est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Cher, le Fouzon et deux petits cours d'eau. La commune possède un site Natura 2000 . Le « plateau de Chabris / La Chapelle - Montmartin », protégé au titre de la directive Oiseaux, abrite une avifaune typique des milieux de plaine, avec des espèces emblématiques telles que l'Outarde canepetière, l'Oedicnème criard et le Hibou des marais.
Chabris est une commune rurale qui compte en . Elle est dans l'unité urbaine de Chabris et fait partie de l'aire d'attraction de Romorantin-Lanthenay.
Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques. L’église Saint-Christophe-et-Saint-Phalier, reconstruite au sur un édifice du et conservant une crypte et des bas-reliefs romans, est classée en 1910. Le Moulin de la Grange, un moulin fontevriste attesté au , est inscrit en 2019 (bâtiments, mécanismes et installations hydrauliques).
La piscine Tournesol, une piscine à coupole circulaire préfabriquée partiellement ouvrante, construite en 1975-1976 par le Cabinet B. Schoeller & Associés (architecte Bernard Schoeller), est labellisée architecture contemporaine remarquable en 2016.
Géographie Localisation La commune est située dans le nord, consulté le 3 septembre 2018. du département, à la limite avec le département de Loir-et-Cher, dans la région naturelle du Boischaut Nord.
Les communes limitrophes sont : Gièvres (), Menetou-sur-Nahon (), Sembleçay (), Val-Fouzon (), La Chapelle-Montmartin (), Selles-sur-Cher (), La Vernelle () et Dun-le-Poëlier ().
Les communes chefs-lieux et préfectorales sont : Valençay (), Issoudun (), Châteauroux (), La Châtre () et Le Blanc ().
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Hameaux et lieux-dits Les hameaux et lieux-dits de la commune sont : la Motte, les Poiriers, Villeret, le Marais, les Dupins, la Frèna, le Haut-Bois, le Haut-Labeur, les Petits Ajoncs, les Galliers, les Goujonneaux, les Souches, la Vacherie, la Petite Vacherie, Gâtine, Malpogne, le moulin, les Bizeaux et la Chaumendin, consulté le 17 septembre 2018.
Géologie et hydrographie La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible, consulté le 3 septembre 2018..
Le territoire communal est arrosé par les rivières Cher et Fouzon.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Gièvres à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Voies de communication et transports Le territoire communal est desservi par les routes départementales : 4, 25, 25A, 31, 35, 35B, 128 et 72, consulté le 3 septembre 2018..
La ligne de Salbris au Blanc passe par le territoire communal, une gare dessert la commune. L'autre gare ferroviaire la plus proche est la gare de Gièvres (), sur les lignes de Salbris au Blanc et de Vierzon à Saint-Pierre-des-Corps.
Chabris est desservie par la ligne B du Réseau de mobilité interurbaine, consulté le 2 septembre 2018..
L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre, à .
Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée 41 et par le sentier de grande randonnée de pays de Valençay.
Urbanisme Typologie Au , Chabris est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ChabrisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Romorantin-Lanthenay, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (91 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (51 %), zones agricoles hétérogènes (22,6 %), prairies (11,4 %), forêts (10 %), zones urbanisées (4,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Logement Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logements, consulté le 28 octobre 2018. de la commune :
Date du relevé 2013 2015 Nombre total de logements
Résidences principales 74,9 % 74,9 % Résidences secondaires 9,4 % 9,4 % Logements vacants 15,7 % 15,7 % Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 70,8 % 70,7 %
Risques majeurs Le territoire de la commune de Chabris est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Cher, le Fouzon et le Nahon. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999 et 2016, partie 1 - chapitre Risque inondation..
Pour anticiper une remontée des risques de feux de forêt et de végétation vers le nord de la France en lien avec le dérèglement climatique, les services de l’État en région Centre-Val de Loire (DREAL, DRAAF, DDT) avec les SDIS ont réalisé en 2021 un atlas régional du risque de feux de forêt, permettant d’améliorer la connaissance sur les massifs les plus exposés. La commune, étant pour partie dans le massif de Sologne Sud-Ouest, est classée au niveau de risque 1, sur une échelle qui en comporte quatre (1 étant le niveau maximal)..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Chabris. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels, partie 1 - chapitre Mouvements de terrain..
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 99 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (84,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 1680 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 86 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1992, 1993, 1995 et 1997 et par des mouvements de terrain en 1999.
Toponymie Le nom de la commune apparaît dès l’époque mérovingienne sous la forme vicum Carobrias, puis Vicaria Carbriacensis super fluvium qui dicitur Karus en 990, et Apud Carobrias en 1339.
Il s’agit d’un composé formé de l’hydronyme préceltique Karus (le Cher) et du gaulois briva (« pont »), soit « le pont sur le Cher ».. Un ancien pont sur le Cher, situé au niveau de l’actuel pont de Chambon, a été mis au jour en 1978 par l’équipe archéologique locale.
Ses habitants sont appelés les Chabriots..
Histoire Préhistoire et Antiquité La fréquentation du territoire de la commune à l’époque préhistorique est attestée par les découvertes d’éclats de silex du Néolithique en différents lieux de la commune..
À la fin du , saint Phalier se retire comme ermite à proximité de Chabris. Il y meurt vers 525..
Moyen Âge Au , Robert d'Arbrissel crée en dépendance de l’ordre de Fontevraud un couvent de sœurs à Glatigny, dépendant du prieuré d'Orsan.Archives départementales de l’Indre, Berry médiéval : à la découverte de l’Indre au Moyen Âge, catalogue d’exposition, Châteauroux, Archives départementales de l’Indre, 2009, ..
De la fin du Moyen Âge à la Révolution Les archevêques de Bourges possédaient une résidence à Chabris, qui fut fortifiée à la fin du , et appelée château de Bourges.. Pendant les guerres de Religion, l’église Saint-Phalier est pillée : statue en or du saint, châsse en or, et tout le trésor de l’église sont emportés par les troupes de Coligny en 1572. Le château de Bourges est également pris, pillé et incendié par les huguenots commandés par l’amiral. Abandonné, il disparaît peu à peu.