtelet, l'orchestre se fait une spécialité du répertoire français contemporain.
En 1892, il est nommé directeur artistique de l'orchestre de l'Opéra de Paris, où il avait débuté, mais il n'y reste qu'une saison, préférant se consacrer désormais à sa propre formation.
Il est, avec André Messager et Camille Chevillard, l'un des trois chefs français de renom pionniers de l'enregistrement orchestral. En 1906-1907, il réalise une vingtaine d'enregistrements pour Pathé à la tête d'un orchestre réduit, comme l'imposait à l'époque la technique de prise de son par cornet acoustique.
Colonne meurt en à son domicile parisien, 21 rue Louis-DavidJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Les Éditions de minuit, septième édition, 1963, (« L-Z »), « Rue Louis-David », ., des suites d'une longue maladie. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise tombe à droite de celle d'Oscar Wilde. « Chronique musicale. Mort de M. Édouard Colonne », Le Journal amusant, 9 avril 1910, p. 14, .« Quinzaine de deuils. Édouard Colonne », Comoedia illustré, 15 avril 1910, p. 5, ..
Famille Époux en premières noces d'Irma Marié de L'Isle (1841-1891)Acte de mariage n° 767 (vue 4/31) avec mention marginale du divorce. Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du arrondissement, registre des mariages de 1869., sœur de la cantatrice Célestine Galli-Marié, il a deux enfants, Mathilde (1862-1941), qui épousera le compositeur et éditeur de musique Antony ChoudensActe de mariage n° 1165 (vue 14/31) avec mention marginale du divorce. Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du arrondissement, registre des mariages de 1887. puis en le banquier Hermann Hirsch-Neumann, et Édouard (1863-1882)Acte de naissance n° 715 (vue 3/31) avec mentions marginales de reconnaissance et de légitimation. Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du arrondissement, registre des naissances de 1863..
Colonne se remarie en Acte de mariage n° 937 (vue 6/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du arrondissement, registre des mariages de 1886. avec la soprano et professeur de chant Eugénie Vergin (1854-1941)Notice biographique de Célestine Galli-Marié sur musimem.com., avec qui il a deux autres enfants, Félix (1888-?) et Daniel (1892-1916)Souffrant du mal de Pott, ce dernier meurt à l'hôpital maritime de Berck à l'âge de 24 ans..
Aucun de ses quatre enfants ne semble avoir laissé de descendance.
Distinctions D'Édouard Colonne
50px|Ordre du Christ Chevalier de l'ordre du Christ Chevalier de l'Ordre impérial de la Rose (Brésil)Renseignements divers. Édouard Colonne. Chronique de la jeunesse, supplément du Journal de la jeunesse n° 1955 du 21 mai 1910, p. 3-4, . au titre du ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts (décret du )Parrain : le magistrat et député Edmond Turquet, sous-secrétaire d'État à l'Instruction publique et aux Beaux-Arts. au titre du ministère de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts (décret du )Parrain : le compositeur et organiste Théodore Dubois, directeur du Conservatoire, membre de l'Académie des beaux-arts. Dossier LH/573/71. Ministère de la Culture, base Léonore. D'Eugénie Vergin-Colonne (arrêté du ) (arrêté du ) au titre du ministère de l'Instruction publique (décret du )Parrain : le compositeur, pianiste et chef d'orchestre Gabriel Pierné, successeur de son mari à la tête des Concerts Colonne. Dossier LH19800035/0133/16869. Ministère de la Culture, base Léonore.
Postérité Plusieurs rues portent son nom en France : Rue Édouard-Colonne dans le , depuis 1912. Rue Édouard Colonne à Bordeaux, sa ville natale. Rue Édouard Colonne à Aix-les-Bains. Rue Édouard Colonne à Nanterre. Une salle du musée Hector-Berlioz à la Côte-Saint-André porte également son nom.
Par contre, aucune plaque commémorative n'a, à ce jour, été apposée sur sa maison natale à Bordeaux au 230, rue Sainte-CatherineChoses de province. La jeunesse d'Édouard Colonne à Bordeaux. Journal des débats, 16 octobre 1922, p. 3, ., ni sur son dernier domicile parisien au 21, rue Louis-David.
Discographie Édouard Colonne, Intégrale des enregistrements Pathé-Saphir, Tahra, 1999, réf. COL 001 [gravures d'œuvres de Beethoven, Berlioz, Bizet, Brahms, Chopin, Delibes, Godard, Gounod, Massenet, Mozart, Saint-Saëns, Schubert, Wagner, Weber et Widor réalisées en 1906-1907 et numérisées par Claude Fihman].
Iconographie
Références
Annexes
Bibliographie
Articles connexes Orchestre Colonne
Liens externes
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