vignette|L'amas de la Chevelure de Bérénice comprend de nombreuses galaxies ultra-diffuses, mises en évidence dans les cercles. Une galaxie ultra-diffuse (UDG, pour l'anglais ultra diffuse galaxy) est une galaxie dont la densité est extrêmement basse. Une telle galaxie ayant une taille similaire à la Voie lactée compterait en moyenne cent fois moins d'étoiles visibles, ayant une très faible luminosité, comparable à celle des galaxies naines.

Elles ont été nommées ainsi par l'astronome Pieter van Dokkum, de l'université Yale. Elles semblent relativement fréquentes, le télescope Subaru en ayant détecté un grand nombre dans l'amas de la Chevelure de Bérénice. On a d'abord supposé qu'elles devaient contenir des quantités importantes de matière noire (jusqu'à 98 %) pour que leur structure résiste aux forces de marées engendrées par les galaxies normales voisines, sans contenir beaucoup d'étoiles et de matière visible. Cependant une galaxie ultra-diffuse contenant très peu de matière noire, NGC 1052-DF2, a été découverte en 2018, remettant potentiellement en cause les modèles théoriques de matière noireDF2, la galaxie qui défie la théorie de la matière noire... et Mond !, Futura-Science. Une galaxie voisine découverte en 2019, NGC 1052-DF4, est également dépourvue de matière noire ou très pauvre, de même sans doute que FCC 224 et FCC 240, découvertes en 2025..

Définition La définition généralement retenue depuis l'étude de Pieter G. van Dokkum et al. de 2015 est que les galaxies ultra-diffuses (UDGs) ont un rayon effectif Reff supérieur à 1,5 kpc et une luminosité centrale de surface μg,0 plus faible que (= > à) 24 mag arcsec −2 . On pense qu'en raison de leur grande taille, mais de leur faible luminosité de surface, ces galaxies ont d'une manière ou d'une autre échouées à former suffisamment d'étoiles. Cette définition sélectionne certaines des galaxies les plus extrêmes en termes de taille et de brillance de surface, bien que d'autres critères de sélection aient été suggérés depuis. Certains astronomes ont même estimé que les galaxies ultra-diffuses ne sont en réalité qu'un sous-ensemble des galaxies à faible brillance de surface, comprenant des galaxies naines sphéroïdales et galaxies naines elliptiques des amas de galaxies : "these systems are considered by some as a new type of galaxy, yet we show that they are a subset of a well-established population of low-surface brightness galaxies found mostly in dense areas of the universe—clusters of galaxies" . Et le choix de la définition de ce qu’est une galaxie ultra-diffuse peut affecter drastiquement quels sous-ensembles d'une population de galaxies naines sont classés comme galaxies ultra-diffuses.

L'étude de Francine R. Marleau et al. de 2024 portant sur les amas globulaires de 74 galaxies ultra-diffuses en donne la définition suivante : les galaxies ultra-diffuses (UDGs), caractérisées par leur faible brillance de surface et leur grande taille physique, constituent une sous-classe de galaxies naines.

Exemples On peut citer comme exemples de galaxies ultra-diffuses, les galaxies MATLAS-42 et MATLAS-2019, ainsi que NGC 1052-DF9 dont la découverte a été annoncée en 2026.

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Galaxie à faible brillance de surface Brillance de surface FCC 224