Richard Junglaus, né à Fribourg sur Elbe, le et mort à Zavidovići en Bosnie-Herzégovine, le , était un SS-Gruppenführer et un Generalleutnant de la police. Il incarnait la plus haute fonction au sein de la Schutzstaffel (SS) pour la Belgique et le Nord de la France. En qualité d'Höhere SS- und Polizeiführer, il était placé directement sous les ordres d'Heinrich Himmler et ne dépendait donc pas du Militärverwaltungschef. Il fut également responsable de l'expansion et le dirigeant des mouvements belges de la SS : la 27e SS-Freiwilligen-Grenadier-Division Langemarck et la 28e SS-Freiwilligen-Grenadier-Division WallonieJean-Philippe Schreiber et Rudi van Doorslaer, Les curateurs du ghetto : L’Association des Juifs en Belgique sous l’occupation nazie, Bruxelles, éditions Labor, 2004, 590 p., . Dégradé, par Heinrich Himmler en personne en , il est affecté à une unité SS avec le grade de SS-Hauptsturmführer. Il meurt en opérations en .

Éléments biographiques Fils d'un commerçant dans le secteur du textile, il entreprend des études en commerce en vue de reprendre l'entreprise familialeRuth Bettina Birn: Die Höheren SS- und Polizeiführer. Himmlers Vertreter im Reich und in den besetzten Gebieten. Düsseldorf 1986, 333p.. En 1930, il intègre la SA et le NSDAPmatricule 305.661 et passe ensuite, en 1931 à la SSmatricule SS 7.368. À partir de 1934, il exerce différentes fonctions au sein de la SS. D' à , il commande la 12. SS-Standarte en Basse-Saxe et ensuite, jusqu'en , la SS-Abschnitts IVRichard Jungclaus auf http://www.dws-xip.p.

Dès et jusqu'en , il était le conseiller de la SS néerlandaise et dépendait de l'état-major du chef supérieur de la SS et de la Police aux Pays-Bas, Hanns Albin Rauter.

En , il attend l'ouverture du poste du représentant direct d'Himmler à Bruxelles pour la Belgique et le nord de la France. C'est chose faite le , Richard Jungclaus endosse la fonction d'Höhere SS- und Polizeiführer (HSSPF Belgien und Nordfrankreich), chef supérieur de la SS et de la police pour la Belgique et le nord de la France, il ne le restera que brièvement, jusqu'au . Après le débarquement allié, il ordonne la déportation de belges vers le Reich. Le tandis que les Alliés sont aux portes de Bruxelles, il change de posture et fait arrêter l'évacuation des prisonniers vers l'Allemagne et ordonne de les remettre aux mains de la Croix-Rouge. Selon , Richard Jungclaus a été personnellement dégradé par Heinrich Himmler le . Il intègre alors la 7e SS-Freiwilligen-Gebirgs-Division Prinz Eugen et meurt au combat, le .

Affaire dite du "Train fantôme"

Une des affaires les plus retentissantes fut celle dite du "Train fantôme" .L'odyssée du "train fantôme" qui ne dépassa pas Malines. Christian Laporte, Le Soir , 2 septembre 1994. En , alors que les Alliés approchaient de Bruxelles, les Allemands ordonnèrent le transfert de 1500 prisonniers de la prison de Saint-Gilles vers les camps de concentration. Ce transfert devait se faire à l'aide d'un convoi au départ de la gare du Midi. Cela déclencha une suite rocambolesque de sabotages et de ralentissements délibérés de la part de mécaniciens et cheminots résistants ; le convoi passa 2 jours à transiter entre différentes gares de la région bruxelloise sans jamais progresser. Ce temps gagné permit à des négociateurs, dont Joseph Berryer et l'avocat Frédéric Eickhoff, de plaider leur cause auprès de Richard Jungclaus, ce qui permit finalement de libérer les centaines de prisonniers, qui étaient jusqu'alors restés entassés dans les wagons à bestiaux du convoiZone interdite : Nord - Pas-de-Calais, mai 1940-mai 1945. Jean-Marie Fossier. Sociales, 1977Trains: revue ferroviaire belge, Volume 6, Issue 1 - Volume 8, Issue 16.

Le chirurgien allemand Werner Wachsmuth était intervenu dans le même sens auprès de Jungclaus. Craignant des représailles à l'encontre des 1200 patients allemands dont il avait la charge, il obtint que priorité d'évacuation leur soit donnée et, pour ce faire, que Jungclaus renonce à la déportation d'otagesKarl Philipp Behrendt: Die Kriegschirurgie von 1939–1945 aus der Sicht der Beratenden Chirurgen des deutschen Heeres im Zweiten Weltkrieg. Dissertation an der Albert-Ludwigs-Universität Freiburg 2003, S. 248 f. (PDF, 2,2 MB)..

Carrière militaire Grades militaires de Richard Jungclaus au sein de SS et de la policeDateGrade SS-Sturmbannführer SS-Obersturmbannführer SS-Standartenführer SS-Untersturmführer der Reserve (Waffen-SS) SS-Oberführer SS-Obersturmführer der Reserve (Waffen-SS) SS-Brigadeführer Generalmajor der Polizei SS-Gruppenführer und Generalleutnant Polizeifin 1944SS-Hauptsturmführer der Reserve (Waffen-SS)

Notes

Références

Catégorie:SS-Gruppenführer Catégorie:Höhere SS- und Polizeiführer Catégorie:Shoah en Belgique Catégorie:Criminel de guerre nazi Catégorie:Naissance en mars 1905 Catégorie:Naissance dans la province de Hanovre Catégorie:Décès en avril 1945 Catégorie:Décès en Bosnie-Herzégovine Catégorie:Décès à 40 ans