Le château de Courgent, dit aussi château de la Tournelle, ou encore château de François FlamengDénomination propre aux cartes postales du début du (voir galerie infra)., est situé au lieu-dit La Tournelle sur la commune de Courgent (Yvelines). Il fut la propriété d'une famille d'artistes, les Flameng, à la fin du .

Le lieu-dit La Tournelle La particularité de la dénomination du site tient à l’ambiguïté historique de la toponymie locale. Ainsi, une grande confusion règne à ce sujet au sein de la mairie de Septeuil entre d'une part « château de La Tournelle » et « école de La Tournelle », et d'autre part entre le peintre Antoine Chintreuil et le peintre François Flameng Projet de lotissement sur le site de la Tournelle, publié sur le site yvelines-environnement.org (consulté le 14 décembre 2017) : .. Localement, la dénomination « école de La Tournelle » désigne un établissement privé, fondé en 1947« Le rappeur Kery James revient sur ses pas », publié le 14 février 2009, sur le site le Parisien (consulté le 14 décembre 2017)., qui est porté sur la commune de Septeuil et sur celle de CourgentInès de La Fressange à Courgent, sur le site de bernard-guinard.com (consulté le 14 décembre 2017).. La séparation entre ces deux communes est matérialisée par la « rue de la Tournelle », il en est de même pour le château et l'écoleGéolocalisation des lieux, sur le site de GéoPortail (consulté le 14 décembre 2017).. Cette école est l'ancienne demeure, acquise en 1857 « Un grand peintre paysagiste du Mantois », page 5/16, publié par Armand Decour, sur le site de mantes.histoire.free.fr (consulté le 14 décembre 2017)., des peintres Antoine Chintreuil (1814-1873) Enquête Publique à Septeuil du 10 juin 2017, page 33/43, sur le site Sauvons la Tournelle (consulté le 14 décembre 2017). et Jean-Alfred Desbrosses (1835-1906), lesquels y ont fondé le groupe de l'École de Septeuil, dont fait partie également François Flameng« Septeuil dans l'histoire », sur le site de la mairie de Septeuil (consulté le 14 décembre 2017)..

Évolution architecturale L'aspect du château en 1875 nous est connu par la gravure illustrant l'annonce de la mise en vente de Gazette des beaux-arts : courrier européen de l'art et de la curiosité, 1875., puis au tout début du par une carte postale montrant le « Château de M. Flameng » (voir galerie infra). vignette|center|Gravure représentant le château sur l'avis de mise en vente de 1875.

Lors de sa mise en vente de 1875, la maison d'habitation est décrite comme étant construite sur le roc, élevée de trois étages sur caves et occupant le point culminant d'un coteau boisé d'où le regard embrasse, à droite, la vallée de Mantes, et à gauche, celle de la rivière de Vaucouleurs et les ruines de Montchauvet. La Revue de l'art ancien et moderne, t. 14, 1903, .. Devant elle, s'étend une terrasse de deux mètres d'élévation, sous laquelle a été aménagée une citerne. Son exposition est tournée à l'ouest.

Le rez-de-chaussée comprend un vestibule, un grand salon, une salle à manger, une grande cuisine, une salle de bains et un cabinet. Au premier étage, on trouve trois chambres à coucher, un cabinet de toilette et une pièce spacieuse éclairée au nord par un vaste châssis et pouvant servir, au choix, de chapelle, d'atelier de peintre, de galerie de tableaux, de salle de spectacle, de salle de billard ou de jeux. Le troisième étage abrite trois chambres à coucher et deux cabinets.

Les Flameng à La Tournelle En 1870, la propriété de la Tournelle à Courgent est mise en vente par adjudicationLe Constitutionnel : journal du commerce, politique et littéraire, 1870-04-18, p. 4 : . En 1875, le propriétaire est de Laubier, habitant à Paris, 7, rue Saint-Benoit à Saint-Germain.

