Roger Ikor, né le et mort le à Paris, est un écrivain français, lauréat du prix Goncourt en 1955.
Biographie D'origine juive<ref>Dictionnaire de la littérature française contemporaine, André Bourin et Jean Rousselot, Librairie Larousse, Paris, 1966 135.</ref>, il a été élève et professeur de lettres au lycée Condorcet ainsi qu'au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine. En 1935, il est reçu à l'agrégation de grammaire.. En , il est fait prisonnier de guerre et est envoyé dans l'Oflag II-D en Poméranie où il fabrique un journal clandestinTélé 7 jours du , page 59, article de Guy Verdot.. Il a été le condisciple de Georges Pompidou en khâgne et les deux hommes sont toujours restés liés. Après guerre, il a enseigné à Paris au lycée Charlemagne jusqu'en 1949 (?), puis au lycée Carnot.
Marqué par la mort, après huit mois de coma, de son fils cadet âgé de vingt ans qui, le , était revenu à la maison paternelle pour se pendre après avoir adhéré au Zen macrobiotique, il mène jusqu'à sa mort une lutte contre le phénomène sectaire, et fonde à cet effet le Centre contre les manipulations mentales (CCMM).
En 1986, il est candidat à l'Académie françaisehttps://calames.abes.fr/pub/#details?id=Calames-2026012710141571..
Œuvres À travers un style inspiré et puissant, ses récits, généralement épiques, racontent tantôt L'Insurrection ouvrière de (1936), tantôt, l'histoire de Saint-Just (1937), ou encore, dans les Grands Moyens, science-fiction post-apocalyptique inspirée de la guerre froide.Les Eaux mêlées (1955), qui remporte le prix GoncourtHenri-Jean Coudy, « Les Ensablés – Les Eaux mêlées de Roger Ikor (1912-1986) », ActuaLitté, 9 décembre 2018., et forme avec La Greffe du printemps un diptyque intitulé Les Fils d'Avrom, raconte l'histoire d'une famille juive installée en France et liée par le sang à une famille française non juive. S'étalant sur trois générations, le récit expose le lien que la famille va forger coûte que coûte avec sa nouvelle patrie.
Romans et essais L'Insurrection ouvrière de ou la Première Commune, 1936 Saint-Just, 1937 À travers nos déserts, 1951 Les Grands Moyens, 1952 La Greffe de printemps (Les fils d'Avrom - premier volume), Albin Michel, 1955 Les Eaux mêlées (Les fils d'Avrom - second volume), Albin Michel, 1955 – Prix Goncourt ; ce roman est imprégné des paysages de La Frette-sur-Seine et Herblay que l'écrivain réunit en une commune baptisée Virelay. En 1969, Les Eaux mêlées est adapté à la télévision par Jean Kerchbron avec des scènes tournées à La Frette. Mise au net (Pour une révolution de la discrétion), 1957 Ciel ouvert, 1959 Le Semeur de vent, 1960 Les Murmures de la guerre, éditions Albin Michel, 1961 La Pluie sur la mer, 1962 La Ceinture de ciel, 1964 Gloucq ou la toison d'Or, 1965Critique par A. R. dans Livres de France, revue littéraire mensuelle : Françoise Mallet-Joris, février 1966, Les Poulains, 1966 Le Tourniquet des innocents, 1972, Éditions Albin Michel. Ce roman a pour cadre le lycée Condorcet, baptisé « lycée Montesquieu ». Pour une fois écoute, mon enfant, 1975, Éditions Albin Michel. Souvenirs de captivité. Je porte plainte, 1981, Éditions Albin Michel Les Sectes, un mal de civilisation, 1983, Éditions Albin Michel Ô soldats de quarante !…, 1986, Éditions Albin Michel ; témoignage personnel de Roger Ikor en tant qu'officier Les Fleurs du soir, 1985, Éditions Albin Michel
Notes et références
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