est une commune française et une sous-préfecture du département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Creuse et divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le parc naturel régional de la Brenne, la commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de deux sites Natura 2000 et une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique. La « Grande Brenne » est une zone spéciale de conservation abritant une mosaïque d’habitats naturels et semi‑naturels d’intérêt communautaire d’importance régionale pour la faune et la flore. La « vallée de la Creuse et affluents » est une zone spéciale de conservation abritant des habitats rares à l'échelle régionale où les zones à relief accusé sont quasi-inexistantes et d'importantes populations de chauves-souris, dont la seule colonie de reproduction connue en région Centre de Rhinolophe euryale.

Le Blanc est une commune rurale qui compte en . Elle est dans l'unité urbaine du Blanc et fait partie de l'aire d'attraction du Blanc.

Le patrimoine architectural de la commune comprend huit immeubles protégés au titre des monuments historiques. Le Couvent des Augustins du Blanc, construit au cours des , puis remanié aux , est inscrit en 1932 (ancienne chapelle des Augustins, actuellement dépendance de l'Hôtel de Ville) puis en 1986 (diverses parties de l'Hôtel de Ville). L'église Saint-Cyran du Blanc, édifiée au , est inscrite en 1932. Le Crypte de Charasson, construit au , est classé en 1928. La chapelle des Piliers, construite au , est inscrite en 1928. L’église Saint-Génitour du Blanc, avec un choeur roman du et des chapelles ajoutées aux , est classée en 1930 (église Saint-Génitour). Le château-Naillac, dernier château parmi les deux qui gardaient la vallée de la Creuse au , comportant deux donjons jumeaux du reliés au , est inscrit en 1986 (façades, toitures, caves, vestiges). L'Hôtel de Châtillon de Villemorand, un hôtel particulier des , est inscrit en 2013 (façades, toitures, galeries, tours, jardins et murs). La Maison Hénault, logis à pignon du avec souterrain du , est inscrite en 1928 (façade et ancienne poterne).

Géographie Localisation La commune est située à l'extrême sud-ouest. du département de l'Indre.

Les communes limitrophes sont : Saint-Aigny (), Pouligny-Saint-Pierre (), Concremiers (), Mauvières (), Ruffec (), Douadic (), Bélâbre () et Rosnay ().

Les services préfectoraux sont situés à Châteauroux (), les autres sous-préfectures sont La Châtre () et Issoudun ().

Lieux-dits, hameaux et écarts Les hameaux et lieux-dits de la commune sont : les Ages, Varennes, Avant, la Brassardière, les Chézeaux, Muant, Madrolles, la Molière, Nervaux,Visais, Vilnet et Beauregard..

Géologie et relief

Hydrographie Le territoire communal est arrosé par la rivière la Creuse.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Centre et contreforts nord du Massif Central » et « Poitou-Charentes ».. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Paysages Elle est située dans la région naturelle du Blancois, au sein du parc naturel régional de la Brenne.

Milieux naturels et biodiversité

Urbanisme Typologie Au , Le Blanc est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Le BlancUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Blanc, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Zonages d'études La commune se situe dans l'unité urbaine du Blanc, dans l’aire urbaine du Blanc, dans la zone d’emploi du Blanc et dans le bassin de vie du Blanc.

Occupation des sols

Logement Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logements. de la commune :

Date du relevé 2013 2015 Nombre total de logements

Résidences principales 79,5 % 78,1 % Résidences secondaires 8,2 % 8,8 % Logements vacants 12,3 % 13,1 % Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 53,5 % 53,4 %

Planification de l'aménagement

Projets d'aménagement

Voies de communication et transports Voies de communication Le territoire communal est desservi par les routes départementales : 3, 10, 17, 27, 88, 119, 950, 951 et 975..

Transports Une gare de bifurcation desservait la commune, via les lignes ferroviaires de Port-de-Piles à Argenton-sur-Creuse, de Salbris au Blanc et de Saint-Benoît au Blanc. Sur cette dernière il y avait également la gare de Saint-Aigny - Le Blanc qui était située sur le territoire communal. La ligne du Blanc à Argenton-sur-Creuse via Saint-Benoît-du-Sault passait aussi par le territoire, cinq gares (Le Blanc-PO, Place du Marché, Place de la Palisse, Varennes et Beauregard-les-Ages) desservaient la commune. Les gares ferroviaires les plus proches sont celle de Montmorillon (), sur la ligne de Mignaloux - Nouaillé à Bersac et Argenton-sur-Creuse (), sur la ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon.

Le Blanc est desservie par les trois circuits du réseau MiniBub.. ; par les lignes N, O, P et R du Réseau de mobilité interurbaine. ; par la ligne 4.3 du réseau d'autocars TER Centre-Val de Loire. et par la ligne 103 du réseau Lignes en Vienne..

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre, à .

Énergie La commune possède un poste source. sur son territoire qui est situé au lieu-dit La Ferrande.

Risques naturels et technologiques La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible..

Qualité de l'environnement

Risques majeurs Le territoire de la commune duBlanc est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à trois risques technologiques, le transport de matières dangereuses et le risque industriel et la rupture d'un barrage.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Creuse. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1990, 1996, 1999, 2013, 2016 et 2018, partie 1 - chapitre Risque inondation..

Pour anticiper une remontée des risques de feux de forêt et de végétation vers le nord de la France en lien avec le dérèglement climatique, les services de l’État en région Centre-Val de Loire (DREAL, DRAAF, DDT) avec les SDIS ont réalisé en 2021 un atlas régional du risque de feux de forêt, permettant d’améliorer la connaissance sur les massifs les plus exposés. La commune, étant pour partie dans le massif de Brenne, est classée au niveau de risque 1, sur une échelle qui en comporte quatre (1 étant le niveau maximal)..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux du Blanc. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels, partie 1 - chapitre Mouvements de terrain..

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 92,5 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (84,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 2961 sont en aléa moyen ou fort, soit 98 %, à comparer aux 86 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1992, 1993, 1997, 2009, 2011, 2017 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1983 et 1999.

Risques technologiques La commune est exposée au risque industriel du fait de la présence sur son territoire d'une entreprise soumise à la directive européenne SEVESO, chapitre Risque industriel..

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..

La commune est en outre située en aval du Barrage d'Éguzon, de classe A et faisant l'objet d'un PPI, mis en eau en 1926, d’une hauteur de 58 mètres et retenant un volume de de mètres cubes. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage, chapitre Risque rupture de barrage..

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Obliacensis en 968, Oblinco en 1159, Oblanc en 1209, Oublanc au et Le Blanc à partir du ..

Les formes anciennes montrent qu'elle n'a aucun rapport avec la couleur, mais serait à mettre en relation avec un thème pré-celtique *obl-, de sens obscur, et suffixe pré-celtique -incum..

Ses habitants sont appelés les Blancois..

Histoire Préhistoire

Antiquité À la frontière du Berry, du Poitou et de la Touraine, Le Blanc doit son existence à la présence d'un gué permettant de traverser la Creuse, relativement large à cet endroit, et l'implantation d'un vicus en rive droite, sur un axe Bourges - La Rochelle assez fréquenté dans l'Antiquité.

Moyen Âge