À la fin du et au début du , l'édifice est la propriété d'une famille d'artistes, les Flameng : Léopold Flameng (1831-1911), peintre et graveur d'origine belgeSur les Flameng au château de Courgent, voir La Revue de l'art ancien et moderne, t. 14, 1903, . ; François Flameng (1856-1923), fils du précédent, peintre d'histoire et portraitiste mondain faisant partie de l'École de Septeuil, maire de la commune de 1912 à 1917Georges Duhamel, qui, enfant, passait ses vacances dans la petite ville voisine de Septeuil, d'où son père était originaire, raconte, dans Lumières sur ma vie, son premier amour pour une petite fille du château de Courgent, parente ou relation des Flameng (cf. Arlette Lafay, La sagesse de Georges Duhamel, Paris, Minard, 1984, )..

Léopold Flameng permute entre sa propriété de Courgent et son domicile parisien de « La maison aux cornues », au du boulevard du Montparnasse, de 1869 à 1898Lettre autographe du 31 janvier 1869 entre Léopold Flameng (1831-1911) et Léon Gaucherel (1816-1886), sur le site delcampe.it (consulté le 20 décembre 2017).La chronique des arts et de la curiosité, 1876, page 307, sur le site de l'université de Heidelberg (consulté le 20 décembre 2017).Manuscrit autographe du 6 juillet 1898 entre Léopold Flameng et Jules Massenet (1842-1912), sur le site Gallica (consulté le 20 décembre 2017)..

Né en 1856, François apprend de son père, durant son enfance, l'art de la gravure, de la peinture et du dessin. Il fait sa scolarité secondaire au lycée Louis-le-Grand« François Flameng, un maître de l’éclectisme », publié le 13 mars 2016 par Alexandre Page, sur le site lespetitsmaitres.com (consulté le 20 décembre 2017)..

François Flameng écrit en 1883 au peintre Edmond Hédouin : François Flameng : Ensemble de documents…, sur le site millon-associes.com (consulté le 20 décembre 2017).. L’œuvre cité par l'artiste est Le Massacre de Machecoul qui illustre la guerre de VendéeMusée d'art et d'histoire de Cholet : Le Massacre de Machecoul, sur le site de l'Internaute (consulté le 27 décembre 2017).Études sur « La guerre de Vendée », publié par Alain Galoin, sur le site de l'Histoire par l'image (consulté le 27 décembre 2017)..

Léopold Flameng meurt en 1911 à la propriétéMort du graveur Flameng, Le Petit Parisien, 6 septembre 1911, p. 2 : ; il est inhumé au cimetière de SepteuilCimetière de Septeuil, publié le 9 février 2012 par Philippe Landru, sur le site landrucimetieres.fr (consulté le 20 décembre 2017).. L'année suivante, François Flameng est élu maire de Courgent jusqu'en 1917.

Dans une lettre du , adressée depuis La Tournelle à son ami le peintre Édouard Rosset-Granger, il fait allusion aux aménagements qu'il apporte au château : Lettre du 19 juillet 1912 (Quatre demi-feuillets manuscrits) adressée à Édouard Rosset-Granger en voyage à Venise, dans Sélection de courriers adressés à Paul Édouard Rosset-Granger par des artistes ou des personnalités, sur le site Paul Edouard Rosset-Granger, 7 novembre 2016..

Le , l'épouse de François Flameng, Henriette Turquet, meurt des suites d'une maladie contractée à l'hôpital 19 de Mantes-la-Jolie (actuelle école Hélène-Boucher)École Hélène Boucher, sur le site pss-archi.eu (consulté le 20 décembre 2017). en tant qu'infirmière de la Croix Rouge Française durant la guerreMarguerite Henriette Augusta Flameng, sur le site memorialgenweb.org (consulté le 20 décembre 2017).Le Monde et la Ville, Deuil, Le Figaro], 22 janvier 1919, p. 3 : . Lui-même meurt le à Paris des suites de l'amputation d'une jambe liée à son diabète.

En 1926, la propriété est occupée par Albert Reynaud, née Charlotte Couriot, habitant à Paris, 46, rue de NaplesAnnuaire des châteaux et des départements : noms & adresses de l'aristocratie, 1926, p. 812..

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Liste des comtes d'Eu Comté d'Eu

Catégorie:Château dans les Yvelines Catégorie:Patrimoine du XVIIIe siècle Catégorie:Patrimoine du XIXe siècle