est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.
La commune est labellisée parmi Les Plus Beaux Villages de France.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Creuse, la Gargilesse, la Pierre Bure, le Champarnoux, le Terron et divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Gargilesse-Dampierre est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1886.
Le patrimoine architectural de la commune comprend quatre immeubles protégés au titre des monuments historiques. Le château, construit aux puis agrandi aux , est classé en 1942 (tour de l'ancien château) et inscrit en 1986 (façades et toitures du corps de logis, terrasse Sud, tour carrée à l'est, escalier intérieur). L'église Saint-Laurent-et-Notre-Dame, construite au , est classée en 1840. La Maison de George Sand, demeure de l’écrivaine, remaniée au , est classée en 192. L’église Saint-Pierre, nef du , choeur du voûté au , est inscrite en 1932.
Géographie Localisation La commune est située dans le sud, consulté le 3 septembre 2018. du département, dans la région naturelle du Boischaut Sud.
Les communes limitrophes sont : Ceaulmont (), Badecon-le-Pin (), Baraize (), Cuzion (), Pommiers (), Orsennes () et Saint-Plantaire ().
Les communes chefs-lieux et préfectorales sont : Argenton-sur-Creuse (), La Châtre (), Châteauroux (), Le Blanc () et Issoudun ().
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Hameaux et lieux-dits Les hameaux et lieux-dits de la commune sont : le Bois Rigaud, Malicorne, Bourny et la Roue » sur Géoportail, consulté le 17 septembre 2018..
Géologie et hydrographie La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible, consulté le 3 septembre 2018..
Le territoire communal est arrosé par les rivières Creuse et Gargilesse.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Éguzon-Chantôme à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication et transports Le territoire communal est desservi par les routes départementales : 38, 39, 40, 45 et 91, consulté le 3 septembre 2018..
Les gares ferroviaires les plus proches sont les gares d'Éguzon () et Argenton-sur-Creuse () 2 h 30 par la gare d'Austerlitz à Paris.
Gargilesse-Dampierre est desservie par la ligne K du Réseau de mobilité interurbaine, consulté le 2 septembre 2018..
L'aéroport le plus proche est celui de Châteauroux-Centre, à par l'autoroute 36
Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée 654 et par le sentier de grande randonnée de pays du Val de Creuse.
Gargilesse est sur l’un des principaux chemins de Compostelle ; pèlerins et pèlerines font halte à l'Hôtel des Artistes.
Urbanisme Typologie Au , Gargilesse-Dampierre est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (76,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (46,1 %), zones agricoles hétérogènes (24,3 %), forêts (21 %), terres arables (6,1 %), zones urbanisées (1,6 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Logement Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logements, consulté le 28 octobre 2018. de la commune :
Date du relevé 2013 2015 Nombre total de logements 308 316 Résidences principales 52,7 % 53,2 % Résidences secondaires 36,9 % 37,3 % Logements vacants 10,4 % 9,5 % Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 87,6 % 88,1 % Risques majeurs Le territoire de la commune de Gargilesse-Dampierre est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage, et à un risque particulier : le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Gargilesse et la Creuse. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1990, 1999 et 2008, partie 1 - chapitre Risque inondation..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Gargilesse-Dampierre. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 66,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (84,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 200 sont en aléa moyen ou fort, soit 68 %, à comparer aux 86 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2019 et par des mouvements de terrain en 1983 et 1999.
Risques technologiques La commune est en outre située en aval du Barrage d'Éguzon, de classe A et faisant l'objet d'un PPI, mis en eau en 1926, d’une hauteur de 58 mètres et retenant un volume de de mètres cubes. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage, chapitre Risque rupture de barrage..
Risque particulier Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Gargilesse-Dampierre est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif..
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme Parrochia de Dampeire en 1212BN.Ms latin, 12.820, Cartulaire de Déols.. Réunie à Gargilesse en 1823, elle ne prendra le nom de Gargilesse-Dampierre qu'en 1947. Le nom Gargilesse-Dampierre, résulte de la fusion en 1823, des communes voisines de Gargilesse et de Dampierre.
La mention de 1212 signifie « paroisse de Dampierre », Dampeire étant une forme occitanisée. En réalité, le type toponymique est généralement caractéristique des pays de langue d'oïl, il a pour homonyme .. Le premier élément est l'ancien français dam, dom, issu du latin populaire domnus au sens de « saint »Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.. (cf. dame issu de domna). Le second élément -pierre se réfère donc à saint Pierre, bien qu'il soit souvent tombé dans l'attraction du nom commun pierre.
Une hypothèse ancienne formulée par Laugardière propose que le nom Gargilesse serait formé à partir de Gargel-issa, signifiant « rivière aux bords plantés de houx ». Une autre interprétation, fondée sur une analyse linguistique plus ancienne, relie Gargilesse à une base garg- ou gargel-, dérivée d’un élargissement de la racine pré-indo-européenne gar- (variante de car-), signifiant « pierre » ou « rocher ». Ce type de formation est cohérent avec le relief escarpé du site de Gargilesse, situé sur un éperon rocheux dominant la confluence de la Creuse et de la Gargilesse.
Le nom de Gargilesse se réfère à la rivière du même nom qui par un processus fréquemment observé, est devenu également un toponyme.
Ses habitants sont appelés les Gargilessois..
Histoire Moyen Âge Au , les comtes de Gargilesse y édifient un château fort et guerroient sans relâche pour défendre leur fief. À la fin du , sous le règne de Robert le Pieux, Hugues de Gargilesse est un personnage considérable.
Au , Hugues de Naillac, devient seigneur de Gargilesse par son mariage. Il s'illustre en conduisant une croisade des gens du Berry jusqu'en Terre sainte et rapporte au château une statue de Vierge byzantine, cadeau d'un moine de Constantinople et dont la bienfaisante protection se serait avérée durant les combats. Hugues de Naillac construit pour elle la chapelle romane attenante au château, aujourd'hui église paroissiale du village. La porte communicante avec le château a été murée mais la chapelle a conservé de très beaux chapiteaux et sa crypte recèle de curieuses fresques.
Durant la guerre de Cent Ans, la famille de Naillac est divisée : certains de ses membres, favorables aux Anglais virent leurs biens confisqués par le roi de France. D'autres, fidèles au roi furent tués au combat et faute de successeurs directs, Gargilesse échut par testament à Jean de Prie de Buzançais en 1389, puis à la famille de ChâteauneufD'origine méconnue. Si cette famille venait de Châteauneuf-sur-Cher, comme on trouve parfois, du moins n'y avait-elle pas la seigneurie, dont les détenteurs sont bien connus..
Temps modernes