Les Ministères baptistes canadiens () sont une association chrétienne évangélique d'églises baptistes au Canada. Elle est membre de l'Alliance baptiste mondiale. Son siège est à Mississauga.

Histoire Les Ministères baptistes canadiens ont leurs origines dans une mission américaine établie à Sackville (Nouveau-Brunswick) en 1763. En 1874, la Canadian Baptist Foreign Missionary Society est fondée en OntarioGordon L. Heath, Dallas Friesen, Taylor Murray, Baptists in Canada: Their History and Polity, Wipf and Stock Publishers, USA, 2020, p. 42. En 1911, elle devient la Canadian Baptist Foreign Mission BoardJ. Gordon Melton, Martin Baumann, Religions of the World: A Comprehensive Encyclopedia of Beliefs and Practices, ABC-CLIO, USA, 2010, p. 496. Elle a été rebaptisée Canadian Baptist International Ministries.

En 1944, la Fédération baptiste du Canada a été fondée à Saint-Jean (Nouveau-Brunswick) avec la Convention baptiste de l'Ontario et du Québec, l'Union baptiste de l'Ouest canadien, et la Convention baptiste unie des Maritimes (maintenant Baptistes canadiens du Canada atlantique)William H. Brackney, Historical Dictionary of the Baptists, Scarecrow Press, USA, 2009, p. 121. En 1947, la Baptist Convention of Ontario and Quebec a autorisé l’ordination des femmes pasteures et Muriel Spurgeon Carder a été la première femme ordonnée Gordon L. Heath, Dallas Friesen, Taylor Murray, Baptists in Canada: Their History and Polity, Wipf and Stock Publishers, USA, 2020, p. 73. Dans la United Baptist Convention of the Atlantic Provinces, Josephine Moore a été la première en 1954. Dans la Baptist Union of Western Canada, Mae Benedict a été la première en 1959. La Fédération a accueilli l'Union d'Églises baptistes Françaises au Canada (maintenant Union d'Églises baptistes francophones du Canada) en 1970Harry A. Renfree, Heritage and Horizon: The Baptist Story in Canada, Wipf and Stock Publishers, USA, 2007, p. 275. La Fédération a été rebaptisée Fédération canadienne baptiste en 1982Gordon L. Heath, Dallas Friesen, Taylor Murray, Baptists in Canada: Their History and Polity, Wipf and Stock Publishers, USA, 2020, p. 61.

En 1995, la Fédération baptiste canadienne a fusionné avec les Canadian Baptist International Ministries pour former les Ministères baptistes canadiensRobert E. Johnson, A Global Introduction to Baptist Churches, Cambridge University Press, UK, 2010, p. 338 W. Glenn Jonas Jr., The Baptist River: Essays on Many Tributaries of a Diverse Tradition. Mercer University Press, 2008, p. 211.

Statistiques Selon un recensement de l’association, en 2023 elle disait avoir 971 églises et Baptist World Alliance, Members, baptistworld.org, USA, consulté le 5 mai 2023.

Écoles 280px|thumb|right| Stultz Hall, Université Crandall à Moncton. Les unions régionales de la convention ont participé à la fondation de diverses universités qui sont devenues publiques. Il y a eu la fondation de l’Université Acadia par les Canadian Baptists of Atlantic Canada en 1838 George A. Rawlyk, Canadian Baptists and Christian Higher Education, McGill-Queen's Press - MQUP, Canada, 1988, p. 6, la fondation de l’Université McMaster par la Baptist Convention of Ontario and Quebec en 1881 Aaron W. Hughes, From Seminary to University: An Institutional History of the Study of Religion in Canada, University of Toronto Press, Canada, 2020, p. 33 et de l’Université de Brandon par les Canadian Baptists of Western Canada en 1890 William H. Brackney, Congregation and Campus: Baptists in Higher Education, Mercer University Press, USA, 2008, p. 137.

L’organisation compte plusieurs instituts de théologie affiliés et une université partenaire, l’Université CrandallGordon L. Heath, Dallas Friesen, Taylor Murray, Baptists in Canada: Their History and Polity, Wipf and Stock Publishers, USA, 2020, p. 78Randall Herbert Balmer, Encyclopedia of Evangelicalism: Revised and expanded edition, Baylor University Press, USA, 2004, p. 42 .

Gouvernance Elle est composée de 4 unions régionales d'églises soit la Canadian Baptists of Ontario and Quebec, Canadian Baptists of Western Canada, Convention of Atlantic Baptist Churches et l'Union d'Églises baptistes francophones du Canada.

Programmes sociaux La fédération soutient des projets humanitaires chrétiens au Canada et à l'étrangerCBM, HOW WE WORK, cbmin.org, Canada, consulté le 5 mai 2023.

Controverses En 1919, lorsqu'un éditorial anonyme du Canadian Baptist contesta la doctrine de l'inerrance biblique, le pasteur Thomas Todhunter Shields présenta une résolution de condamnation ferme lors du congrès annuel Taylor Murray, Paul R. Wilson, Canadian Baptist Fundamentalism, 1878-1978, Wipf and Stock Publishers, USA, 2022, p. 28. Sa motion fut adoptée. En 1920, Shields fut élu au conseil des gouverneurs de l'Université McMaster. En 1925, Shields intenta une action contre l'Université McMaster de Toronto pour avoir hébergé le professeur de théologie libérale Laurance Henry Marshall (d'origine anglaise), un « évangélique libéral » autoproclamé, nommé professeur de théologie pratique à l'Université McMaster. Français Au printemps 1926, Shields fonda le Séminaire baptiste de Toronto et fut censuré par la convention baptiste de l'Ontario et du Québec en 1926, puis expulsé en 1927. Il emmena avec lui 70 églises (représentant environ un septième de la convention) et un collège, et forma l'Union des Églises baptistes régulières de l'Ontario et du Québec en 1928. L'Union fusionna avec la Fellowship of Independent Baptist Churches pour former la Fellowship of Evangelical Baptist Churches in Canada en 1953George A. Rawlyk, Aspects of the Canadian Evangelical Experience, McGill-Queen's Press – MQUP, Canada, 1997, p. 222.

Voir aussi Alliance évangélique mondiale Bible Nouvelle naissance Service Dieu (christianisme) Église de professants

Notes et références

Liens externes

Catégorie:Baptisme en Amérique du Nord Catégorie:Christianisme baptiste au Canada