est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Claise, l'Yoson et divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le parc naturel régional de la Brenne, la commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de deux sites Natura 2000 et huit zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. La « Grande Brenne » est une zone spéciale de conservation abritant une mosaïque d’habitats naturels et semi‑naturels d’intérêt communautaire d’importance régionale pour la faune et la flore. La « Brenne », protégée au titre de la directive Oiseaux, abrite en période de reproduction des espèces caractéristiques de l'avifaune de plaine : Oedicnème criard, Perdrix grise, Caille des blés, passereaux, mais également les rapaces typiques de ce type de milieux (Busards cendré et Saint-Martin).
Mézières-en-Brenne est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1906.
Le patrimoine architectural de la commune comprend quatre immeubles protégés au titre des monuments historiques. La porte, construite au , est inscrite en 1972 (porte provenant de l'église de Mézières-en-Brenne), arrêté modifié en 1997. L'église Sainte-Marie-Madeleine, édifiée au , est classée en 1862. Le château, dont les corps de bâtiments sont refaits vraisemblablement à partir de 1464 par Louis d'Angou, est inscrit en 1987. La Métairie de l'Ebeaupin, une métairie de 1807, est inscrite en 2014 (maison de maître, dépendances, pigeonnier, puits et clôtures).
Géographie Localisation La commune est située dans l'ouest, consulté le 3 septembre 2018. du département, dans la région naturelle de la Brenne, au sein du parc naturel régional de la Brenne. C'est la localité la plus importante de la Brenne.
Les communes limitrophes sont : Saint-Michel-en-Brenne (), Paulnay (), Saulnay (), Villiers (), Sainte-Gemme (), Vendœuvres () et Migné ().
Les communes chefs-lieux et préfectorales sont : Le Blanc (), Châteauroux (), Issoudun () et La Châtre ().
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Hameaux et lieux-dits Les hameaux et lieux-dits de la commune sont : Marlanges, Subtray, la Galetterie, Territeau et Prieuré-sur-Claise, consulté le 17 septembre 2018..
Géologie et relief La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible, consulté le 3 septembre 2018..
Hydrographie Le territoire communal est arrosé par les rivières Claise et Yoson. Le confluent de ces deux cours d'eau est sur le territoire de la commune. L'étang de Bellebouche accueille une base nautique et est un site d'observation de la nature.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Murs à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication et transports Voies routières Le territoire communal est desservi par les routes départementales : 6, 14B, 15, 21, 121, 925 et 926, consulté le 3 septembre 2018..
Transports La ligne de Salbris au Blanc passait par le territoire communal, deux gares (Mézières-en-Brenne et Subtray) desservaient la commune. La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Châteauroux, à .
Mézières-en-Brenne est desservie par les lignes Q et R du Réseau de mobilité interurbaine, consulté le 2 septembre 2018..
L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre, à .
Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée de pays de la Brenne.
Urbanisme Typologie Au , Mézières-en-Brenne est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (58,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (35,8 %), forêts (24,2 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (21,7 %), terres arables (9,8 %), zones agricoles hétérogènes (6,5 %), zones urbanisées (1,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,4 %), zones humides intérieures (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Logement Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logementsSite de l'Insee : Mézières-en-Brenne, consulté le 6 septembre 2016. de la commune :
Date du relevé 2013 Nombre total de logements 772 Résidences principales 63,1 % Résidences secondaires 28,8 % Logements vacants 8,1 % Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 75,6 %
Risques majeurs Le territoire de la commune de Mézières-en-Brenne est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels Pour anticiper une remontée des risques de feux de forêt et de végétation vers le nord de la France en lien avec le dérèglement climatique, les services de l’État en région Centre-Val de Loire (DREAL, DRAAF, DDT) avec les SDIS ont réalisé en 2021 un atlas régional du risque de feux de forêt, permettant d’améliorer la connaissance sur les massifs les plus exposés. La commune, étant pour partie dans le massif de Brenne, est classée au niveau de risque 1, sur une échelle qui en comporte quatre (1 étant le niveau maximal)..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Mézières-en-Brenne. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels, partie 1 - chapitre Mouvements de terrain..
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 97,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (84,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 754 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 86 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1992, 2016, 2018 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999.
Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Brennaeum au , Domina Lucia de Maceriis en 1096, Capellanus de Mazeriis au , De Maceriis en 1096, De Matheriis en 1229, Ville de Mazeres en 1339, Maizieres en 1475Archives Nationales - JJ 195, n° 1468, fol. 339., Mezieres en 1484Archives Nationales - JJ 211, n° 523, fol. 116 v°., Mezieres en 1489Archives Nationales - JJ 220, n° 382, fol. 228 v°., Mezieres lez Subtray (1766)Expilly, Dict. des Gaules..., to 4 (1766), p 732., Mezier en Brenne au (Carte de Cassini), Mézières en 1836 (Cadastre), Mézières en Brenne en 1959 (Cadastre).
Ses habitants sont appelés les Macériens..
Histoire La paroisse était située à l’origine au hameau de Subtray, jusqu’à la construction du château à Mézières. Le château a créé un pôle d’attraction, et le village s’est petit à petit presque entièrement déplacéArchives départementales de l’Indre, Berry médiéval : à la découverte de l’Indre au Moyen Âge, catalogue d’exposition, Châteauroux, Archives départementales de l’Indre, 2009, p. 54..
Jeanne de Brenne, née vers 1235, morte en 1298, dame de Mézières-en-Brenne, fille de Guillaume de Brenne et de Mathilde de Mirebeau, épousa vers 1261, Hervé IV de Vierzon, né vers 1240, décédé en 1270 à Tunis, Tunisie, fils de Guillaume II de Vierzon, né en 1215, mort en 1252, et de Blanche de Joigny ou de Charenton, née en 1216, morte en 1253 d'ou :
Jeanne Isabeau ou Jeanne Isabelle de Vierzon, née en 1263, décédée avant 1296, dame de Mézières, veuve Geoffroy Ier de Brenne, seigneur de Rochecorbon et de Mézières, fils de Robert II des Roches et de Lucie de Mézières, dame de Brenne et de Mézières-en-Brenne, épousera en secondes noces en 1277 ou vers 1278 Geoffroy ou Godefroy de Brabant, né vers 1260, décédé le , seigneur d'Aerschot, fils d'Henri III de Brabant, et d'Adélaïde de Bourgogne.