Yann Bricler ou Jean Bricler, né Jean-Marie Joseph Brichler le à Montfort-sur-Meu, est un militant nationaliste breton, chef de la section locale du Parti national breton à Quimper. Il est exécuté le à Quimper par la Résistance.
Biographie Jean-Marie Joseph Brichler naît en 1901 à Montfort-sur-Meu, fils de Joseph Brichler, lieutenant de gendarmerie, et d'Anna Marie Joseph Mordrelle, son épouse et sœur du général MordrelleActe de naissance , , Montfort-sur-Meu, Archives départementales d'Ille-et-Vilaine (avec mentions marginales de mariage et de décès) (vue 14/15).
Cousin d'Olier Mordrel, il fait ses études à Rennes puis Paris. Il est licencié en droit, ainsi qu'en génie aéronautique et frigorifique.
Yann Brichler adhère au Groupe régionaliste breton (Unvaniez Yaouankiz Vreiz) dès . Il en devient le vice-président en 1923 puis secrétaire général de 1924 à 1927.
Il est très actif dans divers mouvements bretons et en particulier l'Emsav, entre 1920 et la Seconde Guerre mondiale. Le , il fait une conférence sur « La question celtique » dans la région parisienneLa Question celtique. Extrait d'une conférence faite au groupement parisien du Sincère Coude-à-Coude, le 17 avril 1923, par Yan Bricler. Il participe en 1927 à la création du Parti autonomiste breton, dirigé par François Debeauvais, dont il devient le secrétaire général. En 1932, il est suspecté d'être l'un des auteurs de l'attentat de Rennes contre la sculpture de Jean Boucher symbolisant l'union de la Bretagne à la FranceL'Ouest-Éclair, du en ligne..
Il est dès sa fondation en 1934 administrateur de la revue Stur qui développe une idéologie nationale-socialiste bretonnisée. En , il devient l'administrateur du nouveau Stur, toujours dirigé par Olier Mordrel, qui reparaît pendant plus d'un an et est alors ouvertement pro-nazi.
Il est aussi industriel, directeur des « Crêperies de Locmaria » à Quimper, 22 rue du Parc, depuis au moins 1933. Cette entreprise vend des crêpes, plus connues maintenant sous le nom de crêpes dentelle ou Gavottes.
Il entretient des liens avec la Feldkommandantur de Quimper et est accusé par la Résistance de collaboration très active avec la Gestapo. Divers documents accablants furent trouvés dans son coffre-fort après son assassinat, en particulier une liste d'une centaine de personnesSur la liste Bricler figuraient notamment Francis Gourvil, les chanoines Joncour et Le Goasguen, de la direction des Œuvres à l'évêché de Quimper, l'abbé Jean-Louis Dantec, vicaire à Landerneau, etc., voir ..
Il est tué par deux résistantsL'Ouest-Éclair, Un industriel quimpérois assassiné par deux terroristes, du en ligne. venus du maquis de Saint-Goazec le à QuimperActe de décès , , Quimper, Archives municipales de Quimper (vue 51/85), peut-être sur un ordre venu de LondresJacqueline Sainclivier, Christian Bougeard, La Résistance et les Français: Enjeux stratégiques et environnement social, Presses Universitaires de Rennes, 1995, .. Son décès est présenté dans la presse collaborationniste de l'époque comme survenu accidentellementL'Ouest-Éclair, en ligne et La Dépêche de Brest et de l'Ouest du en ligne..
L'enterrement de Bricler a lieu sous la protection de la kommandantur locale. Olier Mordrel, qui assiste à la cérémonie, écrit que . Ronan Pichery y représente le PNB.
Notes et références
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