Charles-Henri Pourquet, né Henri Charles Justin Pourquet le Voir Discussion:Charles-Henri Pourquet#Date de naissance incorrecte. à Colombes (aujourd'hui dans les Hauts-de-Seine) et mort le à MarseilleAnnonce de décès parue dans Le Petit Marseillais du ., est un sculpteur français.

Biographie Fils d'un boulanger de Colombes, Charles-Henri Pourquet avait des origines nivernaises et fut l'élève de Louis Ernest Barrias et de Jules Coutan à l'École des beaux-arts de Paris.. En 1907, il devint sociétaire de la Société des artistes français.

Il a connu le succès après la Première Guerre mondiale, avec des sculptures de Poilus, en fonte, ayant servi de modèles pour de nombreux monuments aux morts en France., sous trois modèles différents : Buste, Poilu (écrasant l'aigle allemand et baïonnette au canon), et plus particulièrement celui intitulé Résistance, dont plusieurs centaines d'exemplaires seront coulés par la fonderie Val d'Osne.Quelques modèles ont été réalisés en pierre calcaire dans les ateliers de Pourquet..

Parmi d'autres œuvres, on peut citer Orphée au tombeau d'Eurydice, un bas-relief qui sera ensuite acquis par l'État pour le nouveau Conservatoire national de musique., un monument dédié à Jules Renard à Chitry-les-Mines (Nièvre) où l'écrivain vécut enfant, ou le Tombeau de la famille Sabaterie, dans le cimetière d'Arlanc (Puy-de-Dôme). Il s'est remarié à la mairie du le , avec Valentine Saint-Selve.

Charles-Henri Pourquet eut longtemps son atelier aux Fusains, au 22 de la rue TourlaqueL'Art funéraire et commémoratif, juin 1922. à Montmartre, dans le de Paris.

Récompenses Médaille d'or au Salon de 1929.

Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur en 1931.

Salons Salon des artistes français : 1925 : Maréchal Sérurier, statue en pierre, commande de l'État. 1928 : Statue de mon jeune ami Jean Le Blond, plâtre ; Tristesse, statuette en terre cuite. 1935 : Renaitour, député-maire d'Auxerre, plâtre , Ortiz, président des Amis de la Légion.

Œuvres dans les collections publiques Arlebosc : monument aux morts, 1921, dans l'église. Chitry-les-Mines : monument à Jules Renard, 1913, fondu en 1942 dans le cadre de la mobilisation des métaux non ferreux. Fontaine-la-Soret : soldat gisant, 1920, monument aux morts. La Chapelle-Saint-André : Dans la Tourmente, monument aux morts. Lissieu : monument aux morts. Loos-en-Gohelle : Mère et l'enfant, monument aux morts. Marcq (Yvelines) : monument aux morts. Paris : cimetière du Père-Lachaise, division 79, tombeau de Georges Grimmeisen. Pierrepont-sur-Avre : monument aux morts. Pléhédel : La jeune fille en prière, monument aux morts, 1923.

Œuvres d'édition Ces œuvres reproduites en série ornent de nombreux monuments aux morts. Elles ont parfois été badigeonnées d'une polychromie par la suite.

La Résistance La statue représente un poilu, un soldat français de la Première Guerre mondiale. Il se tient debout, la tête haute, le pied gauche en avant, tenant son fusil à l'horizontale à deux mains, la crosse à sa droite. Une souche d'arbre déracinée est couchée derrière son pied gauche. Elle est présente sur le monument aux morts de : Abscon, Albaret-le-Comtal, Alexain, Angerville, Arc-lès-Gray, Arlanc, Auchy-lès-Hesdin., Aurec-sur-Loire, Avrillé, Bar-sur-Aube, Belverne, Béthancourt-en-Vaux, Blancheville, Blosville, Brévonnes, Broussey-en-Woëvre, Caillac, Cargèse, Chessy-les-Prés., Colroy-la-Grande, Faverolles, Hévilliers, Jandun, Jaux, Jolimetz, La Baroche-sous-Lucé, La Ferté-Loupière, Laigné-en-Belin, Le Vieux-Bourg, Les Herbiers, Lesperon, Lormes, Marle, Méry-la-Bataille., Montcavrel, Mons-en-Laonnois, Morisel, Murville, Noyelles-sous-Bellonne, Payrac, Pipriac, Raimbeaucourt, Saint-Cyprien, Saint-Hilaire-des-Loges., Saint-Lary-Soulan, Savignac-les-Églises, Soisy-sur-Seine, Stenay, Thury, Villeneuve, Villeret et Villers-au-Tertre.

