est une commune française située dans le département de l'Indre en région Centre-Val de Loire.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Creuse, le Brion, la Gastevine, le ruisseau de Saint-Victor, le ruisseau la Drouille et divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le parc naturel régional de la Brenne, la commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de deux sites Natura 2000 et neuf zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. La « Grande Brenne » est une zone spéciale de conservation abritant une mosaïque d’habitats naturels et semi‑naturels d’intérêt communautaire d’importance régionale pour la faune et la flore. La « vallée de la Creuse et affluents » est une zone spéciale de conservation abitant des habitats rares à l'échelle régionale où les zones à relief accusé sont quasi-inexistantes et d'importantes populations de chauves-souris, dont la seule colonie de reproduction connue en région Centre de Rhinolophe euryale.

Ciron est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1886. Elle fait partie de l'aire d'attraction du Blanc.

Le patrimoine architectural de la commune comprend cinq immeubles protégés au titre des monuments historiques. Le château de Romefort, construit entre 1180 et 1190, puis restauré entre 1872 et 1877 dans le style troubadour sous la direction J. J. N. Arveuf-Fransquin, élève de Charles-Auguste Questel, est inscrit en 1993, puis classé en 1994 (donjon du château et moulin). Le dolmen de Sénevaut et cromlech de Sénevaut, datant du Néolithique, est classé en 1889. La lanterne des morts, une colonne dressée sur une plate-forme carrée dont l'accès se fait d'un seul côté, édifiée au , est classée en 1862. Le Monument aux aéronautes Théodore Sivel, Joseph-Eustache et Crocé-Spinelli, morts lors de l'ascension de l'aérostat « le Zénith » qui s'écrase à Ciron en 1875, est inscrit en 2017 (monument avec grille). La Maison forte de la Boissière, une demeure fortifiée du remaniée au , est inscrite en 2004 (tour, bâtiment accolé, fossé et pont).

Géographie Localisation La commune est située dans le sud-ouest, consulté le 3 septembre 2018. du département, dans la région naturelle de la Brenne, au sein du parc naturel régional de la Brenne.

Les communes limitrophes sont : Oulches (), Ruffec (), Rosnay (), Chitray (), Migné (), Chalais () et Bélâbre ().

Les communes chefs-lieux et préfectorales sont : Le Blanc (), Châteauroux (), La Châtre () et Issoudun ().

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Hameaux et lieux-dits Les hameaux et lieux-dits de la commune sont : Châtre, la Boissière, la Surveillance, les Riaux, le Breuil Renaud, le Breuil Cornard, les Mognaises, la Font Bouillault, Romefort, la Ménagerie, la Barre, le Ris, Vaulniers, Azay, les Néraults, Pellebuzan, les Descends et la Ménigaudière, consulté le 17 septembre 2018..

Géologie et hydrographie La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible, consulté le 3 septembre 2018..

Le territoire communal est arrosé par la rivière Creuse.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rosnay à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication et transports Le territoire communal est desservi par les routes départementales : 3, 20, 24, 32, 44, 927 et 951, consulté le 3 septembre 2018..

La ligne de Port-de-Piles à Argenton-sur-Creuse passait par le territoire communal, deux gares (Ciron et Scoury) desservaient la commune. La gare ferroviaire la plus proche est la gare d'Argenton-sur-Creuse, à environ .

Ciron est desservie par les lignes N et O du réseau de mobilité interurbaine, consulté le 2 septembre 2018..

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre, à .

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée de pays de la Brenne et par la voie verte des Vallées.

Urbanisme Typologie Au , Ciron est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Blanc, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (69,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (32,1 %), zones agricoles hétérogènes (24,7 %), forêts (23,7 %), terres arables (12,7 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (4,4 %), zones urbanisées (1,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logements, consulté le 28 octobre 2018. de la commune :

Date du relevé 2013 2015 Nombre total de logements 368 380 Résidences principales 67,3 % 67,6 % Résidences secondaires 26,9 % 26,6 % Logements vacants 5,9 % 5,8 % Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 72 % 72 %

Risques majeurs Le territoire de la commune de Ciron est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Creuse et le Brion. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1990, 1999, 2016 et 2018, partie 1 - chapitre Risque inondation..

Pour anticiper une remontée des risques de feux de forêt et de végétation vers le nord de la France en lien avec le dérèglement climatique, les services de l’État en région Centre-Val de Loire (DREAL, DRAAF, DDT) avec les SDIS ont réalisé en 2021 un atlas régional du risque de feux de forêt, permettant d’améliorer la connaissance sur les massifs les plus exposés. La commune, étant pour partie dans les massifs de Luzeraize et de Brenne, est classée au niveau de risque 1, sur une échelle qui en comporte quatre (1 étant le niveau maximal)..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Ciron. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 99,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (84,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 385 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 86 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2018 et par des mouvements de terrain en 1999.

Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..

La commune est en outre située en aval du Barrage d'Éguzon, de classe A et faisant l'objet d'un PPI, mis en eau en 1926, d’une hauteur de 58 mètres et retenant un volume de de mètres cubes. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage, chapitre Risque rupture de barrage..

Toponymie Le nom est attesté sous la forme Saint-Georges-de-Cyron en 1531, Cyron en 1573, Sanctus Gregorius de Sirone en 1648..

A. Dauzat et Ch. Rostaing renvoient à Ciran sans qu’un lien clair soit établi. Faute de formes suffisamment anciennes, on ne peut écarter l’hypothèse d’un composé gaulois en Ciro- ou Ciso- suivi de -magus, élément toponymique signifiant « marché, place ».

Ses habitants sont appelés les Cironnais..

Histoire

Le , la commune vit s'écraser le premier ballon à avoir provoqué la mort de ses occupants par excès d'altitude, le Zénith. Sur les trois aéronautes (Théodore Sivel, Joseph Croce-Spinelli et Gaston Tissandier), seul Tissandier survécut.

Le , 28 maquisards F.F. I. ont été tués par l'occupant allemand au lieu-dit « Les Descends » ; un monument commémore ce massacre..

Politique et administration La commune dépend de l'arrondissement du Blanc, du canton du Blanc, de la première circonscription de l'Indre et de la communauté de communes Brenne - Val de Creuse.