Elle ne doit pas être confondue avec la statue de poilu intitulée , très semblable, réalisée par Louis Maubert, également présente sur de nombreux monuments aux morts.

Poilu écrasant l'aigle allemand Également appelée L'aigle allemand écrasé par le Poilu, la statue représente un poilu, un soldat français de la Première Guerre mondiale. Il se tient debout sur les ailes d'un aigle couché sur le dos. Il tient à deux mains son fusil par le canon sur lequel est enfilée la baïonnette, pour maintenir la crosse appuyée sur le torse de l'aigle. Sur certains exemplaires, la baïonnette est absente. Le texte « 1914 1919 » est écrit en creux sur la terrasse.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs de ces monuments aux morts ont été volontairement détruits (comme ceux d'Auchy-lès-Hesdin, Champagnole et Izon) ou endommagés (comme ceux de Créquy, Pusey et de Sainte-Marie-du-Mont) par les autorités allemandes car la statue symbolise la défaite de l'Allemagne à l'issue de la Première Guerre mondiale.

Elle est présente sur le monument aux morts de : Amfreville, Anzat-le-Luguet, Arc-en-Barrois, Bains, Ban-de-Laveline, Beaumont-en-Artois, Belleydoux, Bogève, Bonnières, Bord-Saint-Georges, Bourth., Boussac-Bourg, Bretonvillers, Brevilliers, Bucy-lès-Pierrepont, Bult, Cassaniouze, Changy, Charix, Charmes-sur-l'Herbasse, Châtillon-sur-Cluses, Chevillard, Clinchamp., Corlay, Crédin, Essey-et-Maizerais, Étréchy, Foucarmont, Guilberville, Hamblain-les-Prés, Houlgate, La Bastide-Puylaurent, La Chapelle-Neuve, La Chaux-du-Dombief, La Tour-en-Jarez, Le Quartier, Louargat, Maintenay, Marcillat., Nonancourt, Rang-du-Fliers, Saint-Agnant-de-Versillat, Saint-Calais, Saint-Germain-du-Teil, Saint-Maigner, Saint-Maurice-en-Gourgois, Saint-Paul-de-Tartas, Saint-Pierre-Eynac, Saint-Séverin, Sermamagny, Tavaux-et-Pontséricourt, Teilhet, Tercillat, Venizy, Villebaudon, Viscomtat. et Ytrac.

Elle ne doit pas être confondue avec une statue très semblable intitulée , réalisée par Étienne Camus, également présente sur de nombreux monuments aux morts.

La statue de poilu sur le monument aux morts de Sutrieu présente une forte ressemblance avec le Poilu écrasant l'aigle allemand.

Poilu enveloppé dans les plis du drapeau Le buste représente un poilu moustachu. Il est présent sur le monument aux morts de : Amazy, Apremont, Boissey-le-Châtel, Cherveux, Colincamps, Colméry, Cossé-le-Vivien, Courgenay, Crèvecœur-le-Grand, Escles-Saint-Pierre, Gaas, Lavau, Léré, Luzy, Pazy, Pouru-Saint-Remy, Poyanne, Saint-Félicien, Saint-Julien-les-Villas, Saint-Martial-de-Mirambeau, Sartilly, Teillay, Torigni-sur-Vire.

Le Vainqueur Ce buste représente un poilu moustachu. Il est constitué à partir du buste de la statue La Résistance. Il en existe deux versions.

Une première version orne le monument aux morts de Cresancey et Laroquevieille.

La seconde version avec drapeau orne le monument aux morts d'Argenteuil-sur-Armançon, Capbreton, Damville, Jou-sous-Monjou, Le Malzieu-Ville, Mirepeix, Saint-Pierre-d'Albigny et Terrou.

Le Baiser au Héros La statue représente une femme et un poilu debout. La femme est à la droite du poilu et l'embrasse sur sa joue droite. Le poilu regarde face à lui, sa jambe gauche en avant.

Réception critique La revue L'Art funéraire lui consacra en un article élogieux avec une photographie en première page. Chaque numéro, depuis sa parution, fut au service de sa publicité et le qualifie de .

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie André Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre, Paris, éditions Roussard, 1999, . Bernard Morot-Gaudry, La sculpture en Morvan au et début du , 2017, Éditions Académie du Morvan, bulletin , . Maurice Le Blond, L'Œuvre de Charles-Henri Pourquet, statuaire, 1921.

Liens externes

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